Héritiers de Dieu

2. Un prodigieux testament

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Type : Livre en ligne
Thème : Vie Chrétienne
Source : Carnets Croire & Servir   
Publié sur Lueur le
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Sommaire :
  1. Héritiers de Dieu
  2. Un prodigieux testament
  3. Les héritiers
  4. Tout ! Pleinement !
  5. Comment entrer en possession de l'héritage : La mort du testateur
  6. Comment entrer en possession de l'héritage : la majorité de l'héritier

Qu'est-ce que la Bible ?
Qu'est-ce que ce livre, puisque telle est la signification du mot Bible ?
Dès la première page de la plupart de nos éditions nous avons un commencement d'explication. En sous-titre en effet, nous pouvons lire : l'Ancien Testament et le Nouveau Testament.
— De quoi s'agit-il, peut alors se demander le profane ?
Le plus souvent on lui répondra que l'Ancien Testament contient des récits et des paroles écrits avant la venue de Jésus-Christ, tandis que le Nouveau Testament est composé de textes rédigés après cette venue. Réponse exacte assurément mais qui s'appuie sur deux qualificatifs : ancien et nouveau, plus que sur le nom qu'ils qualifient. Or, c'est le nom qui compte d'abord ; il est le coeur de l'explication, et le nom ici, c'est le mot testament. Ancien testament, Nouveau testament. Il s'agit donc d'un testament.
Eh bien oui ! la Bible est un testament ! et pas n'importe lequel. Elle se présente comme celui de l'être le plus glorieux, le plus riche, le plus généreux, le plus extraordinaire qui se puisse concevoir : Dieu. La Bible, c'est le testament de Dieu lui-même.

Qu'est-ce qu'un testament ?

Un testament est un document qui renferme les dernières dispositions prises par une personne dans la répartition de ses biens. Le testament définit et décrit l'héritage ; il désigne les héritiers et éventuellement il stipule à quelles conditions les héritiers ainsi nommés pourront entrer en jouissance de l'héritage.

Le testament de Dieu — la Bible — précise très exactement tout cela. C'est un long document, plus long qu'aucun de ceux que les notaires ont jamais eus. Il nécessite un examen détaillé auquel il vaut la peine de procéder personnellement pour savoir à quoi s'en tenir. Le testament le recommande d'ailleurs et cite en exemple des hommes et des femmes d'une petite ville de Grèce qui « examinaient chaque jour ces Ecrits pour savoir si ce qu'on leur disait était vrai » (Ac 17.11).

En outre un testament est un document définitif et unique. Il contient les dernières volontés de quelqu'un ; il n'y en a pas d'autres après. Ce sont les dernières. C'est pourquoi on considère que ces volontés sont sacrées. Mais si on dit cela des volontés dernières des hommes, à combien plus forte raison quand il s'agit de celles de Dieu !

Les rédacteurs du testament

Pour nous transmettre sa volonté, Dieu a choisi des hommes qui ont été ses porte-paroles. Une quarantaine d'auteurs différents, aussi différents que peuvent l'être un roi et un berger, un médecin et un percepteur, un professeur de théologie et un pêcheur, ont ainsi rédigé la Bible.

Ces hommes n'ont pas vécu à la même époque. Quinze à seize siècles séparent le premier du dernier... Quinze à seize siècles, c'est long !... et pourtant point de contradictions entre eux; au contraire une profonde unité. Ainsi le Nouveau Testament n'annule pas l'Ancien, il l'achève. « L'Ancien Testament, a écrit Pascal, contenait les figures de la joie future et le Nouveau contient les moyens d'y arriver. » Un même souffle traverse tous ces écrits, le souffle d'en-haut. En effet, « c'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu » (2 Pi 1.21).

La poussée de l'Esprit de Dieu a même été si forte qu'on est en droit d'appeler la Bible, comme le font ceux qui aiment à se pencher sur ses pages, la Parole de Dieu. Selon son propre témoignage, c'est bien ce qu'elle est, la Parole de Dieu adressée aux hommes que nous sommes.

Oui, Dieu a parlé « à plusieurs reprises et de plusieurs manières » (He 1.1). Il a parlé dans les éclairs du Mont Sinaï lorsqu'il donnait ses lois à son peuple et particulièrement les Dix Commandements. Il a parlé par les prophètes ; il a parlé par les apôtres qui ont explicité et propagé la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes (Jude 1.3).

Il a parlé surtout par celui qu'il a envoyé au milieu des hommes et qu'il a présenté en disant : « celui-ci est mon fils bien-aimé en qui j'ai mis toute mon affection, écoutez-le » (Mt 17.5). Ce fils bien-aimé de Dieu, la Bible nous apprend à le connaître : c'est Jésus, le Christ. Il a porté et il porte encore tellement la Parole de Dieu qu'il s'identifie à elle au point qu'un apôtre a pu écrire, en parlant de lui : « la parole a été faite chair et elle a habité parmi nous » (Jn 1.14).

Lui-même affirme d'ailleurs que le testament est en bonne et due forme quand il déclare que cette parole est la vérité (Jn 17.17) et que par conséquent elle est immuable, plus même que ne peuvent l'être le ciel et la terre (Mt 24.35).

Oppositions

Pourtant aucun testament n'a jamais été autant attaqué. Celui qui s'oppose aux desseins de Dieu, le diable, s'efforce par tous les moyens d'empêcher l'héritage de parvenir aux légataires.

Il a voulu faire disparaître le document. L'histoire nous révèle, en effet, qu'à bien des reprises on a voulu détruire cette Sainte Parole de Dieu ; on l'a déchirée ; on l'a enchaînée ; on l'a brûlée ; on l'a jetée au fond des rivières et des fleuves. Elle a triomphé de tous les obstacles : « la Parole de Dieu n'est pas liée » proclame-t-elle elle-même (2 Tm 2.9). C'est pour cela qu'au temps de la Réformation les croyants lui faisaient dire « Plus à me frapper on s'amuse, tant plus de marteaux on y use ».

Le diable a aussi voulu faire douter de l'authenticité de cette Parole de Dieu ; il a cherché à en faire retrancher des pages ou à y faire introduire des traditions d'hommes ; il s'est efforcé de la dresser contre elle-même pour que les hommes se détournent finalement d'elle et ne puissent pas entrer en possession des richesses infinies auxquelles ils ont droit.

Mais ceux qui, malgré tout, ont cru Dieu, ont éprouvé que cette Parole débouche sur la plénitude et qu'elle est « fourmillante de paroles de vie comme le ciel d'étoiles (Ch. Wagner). Ils ont vu leurs ténèbres s'éclairer, leurs caractères être changés, leurs tristesses se transformer en joie et leurs pleurs en sérénité.

Perdre ce testament aurait été la plus grande catastrophe pour eux. Chacun de ses textes leur apparaissait, en effet, comme « un diamant à mille facettes qui étincelle toujours, de quelque côté qu'on le regarde » (Ch. Spurgeon).

Oui, la Bible est un trésor plus précieux que toutes les richesses du monde. Des hommes sont morts pour n'avoir pas voulu s'en séparer ; ils trouvaient dans cette Parole de Dieu et par elle des sources abondantes de joie qui valaient bien toutes les souffrances et tous les sacrifices ; ce testament était pour eux comme la lettre d'amour que Dieu leur avait laissée, et pour rien au monde ils ne s'en seraient séparés.

Le testament est toujours valable

Aujourd'hui, alors qu'il y a près de dix-neuf siècles que le point final lui a été mis, la Bible se présente à chaque homme comme le testament que Dieu a préparé pour lui. Chacun a donc le droit de l'avoir; c'est pour cela qu'elle a été imprimée ; elle est le premier livre à l'avoir été ; elle demeure et de beaucoup celui qui l'est le plus. Chaque année, des millions d'exemplaires jaillissent de milliers de presses dans toutes sortes de langues (plus de 2400). C'est que précisément ce qu'elle annonce concerne tout homme — qu'il soit de l'Occident ou de l'Est, de l'Afrique ou de l'Europe, de l'Ancien ou du Nouveau monde — tout homme, quels que soient sa condition, sa culture, son métier.

Dieu s'adresse à nous. C'est déjà bien extraordinaire ! Quand les puissants de ce monde : chefs de gouvernements, premiers ministres et autres, aux heures graves de l'histoire de leur pays ou du monde prennent la parole, on prête l'oreille à leurs déclarations. Combien plus alors, quand c'est Dieu qui parle, l'homme doit-il prêter attention. Sa Parole est, en effet, remplie d'avertissements, d'appels, d'exhortations, de conseils dans le but de donner à nos vies un plein épanouissement. Ce n'est pas pour nous instruire sur toutes sortes de mystères ou pour satisfaire nos curiosités que Dieu s'adresse à nous ; c'est pour que notre vie prenne un sens valable. On ne lit pas la Bible, a-t-on dit, pour devenir plus savant, on la lit pour devenir meilleur.

Mais l'amour de Dieu pour nous va infiniment plus loin. Non seulement Dieu parle mais il donne; il donne comme Dieu seul peut donner. La Bible, c'est la présentation et l'offre du don suprême de Dieu ; elle est vraiment et avant tout un testament.

Le voici donc maintenant ce testament de Dieu, à votre portée... Comme tant d'autres, penchez-vous sur ses pages. Bientôt vous aurez découvert et vous recevrez « la bonne part qui ne vous sera point ôtée » (Lc 10.42).

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