Nous avons un avocat

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Type : Réflexion
Thème : Jésus-Christ
Source : Croire & Servir   
Publié sur Lueur le
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Personne n'aime être traduit devant un tribunal. C'est éprouvant, humiliant, déstabilisant. Lorsque cela arrive, le soutien d'un bon avocat est nécessaire et rassurant. Le rôle du défenseur est capital dans un procès. Mais il ne suffit pas toujours. Il peut arriver que l'avocat de la partie adverse soit encore plus convaincant.

On oublie trop souvent que les jugements ne sont pas seulement prononcés par des tribunaux. Il y a aussi le jugement de l'opinion, les condamnations, souvent sans pitié et sans avocat, que les gens portent les uns sur les autres.

Il y a surtout le jugement de Dieu. La Bible nous présente l'histoire de l'humanité et celle de la vie de chacun d'entre nous comme un procès dans lequel nous sommes tous impliqués. Le verdict final ne sera connu qu'au jugement dernier.

Cette perspective nous fait peur. Nous ne voulons pas que toutes nos actions et nos pensées soient mises à découvert. Il est pourtant bon et salutaire que la vérité soit connue, que les mensonges soient dévoilés, que l'on sorte des brumes qui entourent la réalité humaine.

Ce qui peut nous rassurer, c'est de savoir d'abord que Dieu est un juge juste et bienveillant. Pas d'erreur de jugement, pas de passe-droits, pas de tricherie avec lui. L'accusateur, ce n'est pas lui, mais bien au contraire le Diable (diable en effet veut dire accusateur, calomniateur).

Mais surtout, dans ce procès nous avons un avocat, le meilleur qui soit, Jésus-Christ. Après avoir quitté ses disciples pour monter auprès du Père, il s'est fait notre avocat, il intercède pour nous (Rm 8.34; He 7.25 1 Jn 2.1). Il est un défenseur incomparable. Tout d'abord parce qu'il a la pleine confiance de son Père, parce qu'il est parfaitement uni à lui de coeur et de pensée, qu'il n'y a entre eux aucun désaccord. Ensuite, parce qu'en prenant notre humanité, il s'est solidarisé avec nous; il a si bien partagé notre condition humaine, notre fragilité, nos tentations, qu'il nous connaît, nous comprend et peut donc nous défendre (He 4.15). C'est dès maintenant qu'il nous faut faire appel à lui pour qu'il soit notre avocat. Si nous le laissons de côté aujourd'hui, nous ne le trouverons pas non plus à nos côtés lors du grand jugement.

Commentaires (1)

par David BERNARD

Beaucoup de chrétiens ont lu en effet que Jésus sera notre avocat lors du jugement mais cela veut-il dire qu'on doit oublier les lois et commandements qu'il a prêché en se justifiant de notre baptême ? jésus disait toujours lorsqu'il pardonnait à un pêcheur : " vas et ne pêche plus". Il faut donc comprendre qu'il s'agit ici d'un commandement. Il sait me direz-vous que nous sommes faibles et que de nouveau nous chuterons, mais le juste c'est celui qui sait se faire violence et résister aux tentations de ce monde. Ainsi si même en succombant on reconnait humblement nos fautes avec la ferme assurance de rester fidèle à nos engagements envers le Christ ; le sens du mot "avocat" prendra toute son importance. C'est pourquoi il nous faut toujours rester dans l'humiliation pour que Dieu voyant notre coeur repentant puisse intercéder auprès de son père pour le rachat de notre "salut"

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