Les Déclarations de Chicago

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Type : Dossier
Thème : Confessions de foi
Source : La Revue Réformée   
Publié sur Lueur le
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Sommaire :
  1. Les Déclarations de Chicago
  2. Sur l’inerrance biblique - Déclaration de Chicago 1978
  3. Sur l’herméneutique biblique - Déclaration de Chicago 1982
  4. Sur l’application de l’enseignement biblique - Déclaration de Chicago 1986

Le Conseil international sur l’inerrance biblique a été fondé en 1977, conçu pour durer dix ans et atteindre dans ce délai un objectif précis. Celui-ci était d’oeuvrer, Dieu voulant, par des publications et l’enseignement académiques à la consolidation de la confiance chancelante du peuple chrétien dans l’entière véracité des Ecritures.

Puisqu’une telle perte de confiance estompe l’affirmation des absolus du christianisme authentique et émousse le zèle à les maintenir, la tâche paraissait urgente. Dix années d’efforts consacrés à inverser la tendance au scepticisme à l’égard de la Bible, cela ne paraissait ni trop long quant au travail à faire, ni trop lourd quant à la charge financière. Dans sa dixième année et de tous les points de vue, le Conseil considère tout ce qui a été accompli comme une raison de profonde reconnaissance envers Dieu.

Les trois conférences au sommet, organisées par le Conseil et réunissant des spécialistes de renom[1], ont été conçues comme une série logiquement ordonnée, chacune permettant de mettre à profit les compétences et d’unifier le témoignage.

– Le « sommet » de 1978 a débouché sur une reformulation, importante pour notre temps, de la conception chrétienne traditionnelle de l’Ecriture sainte: la révélation canonique donnée sous plusieurs formes de témoignages humains à la volonté, aux oeuvres et aux voies de Dieu[2].

– Le « sommet » de 1982 a suscité un très large consensus autour des principes herméneutiques et des critères de l’interprétation biblique[3].

– Le « sommet » de 1986 entendait montrer comment la Bible, correctement interprétée, est pertinente dans des domaines où règne la confusion, où fait rage la controverse, au sein de la culture occidentale aujourd’hui[4].

D’emblée, la nécessité des deuxième et troisième « sommets » a été manifeste, car croire la Bible inerrante ne sert pas à grand-chose si on ne sait pas comment l’interpréter. Quant à l’interprétation, elle implique aussi l’application aux réalités de la vie contemporaine.

Le troisième « sommet » s’est préoccupé de l’application des vérités éternelles aux situations concrètes de la fin du XXe siècle. Il n’a pas mis en relief la tâche pastorale et l’évangélisation, qui cherchent à assumer l’intériorisation et la mise en pratique de la vérité connue. Il a plutôt porté son attention sur ce que signifie vivre cette vérité dans le monde actuel. Le « sommet » ne s’est donc pas arrêté sur la discipline personnelle de la vie chrétienne parce que de très bons ouvrages existent déjà sur ce sujet et parce que la crise ne sévit pas tant sur ce point.

En revanche, il a porté son attention, en premier lieu, sur le fondement trinitaire, qui doit déterminer la vie entière de l’Eglise ainsi que son témoignage, et, en second lieu, sur un certain nombre de préoccupations en rapport avec la société que l’on pourrait regrouper sous la même rubrique de l’éthique sociale chrétienne.

Les thèmes choisis l’ont été en partie à cause de leur importance intrinsèque et en partie parce qu’il fallait dissiper le doute quant à la possibilité pour des chrétiens respectueux des Ecritures de se mettre d’accord sur la manière de les traiter.

Ainsi, comme le consensus du premier « sommet » a dissipé le doute quant à l’entente possible sur la nature des Ecritures et, celui du deuxième « sommet » le doute quant à l’entente possible sur les principes d’interprétation du texte inspiré entre défenseurs de l’inerrance, le troisième « sommet » a présenté un très large consensus sur la façon dont la Bible, à laquelle on accorde sa confiance, dirige la prière, les projets et l’action dans cette société à la dérive qu’est la société présente.

Nous remercions Dieu pour tous ces points d’accord qui revêtent à nos yeux une profonde signification pour notre temps.

James I. Packer


[1] Parmi les quelque 250 rédacteurs des trois textes, on note des docteurs de ferme tradition évangélique comme Henri Blocher, James M. Boice, E.dmund Clowney, Roger Nicole, James I. Packer.

[2] Déclaration parue dans la revue Ichthus, n° 80, décembre 1978.

[3] Déclaration parue dans la revue Ichthus, n° 113, mars 1983.

[4] Le texte original comportait l’adjectif « nord-américaine ». La première publication en français a paru dans Fac-Réflexion (organe d’information publié par la Faculté de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine), n° 9, juillet 1988. Nous la reproduisons après révision à partir du texte original. (Note de la Revue Réformée)

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