Délivrée de l'anorexie

Auteur :
Type : Témoignage
Thème : Santé & Psychologie
Source : Aimer & Servir   
Publié sur Lueur le
Partager
"D'où me viendra le secours? Le secours me vient de l'Éternel..." (Psaume 121/1 2).

Le diagnostic d'anorexie a été posé à mon propos lorsque j'avais 16 ans, mais en fait j'en souffrais depuis longtemps déjà. Je suis née aveugle, et, à l'heure actuelle, ma vision est encore déficiente. Pour cela je me sentais très inférieure ; je me disais : "Je n'ai aucune valeur": Parallèlement, j'avais d'autres problèmes.

A l'âge de 10 ans, je suis entrée à l'internat, où j'ai été vraiment maltraitée, physiquement et affectivement. J'ai alors décidé de cacher mes problèmes, et de ne jamais confier à quiconque ce que je pouvais ressentir, parce que j'estimais trop souffrir à l'intérieur de moi. Vers 13 ans, je suis tombée dans la dépression, sans que je comprenne de quoi il s'agissait. J'ai alors commencé à manger un peu moins, et, ce faisant, j'ai découvert que je me sentais mieux; cela me donnait l'impression de contrôler ce qui risquait de m'arriver; j'avais même le sentiment d'avoir accompli quelque chose. La dépression a beaucoup diminué à ce moment, et je suis ainsi entrée progressivement dans le schéma anorexique. J'ai mis une certaine distance entre mon entourage et moi ; j'étais en fait profondément malheureuse et toutes mes tentatives d'entrer en communication avec les autres se soldèrent par des échecs. J'ai alors acquis la conviction de devoir m'en sortir seule ; mais, à l'âge de 16 ans, ce processus est devenu incontrôlable ; c'était si grave que l'on m'a hospitalisée ; et j'ai failli mourir. A cette époque, je n'étais pas chrétienne, tout en croyant à l'existence de Dieu. Dans le service où l'on me soignait, se trouvait une infirmière chrétienne. C'était un service qui accueillait des cas graves ; onze personnes y sont mortes pendant mon séjour.

Un soir, je me suis sentie si déprimée, si désespérée, que j'ai crié à Dieu. J'ai dit : "Dieu, si tu veux que je meure, que ce soit cette nuit, et si tu ne le veux pas, alors il faut absolument que tu fasses quelque chose, car je n'ai plus de forces pour lutter". Je ne savais rien à propos de ma maladie, mais je me doutais que des problèmes se cachaient derrière cette anorexie. Au moment où j'ai crié à Dieu, mon corps était très froid, j'avais l'impression de sombrer ; mais après ma prière, j'ai été réchauffée, et j'ai eu une vision : j'ai su que j'allais être guérie et m'en sortir. Mais je n'ai pas saisi tout de suite que ce serait d'une manière progressive. J'espérais qu'en me réveillant le matin, je serais immédiatement guérie, mais ce ne fut pas le cas. Ce que j'ai reçu cette nuit là, c'était de l'espoir ; c'est ce dont les malades ont le besoin au plus haut point ; il leur faut une espérance, une raison de vivre.

Voilà donc le premier événement positif que j'ai vécu à l'hôpital. Je pris alors un peu de poids, très peu en fait, et j'ai pu quitter l'hôpital, mais seulement dans une chaise roulante. J'ai alors remonté lentement la pente, tout en étant encore gravement anorexique. Deux ans plus tard, j'ai participé à un camp chrétien ; dès mon arrivée, j'ai remarqué que les gens étaient différents. Je me suis demandé

"Qu'est ce que tous ces jeunes ont que je n'ai pas ? Pourquoi ont ils la paix intérieure, et peuvent ils faire face à la vie d'adulte ?"J'ai réalisé rapidement que la réponse, c'était Jésus. Mais je n'ai pas compris cela profondément d'emblée. J'ai, par la suite, entendu des messages qui m'ont éclairée ; en particulier celui ci

"Ta vie ressemble à une maison, et Jésus vient frapper à ta porte. Tu peux alors lui donner trois réponses soit lui dire cela ne m'intéresse pas, soit commencer à discuter avec lui par la fenêtre, soit encore ouvrir la porte et l'accueillir. Peu importe le désordre qui peut régner à l'intérieur, Il désire entrer avec toi, dans toutes les pièces". J'ai réalisé n'avoir jamais invité Jésus à entrer ; en fait j'étais prête à ce qu'il entre dans certaines pièces, mais je savais qu'au grenier, il y avait une pièce, très poussiéreuse, où je ne voulais pas qu'Il vienne, pour y découvrir de la souffrance, des blessures. Mais j'ai compris qu'Il voulait vraiment me prendre par la main, et pénétrer partout ; j'ai alors fait le choix de l'inviter dans ma vie, et je suis ainsi entrée dans une relation personnelle avec Jésus Christ. A ce moment là, beaucoup de causes sous jacentes à mon anorexie ont disparu.

J'étais à la recherche d'un amour inconditionnel, et je l'ai trouvé en Dieu. J'avais toujours cherché mon identité, et j'ai trouvé en Lui une raison de vivre, un sens à ma vie. Il a fallu bien sûr travailler divers domaines de ma vie, mais j'avais maintenant une base solide pour le faire. Sans Dieu, je n'avais aucun espoir, je pense que je ne serais plus en vie aujourd'hui.

Commentaires (0)

Ajouter un commentaire

Merci de ne mettre que des commentaires cordiaux et constructifs. Tout commentaire abusif sera supprimé et le compte bloqué.
Pour ajouter un commentaire, connectez-vous.
Reste 2000 caractères