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Dossier : Introduction à la Bible

4. La Bible, Parole de Dieu

Texte
Auteur :
Type de texte : Dossiers
Thème : La Bible
Source : FEEBF, www.lueur.org

Quand nous disons que la Bible est la Parole de Dieu, notre interlocuteur peut nous demander d'expliquer ce que nous voulons dire par là.

Nous avons vu dans la première étude comment Dieu s'est révélé. L'auteur de l'épître aux Hébreux écrit. "Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par son Fils " (Héb. 1 :1 ).

Dieu a parlé, sa Parole est venue jusqu'aux hommes. Pour nous qui ne vivons pas à l'époque des prophètes d'Israël, ni à celle de Jésus, c'est dans un livre que cette Parole nous atteint. Ce livre, c'est la Bible.

Dieu nous parle par la Bible. La Bible n'est donc pas pour nous un simple livre humain, aussi important et admirable soit-il, le témoin de l'histoire et de la religion d'un peuple d'autrefois. C'est aussi et surtout un livre divin, revêtu de l'autorité même de Dieu.

Le but de cette étude est de montrer pourquoi nous affirmons que la Bible est la Parole de Dieu.

La Parole de Dieu dans l'Ancien Testament

" Dieu a parlé à nos pères, par les prophètes, à plusieurs reprises et de plusieurs manières ". La Bible dit clairement que Dieu n'a pas parlé en dictant un message à un scribe, de façon purement mécanique (de la même façon qu'il aurait dicté le Coran à Mahomet, selon l'Islam).

Dieu a parlé de différentes manières. Le premier chapitre de la Genèse déclare qu'Il a créé le monde par sa Parole. Dieu agit par sa Parole, Il ne se contente pas de dire. Lorsqu'Il fait sortir son peuple d'Egypte, Il parle ; lorsqu'Il délivre de la captivité à Babylone, Il parle, Il se révèle.

Mais Dieu se sert aussi d'un langage humain, de mots compris par les hommes pour se révéler. Tout au long de l'Ancien Testament, Dieu s'adresse au peuple d'Israël au moyen de messagers qui doivent transmettre la Parole qu'ils ont reçue de Lui : Ex. 4:12-16 ; Sam. 23:2-3 ; 2 Rois 21 :10 ; Jér. 1 :9 ; Amos 3:7-8, 7:14-17... Les prophètes parlent sous l'inspiration de Dieu. Il s'agit le plus souvent d'un message qui doit être retransmis oralement, pour des hommes qui vivent à un moment donné, dans une situation particulière.

Mais parfois, Dieu demande à son messager de mettre sa Parole par écrit. Ex. 17 :14, 24 :3-4 ; Esaïe 30 :8 ; Jér. 36:2-4, 28-32.

Nous avons là des exemples de textes écrits qui viennent aux hommes comme une Parole de Dieu. La foi d'Israël a rassemblé ces textes dans l'Ecriture Sainte, d'abord la Loi, puis les prophètes et les Ecrits.

La lecture du Nouveau Testament nous montre que Jésus reconnaissait l'autorité divine de l'Ecriture. Matthieu 4:1-10, 21 :13 ; Luc 20:17, 24:44-46. Il en était de même des apôtres : Rom. 3 :4, 3 :10 ; I Cor. 1 :17 ; I Pierre 1 :24, 2 :6, etc...

Les deux passages du Nouveau Testament qui parlent le plus clairement de l'inspiration de l'Ecriture (2 Tim. 3 :16 ; 2 Pierre 1 :19-21 ) se réfèrent sans aucune doute à l'Ancien Testament, puisque le Nouveau Testament était encore en cours de rédaction au moment où ces textes ont été écrits.

La Parole de Dieu dans le Nouveau Testament

" Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par son Fils " (Héb. 1 :1 ). Les premiers versets de l'Evangile de Jean nous parlent de la Parole de Dieu : cette Parole n'est ni un discours, ni un livre, mais bien Jésus, le Fils de Dieu : " La Parole a été faite chair et elle a habité parmi nous " (Jean 1 :14). La Parole de Dieu, c'est la manifestation de Dieu ; Dieu qui entre en relation avec les hommes ; Dieu qui se communique.

Dieu s'est révélé tout entier en la personne de Jésus. " Celui qui m'a vu a vu le Père " (Jean 14 :9). En Jésus, Dieu parle aux hommes d'une manière définitive. Il parle dans la prédication et l'enseignement de Jésus : Les paroles de Jésus étaient revêtues d'une autorité qui ne venait pas des hommes (Mat. 7 :28-29) ; Jésus ne parlait pas de son propre chef, mais communiquait aux hommes la Parole de Dieu (Jean 3 :34, 7 :15-17, 12 :49-50) ; ses disciples reconnaissaient qu'il a " les paroles de la vie éternelle " (Jean 6 :68). Il parle aussi dans les actes et les attitudes de Jésus : où la réponse de Jésus à ses critiques est celle-ci : si j'accueille les pécheurs c'est parce que Dieu le fait (Marc 1 :27 ; Luc 11 :20 ; Marc 2:3-12 ; Luc 15). Il parle enfin et surtout dans la mort et la résurrection de Jésus : (Luc 24 :27 ; Rom. 5 :8 ; 2 Cor. 5 :19 ; 1 Jean 4:9-10 ; Actes 13:32-33).

Jésus n'a pas écrit de livres ; mais il a envoyé ses apôtres annoncer la Bonne Nouvelle (Marc 16:15 ; Luc 24:46 ; Actes 10:42). Quand les apôtres annoncent l'Evangile, c'est la Parole de Dieu qu'ils proclament (Actes 4:29, 6:7, 13:48...).

C'est toujours par le témoignage des apôtres que cette Parole vient à nous aujourd'hui. Mais ce témoignage, nous ne pouvons le connaître que parce qu'il a été écrit dans le Nouveau Testament. Les apôtres avaient conscience d'être conduits par le Saint-Esprit lorsqu'ils exposaient le message du salut ( 1 Cor. 2 :6 ; 1 Thes. 2 :13 ; 1 Pierre 1 :12 ).

Nous pouvons donc croire que les apôtres ont été inspirés par le Saint-Esprit lorsqu'ils ont transmis le message de l'Evangile dans les livres du Nouveau Testament.

L'Inspiration de la Bible

Nous avons vu que la Bible ne prétend pas avoir été inspirée de façon mécanique, comme si les auteurs bibliques n'avaient été que des machines enregistreuses. En cela, elle se distingue du Coran, qui, aux yeux des Musulmans, perd son caractère de livre sacré lorsqu'il est traduit. Le caractère divin de la Bible ne réside pas dans le texte lui-même, sous sa forme originale, mais dans le message qu'il communique. Le texte peut donc être traduit, si cela aide à transmettre le message.

Il faut distinguer la révélation de l'inspiration.

La révélation, c'est l'activité de Dieu qui se fait connaître aux hommes, qui leur parle de bien des manières. L'inspiration, c'est ce qui permet à un homme de reconnaître et de transmettre le message révélé. 1 Cor. 2:12-13. Pour que celui qui fait part aux autres de la Parole reçue de Dieu puisse en rendre compte fidèlement, Dieu le conduit par son Esprit.

Dans Tim. 3 :16, il est question de l'inspiration divine de l'Ecriture. Pour montrer l'importance qu'il y a de connaître les " Saintes lettres " c'est-à-dire, nous l'avons vu, l'Ancien Testament, Paul déclare. " Toute l'Ecriture (ou toute Ecriture) est inspirée de Dieu " (littéralement soufflée par Dieu). Cela fonde son autorité et souligne sa valeur (v. 17).

Dans 1 Pierre 1:20, il est question des prophéties de l'Ecriture (ce qui signifie sans doute d'une façon générale l'Ancien Testament) et non de n'importe quelle prophétie. C'est donc en pensant à l'Ancien Testament que Pierre dit que " c'est poussé par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu " (v. 21 ).

Nous pouvons dire la même chose du Nouveau Testament. En effet, comment croire que Dieu, qui s'est révélé à Jésus, c'est-à-dire, à un moment donné de l'Histoire, n'a pas veillé à ce que cette révélation puisse être connue par les générations suivantes ? Et comment pourrait-elle être connue si les témoins des paroles et des actes de Jésus, 1es apôtres, n'en avaient rendu compte fidèlement ? Si leur témoignage est digne de confiance, c'est parce que Dieu l'a inspiré.

Théories de l'inspiration

Les Juifs d'autrefois, les premiers chrétiens et les Réformateurs n'ont pas mis en doute l'inspiration de la Bible. Elle était pour eux la Parole de Dieu. Augustin, par exemple, déclare : " Je suis certain que leurs auteurs n'ont fait aucune erreur et n'ont rien dit qui puisse nous égarer ". Au temps de la Réforme, la Confession de Foi de la Rochelle affirme : " Nous croyons que la Parole qui est contenue en ces livres est procédée de Dieu, duquel seul elle prend son autorité, et non des hommes. Et parce qu'elle est la règle de toute vérité, contenant tout ce qui est nécessaire pour le service de Dieu et pour notre salut, il n'est loisible aux hommes ni même aux anges d'y ajouter, diminuer ou changer ".

Plus tard, cependant, surtout à partir du XIXè siècle, on a commencé à mettre en doute l'inspiration divine de la Bible. La foi au progrès et à la raison humaine ne pouvait admettre que la parole décisive pour notre vie ait été écrite par des hommes ignorant tout des sciences modernes, il y a des milliers d'années.

Le libéralisme théologique, tout en saluant la valeur historique et religieuse de la Bible, estime que cette valeur n'est que relative. Les affirmations de la Bible doivent être soumises au jugement de la raison et de l'expérience humaine. Seul ce qui résiste à cet examen peut être reçu. Il y a des nuances dans le libéralisme. Sous sa forme extrême, il considère la Bible comme une des sources de connaissance de Dieu, parmi d'autres. D'une façon générale, l'accent est mis sur l'aspect humain de la Bible. C'est un livre comme les autres, qui doit être étudié avec les mêmes méthodes critiques. On acceptera difficilement les récits de miracles, par exemple. En fait, on risque de n'accepter que ce que l'on estime " raisonnable ", c'est-à-dire ce que l'on croit déjà. Le reste sera considéré comme des croyances anciennes, dépassées, sans valeur. On oublie alors qu'en tant que Parole de Dieu, la Bible juge toutes nos façons de penser et les remet en question. Le libéralisme a eu pour résultat de saper la confiance que beaucoup avaient dans la Bible. Il n'est donc pas étonnant qu'une réaction se soit faite sentir. Il y a eu d'abord la réaction fondamentaliste, affirmant la pleine inspiration de la Bible, son infaillibilité et son autorité, en tant que Parole de Dieu.

Malheureusement, dans certains cas cette réaction est allée trop loin et est tombée dans un littéralisme sans intelligence (particulièrement flagrant dans le cas de sectes comme les témoins de Jéhovah). La Bible est alors considérée comme un livre quasi magique, tombé du ciel à la manière du Coran. On le lit sans tenir compte de la forme littéraire des textes, sans s'interroger sur les circonstances historiques de leur rédaction, autrement dit sans prendre la peine de bien saisir l'intention de l'auteur. "La lettre tue mais l'Esprit fait vivre " a dit l'apôtre Paul (2 Cor. 3 :6). C'est ainsi que Jésus s'est opposé à une interprétation littéraliste du commandement relatif au Sabbat, en revenant à l'intention de Dieu, au pourquoi du commandement : Marc 2:27, 3:4.

Il y a eu ensuite une réaction " néo-orthodoxe " sous l'impulsion du théologien Karl Barth. Son souci était de réaffirmer l'autorité de la Parole de Dieu, mais sans escamoter le côté humain de la Bible. La Bible peut être étudiée comme tout autre livre, d'un point de vue littéraire et historique. Elle peut contenir des erreurs de détail d'ordre historique ou scientifique. Mais peu importe ; elle n'est pas un livre d'histoire ou de science. Dans tout ce qu'elle nous révèle de Dieu, elle est pleinement digne de confiance. On dira alors. Dieu nous parle dans la Bible (d'une manière unique). La Bible contient la Parole de Dieu. On hésitera à dire : La Bible est la Parole de Dieu.

Une citation d'un bibliste catholique résume assez bien cette position : " J'ai toujours maintenu que l'Ecriture tout entière est à la fois divine et humaine ; que chaque affirmation de ses auteurs est une affirmation de Dieu, donc libre d'erreurs, mais que l'inspiration ne nous oblige pas à découvrir des affirmations partout. Les affirmations de l'Ecriture ont une portée qui doit être mesurée selon la forme littéraire employée par l'auteur ".

D'autres théologiens sont moins modérés ; ils mettent en doute l'historicité de nombreux récits bibliques, y compris dans les Evangiles. Ils considèrent certains textes bibliques comme des mythes. Il faut donc démythifier la Bible. A cela on peut répondre par une autre citation. " Si le terme insinue que l'incarnation et la Rédemption ne sont pas les événements historiques du salut, mais les projections mythiques de la première communauté chrétienne, la foi de nos pères s'écroule irrémédiablement et le christianisme aura été la plus grande mystification de tous les siècles ".

La position évangélique

Puisque la Bible est le seul moyen que Dieu ait donné de connaître le message de salut qu'il a révélé à Israël et dans la personne de Jésus nous pouvons croire que Dieu a inspiré les auteurs bibliques pour qu'ils expriment " la pensée du Seigneur " (1 Cor. 2 :16) et non la leur. Nous affirmons donc l'inspiration divine de toute l'Ecriture, de l'Ancien comme du Nouveau Testament. Dieu a poussé les auteurs bibliques à écrire ; il a veillé à ce qu'ils traduisent d'une manière digne de foi tout ce qu'il a voulu nous dire par leur moyen.

Cela implique chez le chrétien une attitude de confiance envers la Bible et le message qu'elle nous transmet de la part de Dieu.

Mais cela implique aussi l'autorité de la Bible, Parole de Dieu aux hommes de tous les temps. Elle est " l'unique règle infaillible de foi et de vie ". L'Eglise de Jésus-Christ doit soumettre son message, son enseignement et toute sa vie à l'autorité de la Bible - qui est l'autorité de Dieu lui-même -. De même chaque chrétien doit se laisser conduire en toutes choses par la Parole de Dieu (cela ne veut pas dire que la Bible donnera une réponse précise à toutes les questions que nous nous posons, elle n'est pas un livre de morale ou de recettes de vie, cela veut dire qu'elle indique clairement le sens de notre vie et que rien ne peut se justifier si cela est contraire à ce que la Bible enseigne).

L'inspiration et les auteurs humains :

Nous l'avons déjà vu : les auteurs de la Bible n'ont pas été de simples instruments passifs entre les mains de Dieu. Leur personnalité s'est exprimée dans leurs livres. La Parole de Dieu est exprimée en langage humain. la culture, le style, la mentalité, la sensibilité de chaque auteur apparaît dans ce qu'il écrit. La Bible n'est pas un livre monolithique mais une bibliothèque infiniment variée, reflétant la variété des personnalités dont Dieu s'est servi pour communiquer son message.

Il faut aussi souligner que la plupart des livres de la Bible ont d'abord été écrits pour des destinataires bien précis : pour des hommes vivant à un moment donné de l'Histoire, dans des circonstances souvent très différentes des nôtres. Le miracle de la Parole de Dieu, c'est que le Saint-Esprit nous permette de recevoir ce message, comme s'il nous était personnellement adressé. Mais il est certain qu'un bonne connaissance des circonstances historiques de l'auteur et des destinataires, une bonne compréhension de l'intention de l'auteur (parfois exprimée en toutes lettres, comme dans Jean 20 :31 ) aide à mieux entendre la Parole. Pour cette raison, les sciences bibliques (linguistique, histoire, archéologie, critique littéraire - le mot critique signifiant " étude " et non démolition, etc...) sont d'un grand secours à qui veut étudier la Bible. Il faut souligner que ce travail scientifique permet souvent de confirmer la véracité de la Bible. L'archéologie démontre le caractère historique de récits que certains critiques mettaient en doute ; l'histoire montre que telle ou telle prophétie s'est bien accomplie, etc...

Remarquons aussi que l'inspiration divine n'a pas dispensé les auteurs bibliques d'un travail de recherches et de rédaction. Luc en donne l'exemple le plus net. Luc l:l-4, où il expose ce qu'a été son but et sa méthode de travail ; il n'a pas craint de s'appuyer sur ce que d'autres avaient écrit avant lui - en tout cas Marc. De la même façon, il est facile de voir que l'auteur (ou les auteurs) du livre des Rois ont consulté des sources (1 Rois 11 :41, 14:19). Il en va de même pour les Chroniques ( 1 Chr. 27 :24 ; 2 Chr. 16:11, 20:34, etc...).

Le témoignage du Saint-Esprit

Aucun argument, aucune connaissance littéraire ou scientifique ne suffit à convaincre un homme de l'inspiration et de l'autorité de la Bible. Cette conviction ne peut naître que de l'action du Saint-Esprit en nous.

On peut lire un passage de la Bible une fois, dix fois, en ayant toutes les connaissances nécessaires pour bien le comprendre, sans y discerner la Parole de Dieu. Et puis, un jour, tout s'illumine. Ce même texte nous parle avec une autorité nouvelle ; c'est Dieu qui nous parle par lui. Sans le témoignage intérieur du Saint-Esprit, la Bible reste lettre morte. Par l'action du Saint-Esprit, elle devient la Parole de Vie ; son autorité s'impose à nous (Jean 6 :68 ; 1 Thes. 2 :13 ; Héb. 4:12).

La déclaration du Congrès de Lausanne en 1974 résume bien ce que nous pouvons croire : " Nous affirmons... que cette Parole est puissante pour accomplir le dessein de salut de Dieu. Le message de la Bible s'adresse à l'humanité entière, car la révélation de Dieu en Christ ne saurait changer. Par elle, le Saint-Esprit continue à nous parler aujourd'hui ; dans chaque culture, il illumine l'intelligence du peuple de Dieu afin qu'il perçoive personnellement et de façon nouvelle la vérité divine et qu'il révèle ainsi à l'Eglise entière la sagesse infiniment variée de Dieu ".

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