La Bible Segond 21

La Bible Segond 21 publiée à partir de 2007, se base sur les textes originaux hébreux, araméens et grecs en utilisant la langue française du XXIème siècle.
D'où le slogan qui l'accompagne : "L'original, avec les mots d'aujourd'hui".
Le code de version habituel est S21.

Ancien Testament

Nouveau Testament

Les Evangiles Les Epîtres de Paul Les autres Epîtres

Le Pentateuque Les livres historiques Les Hagiographes Les Prophètes

Copyright

Lueur remercie La Maison de la Bible et la Société Biblique de Genève pour la gracieuse autorisation de présenter la traduction Segond 21 en ligne.

Version : La Bible Segond 21 avec notes standard

Copyright du texte biblique Segond 21 © 2007 Société Biblique de Genève, www.universdelabible.net

Copyright des notes © 2007 Société Biblique de Genève

Quelques choix de présentation dans la Segond 21

Des guillemets ont été ajoutés pour faciliter la compréhension du texte. Ils ne figuraient pas dans les manuscrits originaux et, parfois, pourraient être placés ailleurs. De plus, seuls deux niveaux de guillemets ont été intégrés («‘ et ’») alors que dans certains cas il en aurait fallu trois ou quatre. Les guillemets de deuxième niveau (‘ et ’) ont été insérés là où cela a paru le plus utile pour la compréhension (parfois au troisième niveau).
Les guillemets fermants en début de paragraphe signalent que ce paragraphe poursuit un discours commencé plus haut.

Certains passages sont en italique:
  • il peut s’agir d’indications littéraires, de sortes de titres présents dans le texte hébreu ou grec (par exemple Psaume de David);
  • dans le Nouveau Testament, la plupart du temps, il s’agit de citations de l’Ancien Testament.
Deux sigles ont été insérés dans le texte biblique:
  • l’astérisque * signale que les mots qui suivent sont cités ailleurs ou citent un passage du même Testament;
  • les crochets [ ] encadrent un mot ou un passage qui est absent de certains manuscrits jugés importants.

Introductions aux livres

Genèse

Le Livre de la Genèse est le premier des cinq livres du Pentateuque, traditionnellement attribués à Moïse. Comme l’indique son nom, il présente les origines de l’univers et de l’humanité, ainsi que le choix par Dieu d’un homme auquel est promise une descendance (le futur peuple d’Israël) destinée à recevoir un territoire et à être une source de bénédiction pour les autres peuples. Son action se situe jusque vers 1800 av. J.-C.

Exode

Le Livre de l’Exode, deuxième des cinq livres attribués à Moïse, prend la suite de la Genèse: la lignée choisie par Dieu est devenue un peuple qui est opprimé en Egypte. Il en sort sous la conduite de Moïse pour se rendre dans le pays promis à ses ancêtres, au 15e ou 13e siècle av. J.-C., et reçoit révélation de la loi de Dieu ainsi que de ses consignes quant au culte à lui rendre.

Lévitique

Troisième des cinq livres attribués à Moïse, le Livre du Lévitique fait suite à l’Exode et se situe au même moment que lui, pendant le séjour d’un an du peuple au mont Sinaï. Il contient essentiellement des prescriptions relatives au culte et à la distinction entre le pur et l’impur, ainsi que des règles civiles et morales, avec un motif récurrent: la nécessité, pour les Israélites, de refléter la sainteté de leur Dieu.

Nombres

Quatrième des cinq écrits attribués à Moïse, le Livre des Nombres prend la suite du Lévitique et commence au mont Sinaï où le peuple d’Israël se trouve toujours, un an après la sortie d’Egypte. Il relate les 40 ans d’errance du peuple dans le désert et se termine avec la conquête de la Transjordanie aux abords de Canaan, le pays promis.

Deutéronome

Cinquième et dernier des livres attribués à Moïse, le Livre du Deutéronome retranscrit ses ultimes instructions au peuple d’Israël, alors aux abords du pays promis (vers 1400 ou 1250 av. J.-C. selon les datations), et rapporte sa mort. Les lois prescrites dans les livres précédents sont répétées et reformulées avec certaines adaptations dues aux nouvelles conditions de vie qui attendent les Israélites.

Josué

Le Livre de Josué prend la suite du Deutéronome et couvre une période d’au moins 25 ans, relatant la conquête (commencée vers 1400 ou 1250 av. J.-C. selon les datations) de Canaan, le pays promis, et sa répartition entre les douze tribus d’Israël. Sa rédaction est traditionnellement attribuée à Josué, le nouveau chef du peuple.

Juges

Le Livre des Juges – du nom des chefs du peuple d’Israël qui sont ses protagonistes – est attribué par la tradition juive à Samuel, mais sa rédaction est souvent située plus tardivement (à l’époque de David pour certains). Il relate l’histoire d’Israël entre la mort de Josué et la désignation du premier roi d’Israël, soit la période qui va d’environ 1380 ou 1220 av. J.-C. (selon les datations) à 1050 av. J.-C.

Ruth

Lu lors de la fête juive des semaines, le Livre de Ruth est attribué par la tradition juive à Samuel, mais on date plus généralement sa rédaction du règne de David (au tournant des 11e et 10e siècles av. J.-C.). Son action se situe durant la période des juges, vers la fin du 12e siècle av. J.-C., et relate l’intégration au peuple de Dieu d’une étrangère, qui deviendra même l’ancêtre d’un des plus grands rois d’Israël.

1 Samuel

Les deux livres de Samuel n’en faisaient qu’un à l’origine. Ils sont attribués par une tradition rabbinique à Samuel et aux prophètes Nathan et Gad, mais leur date de rédaction et leur(s) auteur(s) sont indéterminés. Le Premier livre de Samuel relate la fin de la période des juges avec la naissance (vers 1100 av. J.-C.) et le ministère de juge de Samuel, puis les débuts de la monarchie en Israël avec le règne de Saül (env. 1050-1010 av. J.-C.) et la désignation de son remplaçant, David.

2 Samuel

Prenant la suite de 1 Samuel, avec lequel il formait à l’origine un seul volume, le Deuxième livre de Samuel est tout entier consacré au règne de David. Il couvre ainsi la période située entre 1010 et 970 av. J.-C. et relate notamment les événements qui ont conduit, par la suite, à la construction du temple de Jérusalem.

1 Rois

Les deux livres des Rois n’en faisaient qu’un à l’origine. Probablement rédigés au 6e siècle av. J.-C. (pendant l’exil), ils prennent la suite chronologique de 2 Samuel. Débutant avec la fin du règne de David (vers 970 av. J.-C.), le Premier livre des Rois retrace le règne de Salomon puis celui des rois d’Israël et de Juda après le schisme (survenu en 931/930 av. J.-C.), et ce jusque vers 853 av. J.-C.

2 Rois

Suite logique de 1 Rois, avec lequel il formait à l’origine un seul volume, le Deuxième livre des Rois retrace l’histoire des rois d’Israël et de Juda depuis 853 av. J.-C. env. jusqu’à la chute du royaume d’Israël devant les Assyriens (722 av. J.-C.), puis celle des rois de Juda uniquement jusqu’à la prise de Jérusalem par les Babyloniens et la fin de ce royaume (587/586 av. J.-C.). Le dernier événement rapporté date de 562/561 av. J.-C.

1 Chroniques

Les deux livres des Chroniques n’en faisaient qu’un à l’origine. Attribués par la tradition à Esdras, ils ont probablement été rédigés au 5e ou 4e siècle av. J.-C., après l’exil. L’auteur récapitule l’histoire d’Israël, en partant d’Adam et allant jusqu’au retour de l’exil. Le Premier livre des Chroniques contient d’abord toute une série de généalogies, puis s’intéresse au règne de David sur l’ensemble d’Israël (env. 1003-970 av. J.-C.).

2 Chroniques

Prenant la suite de 1 Chroniques, avec lequel il formait à l’origine un seul volume, le Deuxième livre des Chroniques retrace le règne de Salomon sur Israël (dès 970 av. J.-C.), puis celui de ses successeurs sur Juda après le schisme (daté de 931/930 av. J.-C.) survenu au sein du royaume. Marqué par un intérêt prononcé pour le culte, le récit conclut non sur la destruction de Jérusalem et de son temple (587/586 av. J.-C.), mais sur l’édit de Cyrus autorisant leur reconstruction (538 av. J.-C.).

Esdras

Partiellement rédigé dans un style autobiographique, le Livre d’Esdras est attribué par la tradition au prêtre dont il porte le nom. S’insérant, d’un point de vue chronologique, après 2 Chroniques, il commence avec l’édit autorisant le retour des Juifs dans leur pays (538 av. J.-C.) et relate la reconstruction du temple de Jérusalem. L’arrivée d’Esdras et son action, qui concluent l’ouvrage, se situent vers 458 av. J.-C.

Néhémie

Rédigé dans un style autobiographique, le Livre de Néhémie porte le nom de son protagoniste et relate l’action entreprise par celui-ci en tant que gouverneur de Juda (entre 446/445 et 432/431 av. J.-C.), en particulier la reconstruction de la muraille de Jérusalem.

Esther

Lu lors de la fête juive des Pourim, le Livre d’Esther porte le nom de son personnage principal. On peut penser que le texte a été rédigé au 5e siècle av. J.-C., mais son auteur est inconnu. Se déroulant tout entière en dehors du territoire d’Israël, l’action a pour cadre la cour de l’empereur perse Xerxès et la communauté juive restée en exil, entre 483 et 473 av. J.-C.

Job

Correspondant par divers aspects à l’époque des patriarches (19e au 17e siècle av. J.-C.), l’histoire que relate le Livre de Job est située dès les premiers versets en dehors du cadre israélite. Une tradition juive en attribue la paternité à Moïse, mais le texte lui-même – qui évoque le problème posé par la souffrance du juste – ne fournit aucun indice probant permettant d’identifier son auteur, ni même l’époque de sa rédaction.

Psaumes

Appelés tehillim («louanges») en hébreu, les 150 Psaumes sont autant de cantiques ou prières de louange, de supplication ou d’imprécation. Apparemment composés entre les 15e et 6e siècles av. J.-C. dans des circonstances très diverses et attribués à des auteurs différents (Moïse, le roi David, Asaph, les descendants de Koré, Héman, Ethan et des anonymes), ils pouvaient être utilisés dans le culte familial ou au temple, parfois lors de fêtes religieuses.

Proverbes

Le Livre des Proverbes se compose de plusieurs collections explicitement attribuées à trois personnes au moins (le roi Salomon, Agur et Lemuel), ce qui implique une période de rédaction allant du 10e au 7e voire au 5e siècle av. J.-C. Il s’agit de dictons, avertissements et paroles de sagesse en rapport avec l’expérience humaine.

Ecclésiaste

Le Livre de l’Ecclésiaste est attribué par la tradition (sur la base de 1.1) au roi Salomon, ce qui situe sa rédaction entre 970 et 930 av. J.-C. Plusieurs le situent toutefois à l’époque perse. Lu lors de la fête juive des tentes (ou des cabanes, soukkot), il est parfois appelé Qohélet d’après l’hébreu. Son contenu est fait d’une réflexion sur le sens de la vie.

Cantique des cantiques

Traditionnellement attribué au roi Salomon (cf. 1.1, ce qui situe sa rédaction au tout début de son règne, vers 970 av. J.-C.), le Cantique des cantiques a la forme d’une sorte de pièce de théâtre consacrée à l’amour. Il a souvent été interprété de façon allégorique, d’où sa lecture lors de la fête juive de la Pâque (il s’agit alors de la relation d’amour entre Dieu et le peuple d’Israël, qui l’a amené à le faire sortir d’Egypte). L’identité des divers intervenants et la répartition des répliques n’étant pas précisées dans les textes originaux, elles ne peuvent avoir qu’une valeur hypothétique.

Esaïe

Se présentant comme la révélation accordée à un prophète du nom d’Esaïe, probablement de sang royal, le Livre d’Esaïe couvre les règnes de quatre souverains successifs sur Juda (d’env. 740 à 697 voire 686 av. J.-C.). Annonçant l’exil qui attend les Judéens en raison de leur immoralité, le texte est célèbre pour la conscience aiguë de la sainteté de Dieu dont il témoigne et pour ses prophéties sur la naissance d’un enfant (Emmanuel) et sur le serviteur de l’Eternel, mises en rapport avec Jésus-Christ dans le Nouveau Testament.

Jérémie

Se présentant comme un recueil de paroles prophétiques prononcées entre 627 av. J.-C. et 586 av. J.-C., le Livre de Jérémie fait alterner le style autobiographique (textes en «je») et la perspective extérieure (en «il»). Le texte a pour cadre un royaume de Juda qui assiste, plus de 100 ans après la disparition de l’Israël du nord, à la chute de l’Empire assyrien et se retrouve coincé entre deux autres puissances: l’Egypte et Babylone. Le prophète annonce la prise de Jérusalem par les Babyloniens et y assiste lui-même avant d’être forcé par ses compatriotes à rejoindre l’Egypte. L’ordre des textes n’est pas chronologique, et il semble y avoir eu un recueil plus court qui a servi de base à la traduction grecque.

Lamentations

Le Livre des Lamentations est attribué au prophète Jérémie par la tradition juive, et notamment par la version grecque des Septante. Composé de 5 lamentations ou élégies qui évoquent la chute de Jérusalem et la destruction de son temple par les Babyloniens en 587/586 av. J.-C., ainsi que la déportation d’une grande partie de la population du royaume du sud d’Israël, il est lu à l’occasion du jeûne commémorant la destruction du temple.

Ezéchiel

Partiellement rédigé dans un style autobiographique, le Livre d’Ezéchiel reflète un ministère prophétique exercé en exil, dès 593 av. J.-C. et jusqu’en 571 av. J.-C. Contemporain de Jérémie et issu d’une famille de prêtres, le prophète annonce la chute de Jérusalem (survenue en 587/586 av. J.-C.) mais ouvre aussi des perspectives plus heureuses, notamment celles d’un retour au pays et d’un nouveau temple.

Daniel

Partiellement rédigé dans un style autobiographique, le Livre de Daniel porte le nom de son personnage principal, un jeune membre de l’aristocratie judéenne déporté à Babylone. Il décrit son engagement sans faille envers le Dieu d’Israël, aussi bien à la cour babylonienne (dès 605 av. J.-C.) que sous l’autorité perse (dès 539 av. J.-C.). Il contient aussi des visions à portée prophétique.

Osée

Situé au 8e siècle av. J.-C. par son titre (1.1), le Livre d’Osée reflète le ministère prophétique d’un probable résident du royaume du nord, contemporain d’Esaïe et de Michée. Il fustige principalement l’idolâtrie et la corruption associées à la prospérité matérielle en Israël et présente la relation entre l’Eternel et son peuple sous les traits d’une relation conjugale réellement vécue ou seulement mimée (selon les interprétations) par le prophète.

Joël

Clairement situé dans le royaume de Juda, le Livre de Joël reflète un ministère prophétique dont l’époque est, en revanche, difficile à identifier avec certitude. Les hypothèses les plus probables le situent à la fin du 9e siècle (au début du règne de Joas) ou entre 515 et 500 av. J.-C., mais les datations proposées vont jusqu’au 5e siècle, voire plus tard.

Amos

Reflet d’un ministère qu’il faut probablement situer entre 765 et 750 av. J.-C., le Livre d’Amos est partiellement rédigé dans un style autobiographique. Son protagoniste se présente comme un berger ou éleveur du royaume de Juda. Dans un contexte de prospérité, il dénonce la dégradation morale et spirituelle ainsi que les injustices sociales de son époque, en particulier dans le royaume du nord.

Abdias

Le Livre d’Abdias contient une courte prophétie généralement datée de peu après 845 av. J.-C. ou, selon certains, peu après 586 av. J.-C. Son auteur, inconnu par ailleurs, annonce la chute des Edomites en raison de l’attitude hostile dont ils ont fait preuve envers les Judéens.

Jonas

De style narratif, le Livre de Jonas relate les aventures d’un prophète mentionné par ailleurs à la cour de Jéroboam II, ce qui le situe dans la première moitié du 8e siècle av. J.-C., dans le royaume du nord d’Israël. Il reçoit la mission de transmettre le message divin à des ennemis de son peuple.

Michée

Le Livre de Michée s’adresse explicitement aux deux royaumes issus du schisme d’Israël. Né en Juda, situé dans la deuxième moitié du 8e siècle av. J.-C. (ce qui fait de lui un contemporain d’Esaïe et d’Osée), le prophète dénonce la mauvaise situation morale, sociale et spirituelle de ses compatriotes et annonce la naissance d’un libérateur (5.1-3).

Nahum

Situé peu après la chute de No-Amon (ou Thèbes, en 663 av. J.-C.) et annonçant celle de Ninive (survenue en 612 av. J.-C.), le Livre de Nahum a pour cadre un royaume de Juda confronté à la menace de l’Empire assyrien, probablement sous le règne de Manassé.

Habakuk

Probablement situé peu avant 605 av. J.-C. dans un royaume de Juda qui vit ses dernières années – la chute de Jérusalem datant de 587/586 av. J.-C. – et bénéficie déjà du ministère du prophète Jérémie, le Livre d’Habakuk se présente sous la forme d’un dialogue entre Dieu et son prophète, perplexe face aux événements et face à l’arrivée annoncée des Babyloniens.

Sophonie

Situé dans le royaume de Juda sous le règne de Josias, le Livre de Sophonie est probablement antérieur de quelques années à la réforme initiée par ce roi en 622 av. J.-C. Son message invite les Judéens à se tourner vers leur Dieu afin de ne pas connaître le même sort que le royaume du nord d’Israël, envahi un siècle plus tôt.

Aggée

Contenant quatre oracles précisément datés d’août à décembre 520 av. J.-C., le Livre d’Aggée se situe après l’édit de Cyrus autorisant le retour des Juifs dans leur pays suite à la chute de Jérusalem et à leur exil en Babylonie (édit de 538 av. J.-C.), 16 ans après l’interruption de la reconstruction du temple de Jérusalem. A l’instar de son contemporain Zacharie, le prophète appelle le peuple et ses responsables à reprendre les travaux.

Zacharie

Commençant par un oracle de la même époque que ceux d’Aggée (octobre-novembre 520 av. J.-C.), le Livre de Zacharie invite comme lui les Juifs de retour d’exil à reprendre la reconstruction du temple de Jérusalem. D’autres oracles sont datés de février 519 et décembre 518 av. J.-C., mais les 5 derniers chapitres, non datés et relatifs à un avenir lointain, pourraient être plus tardifs.

Malachie

Le Livre de Malachie a pour cadre probable les années 470-430 av. J.-C., époque où la région d’Israël se trouvait sous domination perse. Les Juifs de retour d’exil avaient fini de reconstruire le temple (516/515 av. J.-C.) et le culte y avait repris, mais l’enthousiasme initial avait cédé la place au formalisme et au relâchement des mœurs. La prophétie se présente sous la forme de questions-réponses entre Dieu et son peuple.

Matthieu

L’Evangile de Matthieu est attribué à Matthieu ou Lévi, ancien collecteur d’impôts et l’un des douze disciples de Jésus, et est généralement daté des années 50 à 80 apr. J.-C. Il contient 5 cycles de discours et de nombreuses citations de l’Ancien Testament: l’auteur s’adresse aux Juifs avec l’intention évidente de montrer que Jésus était bien le libérateur annoncé. Avec Marc et Luc, Matthieu forme le groupe des Evangiles dits «synoptiques» car ils présentent la vie de Jésus dans une perspective similaire.

Marc

L’Evangile de Marc est le plus court des quatre que compte le Nouveau Testament. Généralement daté des années 63 à 68 apr. J.-C., il est unanimement attribué par la tradition à Jean surnommé Marc, un proche de l’apôtre Pierre (cf. Ac 12.12; 1P 5.13). Probablement destiné à des lecteurs d’origine non juive, il relate essentiellement les actes (guérisons, miracles, etc.) de Jésus. Avec Matthieu et Luc, il forme le groupe des Evangiles dits «synoptiques» car ils présentent la vie de Jésus dans une perspective similaire.

Luc

L’Evangile de Luc est attribué à un médecin non juif compagnon de voyage de l’apôtre Paul. Il se présente comme la première partie d’un ouvrage en deux volumes adressé aux Grecs et aux Romains cultivés (le 2e volume étant constitué par les Actes), et l’on situe traditionnellement sa rédaction dans les années 60 à 80 apr. J.-C. Il cherche à montrer que Jésus est venu pour être le Sauveur de tous les hommes, qu’ils soient juifs ou non, en relatant ses actes et ses paroles. Avec Matthieu et Marc, Luc forme le groupe des Evangiles dits «synoptiques» car ils présentent la vie de Jésus dans une perspective similaire.

Jean

Se présentant lui-même comme écrit par «le disciple que Jésus aimait» (21.20-25), l’Evangile de Jean est traditionnellement attribué à Jean fils de Zébédée, un disciple de Jésus, et sa rédaction située dans le dernier quart du 1er siècle apr. J.-C. Il complète les trois autres Evangiles que contient le Nouveau Testament en relatant des actes et discours de Christ différents, ou dans une autre perspective.

Actes des apôtres

Prenant manifestement la suite de l'Evangile de Luc, les Actes des apôtres relatent les événements consécutifs à la mort et à l’ascension de Jésus et donc les débuts de l’Eglise, avec un intérêt particulier pour deux apôtres: Pierre puis Paul. L'auteur décrit la propagation de l’Evangile jusqu’aux extrémités du monde connu de l’époque, conformément au schéma indiqué par Jésus en 1.8. Il conclut avec le séjour de Paul à Rome (en 60-62/63 apr. J.-C.).

Romains

L'Epître aux Romains se présente comme l’œuvre de l’apôtre Paul, un Juif qui ne faisait pas partie des disciples de Jésus-Christ durant son ministère terrestre. Sur la base d’indices internes, on situe généralement sa rédaction entre 56 et 58 apr. J.-C., à Corinthe. Elle expose ce qu’est la foi chrétienne, les raisons de la venue et de la mort de Jésus-Christ.

1 Corinthiens

D'après les Actes (18.1-22), l’Eglise de Corinthe a été fondée par l'apôtre Paul lors de son 2e voyage missionnaire. On date généralement de 4 ou 5 ans plus tard (55 apr. J.-C.) la rédaction de la Première épître aux Corinthiens, qui expose les réponses de l’apôtre à certains problèmes et désordres auxquels cette assemblée était confrontée.

2 Corinthiens

La rédaction de la Deuxième épître aux Corinthiens semble de quelques mois postérieure à celle de 1 Corinthiens (fin 55-début 56 apr. J.-C.) et à une visite plutôt pénible de l’apôtre Paul dans cette Eglise qu’il avait fondée mais où son autorité était remise en question. Certains estiment que ce texte rassemble en fait deux lettres ou a été écrit en deux temps (les chapitres 10–13 étant considérés à part des 9 premiers).

Galates

Se présentant comme l’œuvre de l’apôtre Paul, probablement écrite en 47/48 apr. J.-C. et adressée aux Eglises de Galatie du sud (région évangélisée par Paul lors de son 1er voyage missionnaire) ou – selon une autre interprétation – écrite en 49/50 apr. J.-C. et adressée aux Eglises de Galatie du nord (région qu’il aurait parcourue lors de son 2e voyage missionnaire), l’Epître aux Galates cherche à démontrer que les non-Juifs n’ont pas besoin de se soumettre à la loi de Moïse et aux rites juifs pour devenir chrétiens.

Ephésiens

Généralement considérée comme une lettre circulaire adressée aux diverses Eglises d’Asie Mineure, l’Epître aux Ephésiens se présente comme écrite par l’apôtre Paul alors qu’il était en prison (ce qui situe sa date de rédaction probable entre 60 et 62 apr. J.-C., à Rome). Elle expose notamment les bénédictions dont les croyants jouissent en Christ.

Philippiens

Fondée par Paul lors de son 2e voyage missionnaire, l’Eglise macédonienne de Philippes avait fait parvenir un don à l’apôtre alors qu’il se trouvait en prison, à Ephèse (55 apr. J.-C.?), à Césarée (58-59 apr. J.-C.) ou à Rome (60-62 apr. J.-C.) selon les hypothèses. Ecrite pour les remercier, l’Epître aux Philippiens est très personnelle et paradoxalement, au vu des circonstances, caractérisée par la joie.

Colossiens

Se présentant comme écrite par l’apôtre Paul alors qu’il était en prison (ce qui situe sa date de rédaction probable entre 60 et 62 apr. J.-C., à Rome), l’Epître aux Colossiens semble avoir été écrite pour répondre à des enseignements erronés; elle place un accent particulier sur la personne de Jésus-Christ et sur l’œuvre de salut qu’il a accomplie.

1 Thessaloniciens

Se présentant comme écrite par Paul, la Première épître aux Thessaloniciens est traditionnellement datée de 50/51 apr. J.-C., durant le séjour de l’apôtre à Corinthe. Elle vise à dissiper certains malentendus surgis dans la jeune Eglise (dont il était le fondateur) sur divers points de doctrine, notamment en rapport avec le retour de Christ.

2 Thessaloniciens

Apparemment écrite quelques mois après 1 Thessaloniciens, la Deuxième épître aux Thessaloniciens peut être datée de 51 apr. J.-C., durant le séjour de Paul à Corinthe. La situation ne semble pas s’être améliorée dans l’Eglise de Thessalonique, d’où la nécessité pour l’apôtre de repréciser certains points de doctrine et les comportements qui devraient en découler.

1 Timothée

Se présentant comme la lettre pleine de conseils d’un apôtre (Paul) à son fils spirituel (Timothée) alors responsable de l’Eglise d’Ephèse, la Première épître à Timothée est traditionnellement considérée comme ayant été écrite après les deux ans de détention de Paul à Rome dont parlent les Actes, entre 62 et 65 apr. J.-C., peut-être de Philippes en Macédoine.

2 Timothée

Considérée par plusieurs comme le testament de l’apôtre Paul à son fils spirituel et collaborateur Timothée, la Deuxième épître à Timothée apparaît comme le dernier de ses écrits. On situe généralement sa rédaction dans une prison de Rome, au cours d’une seconde détention qui devait déboucher sur l’exécution de l’apôtre (entre 66 et 68 apr. J.-C.).

Tite

Se présentant comme adressée par l’apôtre Paul à son collaborateur Tite, alors responsable de l’Eglise de Crète, l’Epître à Tite est traditionnellement considérée comme ayant été écrite en même temps que 1 Timothée, soit après les deux ans de détention de Paul à Rome dont parlent les Actes, entre 62 et 65 apr. J.-C., peut-être de Philippes en Macédoine.

Philémon

Adressée par l’apôtre Paul, alors prisonnier (ce qui situe sa date de rédaction probable entre 60 et 62 apr. J.-C., à Rome), à des membres de l’Eglise de Colosses, l’Epître à Philémon traite le cas d’un esclave fugitif devenu chrétien. Elle appelle son ancien maître, chrétien lui aussi, à lui faire grâce et à l’accueillir comme un frère.

Hébreux

Ecrit anonyme dont la rédaction est traditionnellement située avant la destruction de Jérusalem et de son temple (survenue en 70 apr. J.-C.), l’Epître aux Hébreux s’adressait probablement à des Juifs convertis au christianisme mais tentés de retourner au judaïsme. Point par point, l’auteur montre que Jésus-Christ et son œuvre sont supérieurs aux anges, à Moïse et à tout le système de sacrifices instauré par la loi de Moïse.

Jacques

L’Epître de Jacques est généralement attribuée à un demi-frère de Jésus, que les Actes présentent comme l’un des responsables de l’Eglise à Jérusalem et dont la mort est située en 62 apr. J.-C. Plusieurs évoquent une rédaction au début des années 40 apr. J.-C. Apparemment adressée à des Juifs convertis au christianisme, la lettre souligne qu’une foi véritable doit se traduire dans des actes.

1 Pierre

Se présentant comme écrite par l’apôtre Pierre, un des douze disciples de Jésus-Christ, la Première épître de Pierre s’adresse aux chrétiens d’Asie Mineure pour les conseiller et les encourager à tenir ferme au milieu de l’opposition. D’après la tradition, Pierre est mort martyr à Rome, en 64/65 ou 66/67 apr. J.-C.

2 Pierre

Se présentant comme une seconde lettre écrite par l’apôtre Pierre alors qu’il attend la mort (située en 64/65 ou 66/67 apr. J.-C.), la Deuxième épître de Pierre ne mentionne pas de destinataires précis. Elle met en garde contre les enseignements erronés et invite à s’appuyer sur la Parole de Dieu transmise par les apôtres.

1 Jean

Ecrit anonyme, la Première épître de Jean a été attribuée, et ce au 2e siècle déjà, à l’apôtre Jean, un des douze disciples de Jésus, retiré vers la fin de sa vie à Ephèse en Asie Mineure. On peut situer sa rédaction dans la dernière décennie du 1er siècle apr. J.-C., à un moment où apparaissaient des hérésies niant, en particulier, l’humanité de Jésus. L’apôtre mentionne un certain nombre de critères qui permettent de déterminer si l’on a bien la vraie foi.

2 Jean

Généralement considérée comme de la même plume que 1 Jean, la Deuxième épître de Jean est donc elle aussi attribuée à ce disciple de Jésus, probablement le dernier apôtre encore en vie à la fin du 1er siècle apr. J.-C. Cette brève missive invite les chrétiens à faire preuve de discernement dans l’accueil des prédicateurs itinérants.

3 Jean

A l’instar de 2 Jean, la Troisième épître de Jean est attribuée à celui qui était un des douze disciples de Jésus, le dernier apôtre encore en vie dans la dernière décade du 1er siècle apr. J.-C., et aborde en quelques versets la question de l’hospitalité. Une tradition a identifié son destinataire au «Gaïus de Derbe» dont parlent les Actes (20.4), probablement parce qu’il était originaire d’Asie Mineure où Jean se trouvait.

Jude

Se présentant comme écrite par Jude le frère de Jacques, l’Epître de Jude est de ce fait attribuée au demi-frère de Jésus porteur de ce nom dont parle Matthieu (13.55). Elle paraît avoir été rédigée après 2 Pierre, dans un contexte similaire de propagation d’enseignements erronés, ce qui permet de situer sa rédaction entre 64/66 et 80 apr. J.-C.

Apocalypse

L’Apocalypse se présente comme une révélation de Jésus-Christ à son serviteur Jean durant un séjour (forcé?) sur l’île de Patmos. On estime traditionnellement qu’elle a été rédigée par ce disciple et apôtre de Jésus pendant la persécution déclenchée contre les chrétiens par l’empereur Domitien, vers 95 apr. J.-C. Adressée à sept Eglises d’Asie Mineure, elle évoque la victoire de Jésus-Christ en dépit de l’opposition des hommes et du diable.