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L’Église, c’est génial !

Auteur :
Type : Réflexion
Thème : L'Eglise
Source : Construire Ensemble   
Publié sur Lueur le
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Entretien avec Georges Mary, par Daniel Lhermenault
Joie de se réunir, de louer et de servir son Dieu et son prochain… Voilà le portrait que Daniel Lhermenault dresse d'une Église vivante.

Q'est-ce qu'une Église vivante pour vous ?

Soyons clairs : une Église n'est pas forcément vivante parce qu'elle a beaucoup d'activités mais seulement quand elle est tournée vers Dieu et qu'elle traduit sa Vie. C'est de Dieu seul que vient la vie et c'est notre relation avec lui qui la fait jaillir. Les activités abondantes sont l'expression de notre désir de servir mais elles ne sont pas la vie !

Quelles sont ses caractéristiques ?

La première qui me vient à l'esprit est la joie ! Pour les uns, elle sera très extériorisée, pour d'autres elle sera plus discrète. Question de tempérament. Mais elle est toujours présente quand on participe avec enthousiasme à la vie d'un peuple cherchant à servir son Dieu.

Pour vous, une Église vivante est un moyen de découverte…

Oui et tout d'abord de Dieu. Le chrétien ou le non croyant désirent rencontrer Dieu et le rassemblement des chrétiens favorise cette rencontre. Par sa louange, l'Église démontre toute l'importance qu'elle attache à l'élévation de son Dieu. C'est dans ces temps d'adoration que le coeur de l'homme s'ouvre aux réalités spirituelles et que Dieu peut commencer à lui parler. À l'instar d'une famille, l'Église devrait être ce lieu de liberté où tous participent dans la prière, l'expression des charismes, les moments d'exhortation... L'homme est un tout et les émotions font partie intégrante de sa vie. C'est aussi à travers une prédication solide et vivante qu'on découvre Dieu car pour vivre il faut être nourri. Nos prédicateurs doivent s'attacher à étudier la Parole pour bien enseigner l'Église. Une prédication « creuse » ennuie tout le monde et ne donne pas envie d'inviter des amis.

C'est aussi la découverte du frère, n'est-ce pas ?

Nous aimons tous la fin du culte où nous pouvons rencontrer les autres et bavarder. C'est bien, mais ça ne suffit pas si nous ne parlons qu'avec ceux que nous connaissons ou avec qui nous avons des affinités. Aller au devant des nouvelles personnes, s'intéresser à elles, leur offrir de prier avec elles si Dieu nous y conduit : voilà qui manifeste la vie et ouvre de nouvelles relations. Autres facteurs de vie : l'accueil des personnes isolées, le repas qu'on peut leur offrir, l'entraide, le soutien mutuel, les multiples relations, les groupes de maison …

Et du pardon…

Parfois, l'atmosphère d'une Église est lourde, simplement parce que des problèmes ne sont pas réglés entre des personnes et particulièrement des responsables. S'aimer, ce n'est pas se sourire en pratiquant la langue de bois ! C'est être prêt à s'affronter non pour se justifier mais pour aboutir à la repentance et la réconciliation. C'est cela qui engendre la vie. Ne traînons pas les vieilles casseroles qui plombent la marche de l'Église ! Une Église vivante connaît aussi les larmes qui débouchent sur les rires. Une Église vivante, c'est une famille où nous nous acceptons tous malgré nos différences : les anciens, les jeunes, les calmes ou les plus extravertis, les cultures différentes, ceux qui ont fondé l'Église comme ceux qui viennent d'arriver. C'est un peuple qui se construit en permanence, un perpétuel chantier : c'est çà la vie ! C'est un défi constant, c'est génial.

Sans oublier la découverte du prochain ?

L'Église ne vit pas pour elle-même. On finit par sentir la naphtaline si on est si heureux d'être bénis ensemble qu'on oublie d'accomplir le plan de Dieu. Nous sommes ses témoins dans le monde ! Selon mon expérience, chaque fois que l'Église a implanté une nouvelle oeuvre, elle a été confrontée à une dimension nouvelle de foi et en est ressortie grandie et fortifiée. La vision missionnaire demande un sacrifice mais elle élève l'Église. Sa vie prend un relief nouveau. Telle une mère qui enfante, elle découvre une nouvelle jeunesse.

Voilà donc une approche trinitaire de l'Église ?

Oui, c'est Dieu le Père que nous élevons et adorons, le Fils qui fait de nous des frères et le Saint-Esprit qui nous envoie dans le monde.

Diriez-vous qu'il y a des Églises mortes ?

J'ai osé le dire par le passé mais je m'y refuse aujourd'hui car ce serait cataloguer, condamner et oublier qu'il y a toujours dans chaque Église « un lumignon qui fume » signe d'espoir, d'une renaissance toujours possible. On est parfois très heureusement surpris.

Que faire dans ces cas-là ?

Se tourner vers Dieu, rechercher sa présence, retrouver le premier amour. Il est la source de la vie et de la joie.

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