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Si Dieu est bon, pourquoi la souffrance ?
2. D'où vient la souffrance ?

Auteur :
Type : Dossier
Thème : La souffrance
Source : FEEBF   
Publié sur Lueur le
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Sommaire :
  1. Si Dieu est bon, pourquoi la souffrance ?
  2. D'où vient la souffrance ?
  3. La souffrance a-t-elle un sens ?
  4. Le mot de la fin

1. La Bible enseigne que la souffrance est la conséquence directe de l'entrée de l'injustice dans le monde

La souffrance et le mal vont de pair. Lorsque Dieu a créé le monde, tout était parfait. L'homme était en harmonie avec Dieu. Il était heureux et libre d'explorer le monde dans lequel il avait été placé. C'est l'histoire d'Adam et Eve dans le jardin d'Eden. Lorsque Dieu fit l'homme, il lui donna son libre arbitre. Indépendamment de l'instinct et des réflexes qu'il partage avec les animaux, l'homme a la liberté d'obéir ou de désobéir à Dieu. Dès le début, l'homme et la femme se sont rebellés contre Dieu. Chaque individu est désormais marqué par l'égoïsme et l'orgueil.

"En effet c'est de l'intérieur, c'est du coeur des hommes que sortent les intentions mauvaises, inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, perversités, ruse, débauche, envie, injures, vanité, déraison. Tout ce mal sort de l'intérieur et rend l'homme impur. "

Marc 7. 21-23

2. La souffrance est parfois la conséquence du comportement de l'homme

De nombreuses souffrances s'expliquent par le fait que l'homme néglige les lois que Dieu lui a données. Rappelons quelques commandements :

"Honore ton père et ta mère... "
"Tu ne commettras pas de meurtre."

La vie humaine est sacrée.

"Tu ne commettras pas d'adultère. "

Le mariage est un engagement unique entre mari et femme, excluant toute relation intime extraconjugale.

"Tu ne commettras pas de vol (ou rapt)."
"Tu ne témoigneras pas faussement contre ton prochain."

Dire et vivre la vérité est vital dans les rapports avec autrui.

"Tu n'auras pas de risées sur la maison de ton prochain. Tu n'auras de visées ni sur la femme de ton prochain, ni sur son serviteur, sa servante, son boeuf ou son âne, ni sur rien qui appartient à ton prochain."

Exode 20.12-17

Souvent de l'envie naissent vols, meurtres, adultères et mensonges. Elle devient ainsi le mobile pour violer tous les commandements.

"Tu aimeras ton prochain comme toi-même. "

Matthieu 19.19

Dieu a donné ces lois pour le bien de l'homme.
Quand l'homme ne les respecte pas, il subit les conséquences de son choix. Inévitablement, il se crée des souffrances. Le message de la Bible est clair et net. Nous ne pouvons pas mettre nos injustices sur le compte de Dieu. Ce serait trop facile !

3. La souffrance est parfois la conséquence de l'abandon de Dieu par l'homme

On retrouve ce thème souvent dans les Saintes Ecritures. Dieu est juge de la terre, et il rendra à chacun selon ses oeuvres.
Une lecture attentive de la Bible nous convainc que son jugement consiste, le plus souvent, à abandonner l'homme aux conséquences de ses propres actes :

"Que ton mal te châtie ! Que ton apostasie te corrige ! Eprouve jusqu'au bout la douleur et l'amertume d'avoir abandonné le Seigneur ton Dieu..."

Jérémie 2.19

"C'est pourquoi Dieu les a livrés (abandonnés), par les convoitises de leurs coeurs...
C'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions avilissantes...
Et comme ils n'ont pas jugé bon de garder la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à leur intelligence sans jugement : ainsi font-ils ce qu'ils ne devraient pas."

Romains 1.24,26,28

S'il est vrai que l'homme souffre souvent de ses propres erreurs, il récolte aussi les maux semés par les autres. C'est ce que nous appelons "injustice". C'est pourquoi on ne peut jamais dire qu'une personne souffre seulement à cause de son péché.
Dieu permet l'affliction pour d'autres raisons...

4. La souffrance est aussi un avertissement de la part de Dieu

Les paroles de Jésus-Christ à ce sujet sont claires et nettes. Un jour on lui raconta comment le gouverneur de Juda avait mas sacré des Galiléens venus offrir des sacrifices au temple...

"Jésus leur répondit : "Pensez vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens pour avoir subi un tel sort ? Non, je vous le dis, mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
Et ces dix-huit personnes sur lesquelles est tombée la tour de Siloé, et qu'elle a tuées, pensez vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Non, je vous le dis, mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière."

Luc 13.2-5

Jésus déclare alors que ces catastrophes sont des avertissements de Dieu à une humanité qui lui tourne le dos. Ce sont des rappels divins destinés à nous mettre en face de la réalité de notre fragilité, et de notre besoin de Lui. Dieu ne peut pas laisser en paix un monde qui court à sa perte. L'un des grands maux de notre civilisation occidentale est cette abondance qui nous pousse à mépriser la vraie Source de tout. Notre société ressemble de plus en plus à celle du temps de Noé :

"Eux qui disaient à Dieu : "Détourne-toi de nous !"
Car, que pourrait leur faire le Puissant ? C'était pourtant lui qui avait rempli leurs maisons de bonheur..."

Job 22.17.18

5. La souffrance peut devenir bénéfique

Notre corps est fait de telle façon qu'il nous avertit du danger par la douleur. Lorsque nous touchons du fer chaud, ou que nous sommes atteints par une maladie, notre système nerveux nous envoie des signaux pour la protection du corps. Ils ne sont peut-être pas très agréables mais ils sont absolument nécessaires à la santé et à la vie.
De même, les maux de la vie servent à arrêter l'homme dans ses voies et à le faire réfléchir. La détresse physique de l'homme, aussi terrible qu'elle puisse être, l'amène souvent au salut éternel. Qui songerait à se faire soigner sans avoir expérimenté les peines de la maladie ?

"Certains habitaient dans les ténèbres et l'ombre mortelle prisonniers de la misère et des fers, car ils s'étaient révoltés contre les ordres de Dieu, ils avaient nargué le dessein du Très-Haut. Il dompta leur coeur par la souffrance, ils flanchèrent et nul ne les aidait. Ils crièrent vers le Seigneur dans leur détresse, et il les a sauvés de leurs angoisses... Qu'ils célèbrent le Seigneur pour sa fidélité et pour ses miracles en faveur des humains..."

Psaume 107.10-15

Nous sommes confrontés à un choix. Face à la souffrance, réagir avec foi, ou avec colère et amertume. L'adversité peut nous pousser à refuser Dieu, à le haïr. Lorsqu'un père corrige ses enfants, il le fait en général pour leur bien. Mais il arrive qu'un enfant, à cause d'un traitement qu'il estime injuste, se révolte contre ses parents et éprouve de la haine pour eux. Ce qui aurait pu servir à le corriger devient une occasion de rébellion et d'éloignement.
De même, beaucoup utilisent la souffrance comme une excuse , pour justifier leur indépendance vis-à-vis de Dieu. Ils ne se rendent pas compte qu'ils s'éloignent du seul Etre capable de guérir définitivement leurs maux.

"Voici donc : qui s'éloigne de toi périra...
Mon bonheur à moi, c'est d'être près de Dieu... "

Psaume 73.27,28

L'attitude positive consiste à accepter que Dieu est Dieu, et Lui laisser le gouvernement de l'univers, sans avoir tout compris. Je lui fais confiance concernant ces bébés qui meurent, ces "innocents" qui souffrent, sachant qu'I1 les aime bien plus que moi je ne les aime.

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