Comment en sortir ? Comment casser le cercle vicieux de la violence subie, rendue, qui me fait mal, me rend malade, qui m'empêche de vivre et même de mourir Comment guérir ? Pardonner ! Mais qu'est-ce que le pardon ? Si l'on prend le dictionnaire, on y trouve la définition suivante :
- Pardon : rémission d'une faute d'une offense,
- Pardonner : renoncer à punir une faute, à se venger d'une offense ; avoir de l'indulgence pour excuser ; accepter sans dépit, sans jalousie.
- Pardonner à quelqu'un : cesser d'entretenir à son égard de la rancune ou de l'hostilité pour ses fautes.
Cette dernière définition comprend deux aspects : pardonner à l'autre, pardonner à soi-même. Le pardon, par ailleurs, comprend trois volets différents :
- le pardon demandé,
- le pardon reçu, accepté,
- le pardon accordé. Le pardon a donc de multiples facettes !
Le pardon qui me libère du mal subi est un pardon qui nécessite plusieurs étapes. Je citerai à ce sujet le travail du Jésuite et psychothérapeute français Carol Poulin, ainsi que du théologien et psychologue Jean Monbourquette. Carol Poulin, qui notamment, différencie le pardon psychologique du pardon judéo-chrétien, le pardon pouvant exister en dehors de toute notion culturelle chrétienne.
Le fondement du pardon psychologique
Une offense non pardonnée, c'est – C’est une blessure qui me fait mal et qui peut me rendre malade. Cette blessure non guérie contient des émotions refoulées, non exprimées, qui monopolisent de l'énergie, perpétuent et nourrissent une souffrance passée. C'est une amputation de mon énergie vitale disponible qui va handicaper la construction de ma vie future. Vu dans cette perspective, le pardon est une nécessité vitale pour être "bien dans ma peau" et vivre une vie pleine.