Hymne à l'amour (1 Cor. 13)

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Type : Réflexion
Thème : L'Amour
Source : Aimer & Servir   
Publié sur Lueur le
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Il y a des textes bibliques qui sont faits pour être médités et priés, non pour être aplatis par des commentaires. 1 Co 13 est de ceux-là. On l'appelle "l'hymne à l'amour". L'hymne d'un amour qui n'est pas un sentiment ou une émotion, mais un chemin sur lequel Dieu nous place.

Alors, je veux essayer de vous dire brièvement comment, pour ma part, j'entrevois ce chemin aujourd'hui. En espérant que l'un ou l'autre d'entre vous s'y reconnaîtra à son tour, mais sans jamais oublier qu'à chaque phrase c'est de moi qu'il s'agit. Car l'amour, ce n'est pas un problème général ; le problème de l'amour, c'est moi !

Si je pouvais faire en sorte que s'accomplisse ce miracle inattendu que toutes les radios et toutes les télévisions du monde, unissant leur voix, chantent les louanges de Dieu et la beauté de sa création - s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un vieux disque rayé.

Si je savais dire non seulement quel temps il fera demain, mais si je savais aussi annoncer et influencer le destin des hommes et des peuples, la guerre et la paix, la joie et la souffrance, la vie et la mort, - s'il me manque l'amour, je ne suis rien.

Si j'étais en mesure de réunir et de dominer les acquis de toutes les sciences, des mathématiques et de la biologie, de la physique et de la chimie, de la médecine et de l'astronomie ; si j'étais capable de comprendre et de parler les trois mille langues de la terre, pour établir des contacts directs avec tous les humains partout dans le monde - si je n'ai pas l'amour, tout cela ne sert à rien.

Si j'avais assez de prestige et de pouvoir pour résoudre tous les problèmes économiques, sociaux et politiques ; si je pouvais faire en sorte que chacune et chacun ait du travail, et son pain quotidien, et sa ration journalière de bonheur, de paix, de joie, - si je n'ai pas l'amour, je passerai malgré tout à côté de l'essentiel.

Si ma foi était assez forte pour accomplir des miracles, si j'étais capable, par ma foi, de provoquer la conversion des foules, ou la guérison des malades, ou la réinsertion dans la société et dans l'Eglise de tous ceux qui s'en sentent exclus ; si je pratiquais l'aide humanitaire au point de donner tout ce que je possède, - si je n'ai pas l'amour, tout cela serait vain.

Si je passais chaque jour plusieurs heures à prier et à méditer la Parole de Dieu ; si je respectais scrupuleusement tous les commandements et toutes les volontés de Dieu, - mais que je le fasse sans amour, ma prière même ne serait que mensonge.

L'amour sait attendre. Et espérer. Comme un médecin qui jamais ne se lasse et qui jamais ne cesse d'espérer, s'il le faut contre toute espérance. Comme une mère qui n'exige pas de son enfant ce que l'on attend d'un adulte, mais qui, avec patience et persévérance, l'aide à progresser selon son propre rythme, à mûrir selon sa propre personnalité, à devenir une femme ou un homme unique, debout, libre et responsable.

L'amour ne se met pas en scène. Il ne cherche pas à mériter une place, ni parmi les hommes ni auprès de Dieu. Il agit sans arrière-pensée, simplement parce que Dieu est Dieu et tout homme une soeur ou un frère que Dieu lui a donné.

C'est pourquoi aimer ce n'est pas voir l'autre comme il est, avec ses réussites et ses défaillances, ses forces et ses faiblesses, mais comme Dieu le voit - et comme Dieu me voit quand il pardonne, quand il relève, quand il fortifie, quand il guérit, quand il conduit.

Cet amour-là porte un nom : Jésus-Christ. Cet amour-là demeure pour l'éternité - et moi en Lui.

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