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Thème : Santé & Psychologie - Type de texte : Dossiers Recommander cette page
Désespérance et facteurs contributifspage 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6
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Comment naît l'espérance humaine ?

Dr. Georges Newinger

Quand un nourrisson a faim ou soif ou qu'il est mouillé, il se met à pleurer. Quand la mère s'en occupe, le console, répond à ses besoins (le nourrit, le change), bébé est satisfait, gazouille, fait des sourires puis se rendort jusqu'à son prochain besoin. Le fait que la mère réponde à ses besoins permet à l'enfant de se connecter à ses besoins, à ses sensations et émotions ainsi qu'à prendre confiance dans la vie. Si j'ai un besoin, il suffit de l'exprimer et j'obtiens satisfaction. C'est ainsi que l'enfant peut grandir en toute sécurité, prendre confiance dans ce qu'il ressent, l'exprimer et s'attendre à ce que l'on réponde à ses besoins. La vie répond à mes besoins et chaque fois que j'ai de nouveaux besoins, je peux donc m'attendre à obtenir également satisfaction. Et l'enfant peut même anticiper par un sourire l'expression de ses besoins.

"Tous ces animaux espèrent en Toi pour que Tu leur donnes la nourriture en son temps. Tu la leur donnes et ils la recueillent. Tu ouvres la main et ils se rassasient de biens" (Psaume 104 : 27). "Voyez ces oiseaux qui volent dans les airs ; ils ne sèment ni ne moissonnent ; ils n'amassent pas de provisions dans des greniers et votre Père céleste les nourrit. N'avez-vous pas plus de valeur qu'eux ?" (Matthieu 6 : 2).

La nature répond aux besoins des êtres vivants et l'instinct maternel pousse la mère à subvenir aux besoins des enfants. C'est la satisfaction de nos besoins lors de notre prime enfance qui a forgé notre espérance.

La désespérance est l'inverse de l'espérance, c'est l'absence d'espérance. La désespérance est un sentiment de mal-être désagréable, d'affliction profonde, d'abattement où la personne est recroquevillée sur elle-même, où elle ne peut plus s'ouvrir à autrui et surtout pas à l'avenir. La personne a l'impression que toutes les relations sont coupées, qu'elle est isolée, abandonnée, sans avenir et sans espoir de changement possible. Elle subit une certaine mort de l'âme. "Un bon moral permet de supporter la maladie, mais si le moral est abattu, qui le relèvera ?" (Proverbes 18 : 14). "Pour tous ceux qui vivent il y a de l'espérance et un chien vivant vaut mieux qu'un lion mort." (Ecclésiaste 9 : 4)

Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espérance, dit-on. Mais on peut aussi dire que tant qu'il y a de l'espérance, il y a de la vie. Le degré d'espérance d'une personne est un index du degré de sa volonté de vivre. Le manque d'espérance est un bon indice pour apprécier le risque de suicide.

Le désespoir correspond au stade ultime de désespérance, avec perte de toute espérance.

Source : Aimer & Servir (UEMP)Dr. Georges Newinger
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