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La prière de guérison

Texte
Auteur : Pasteur
Type de texte : Etudes Bibliques
Thème : La prière
Source : Lueur, www.lueur.org

Je commencerai par un témoignage tout simple mais très parlant. Au moment où j’ai commencé à servir le Seigneur, j’ai été appelé à aller dans le nord de la France pour être le second pasteur d’une communauté; et voilà que l’un des tous premiers jours où je me trouvais là, un jeune homme vient de loin, à vélo et me dit : « Maman est mourante, le médecin ne peut rien et elle est même intransportable, il faut que vous veniez immédiatement !». Le Pasteur avec lequel je faisais équipe et moi, nous sommes partis très vite; c’était dans la banlieue de Lille qu’il nous fallait aller; nous avons fait le plus vite possible, nous sommes arrivés pour voir la mourante avec le nez pincé, le visage décomposé. Autour de l’unique lampe au plafond; la famille avait voulu atténuer la lumière avec du papier bleu , ce qui donnait un ton blafard. Tout ce que nous avons pu faire, puisque c’était une personne qui appartenait au Seigneur, ce fut de pratiquer en sa faveur l’onction d’huile. Nous avons versé un peu d’huile sur la tête, nous avons prié pour cette malade, et nous nous sommes mis dans un coin de la pièce pour parler avec le fils aîné qui était venu nous chercher; cette dame était maman de trois enfants, la dernière n’avait que sept ans. Pendant que nous parlions à voix basse avec le fils, voilà que la malade se redresse, s’assied et dit : « J’ai faim!, je voudrais de la soupe !». Le Seigneur avait agi. Et le Seigneur a prolongé les jours de cette mère par sa grâce.

On pourrait donner beaucoup de témoignages. Mon propos est de parler de la prière en vue de la guérison. Nous allons lire dans le livre de l’exode un premier passage chapitre 15 :

« 22 Moïse fit partir Israël de la mer Rouge. Ils prirent la direction du désert de Schur; et, après trois journées de marche dans le désert, ils ne trouvèrent point d'eau. 23 Ils arrivèrent à Mara; mais ils ne purent pas boire l'eau de Mara parce qu'elle était amère. C'est pourquoi ce lieu fut appelé Mara. 24 Le peuple murmura contre Moïse, en disant: Que boirons-nous? 25 Moïse cria à l'Éternel; et l'Éternel lui indiqua un bois, qu'il jeta dans l'eau. Et l'eau devint douce. Ce fut là que l'Éternel donna au peuple des lois et des ordonnances, et ce fut là qu'il le mit à l'épreuve. 26 Il dit: Si tu écoutes attentivement la voix de l'Éternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l'oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d'aucune des maladies dont j'ai frappé les Égyptiens; car je suis l'Éternel, qui te guérit.»

Nous faisons une deuxième lecture dans l’Évangile de Marc au chapitre 16; Jésus prend congé de se apôtres avant de remonter au ciel--il est ressuscité depuis quarante jours et voici ce que nous lisons :

« 15 Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. 16 Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. 17 Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; 18 ils saisiront des serpents; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris ».

Troisième et dernière lecture dans l’épître de Jacques au chapitre 5 :

« 13 Quelqu'un parmi vous est-il dans la souffrance? Qu'il prie. Quelqu'un est-il dans la joie? Qu'il chante des cantiques. 14 Quelqu'un parmi vous est-il malade? Qu'il appelle les anciens de l'Église, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur; 15 la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné. 16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficacité ».

Il y a des personnes qui proclament haut et fort : « Le temps des miracles est passé!» Je m’érige en faux contre une telle assertion: le temps des miracles n’est pas passé: Jésus sauve encore et le plus grand des miracles est une âme sauvée. Le temps des miracles n’est pas passé. Si quelque a soif du pardon, si quelqu’un a soif de la délivrance du péché, Jésus va le guérir de son péché. Mais la guérison physique est aussi une composante du ministère de Jésus et cela découle de l’Ancien Testament: nous avons lu le récit de ce qui s’est passé à Mara un lieu où, le peuple d’Israël a été conduit dans sa traversée du désert. Là va se produire un merveilleux prodige. C’est vrai que la vie errante au désert était bien difficile : trois jours de marche dans le désert, la chaleur, et puis la déception: on arrive en un lieu pour camper, mais là pas d’eau buvable. Le peuple murmure, Moïse crie à l’Éternel --je souligne ici que la prière est indispensable; la prière est indispensable à nous aussi; nous avons à crier à Dieu en face des difficultés, des maladies, des assauts contre notre santé-- et Dieu indique à Moïse un bois qui n’a sans doute pas de vertu magique, pas de vertu spéciale, mais qui est un symbole de la croix. Et déjà est symbolisé là, le fait que Jésus en mourant pour nous sur la croix va être le sauveur, qui va rendre la vie "imbuvable" que nous traversons, tout à fait limpide et buvable, acceptable, agréable même.
C’est un miracle direct qui se produit là par la grâce de Dieu. Merci au Seigneur, car le bois de la croix a été jeté ici même. C’est en ce lieu que Dieu donne des lois au peuple d’Israël et il va lui dire :« Si tu marches »--il y a même le mot si quatre fois répété dans ce passage; l’Éternel met à l’épreuve le peuple d’Israël en édictant des lois que le peuple doit suivre. «Je suis l’Éternel qui te guérit ». Plus tard dans l’Ancien Testament, on découvrira des miracles de guérison voire même de résurrection; on découvrira ce témoignage rendu par David lui même, disant de Dieu :» C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, c’est lui qui guérit toutes tes maladies »(Ps 103). Et puis le Seigneur laisse une promesse qui nous laisse penser que la guérison est toujours actuelle, dans le dernier livre de l’Ancien Testament, le livre de Malachie transmet cette parole (Ma 3.6) : « Je suis le Seigneur, je ne change pas! »Il ne change pas il envoie son Fils Jésus et le Christ vient sur la terre et guérit les malades. Il guérit des malades qui viennent vers lui en foule; par exemple nous pouvons lire

« Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité.» (Mt 9.35)

Si même nous voulions compartimenter l’emploi du temps de Jésus, nous pourrions dire que Jésus consacrait presque le tiers de son temps à enseigner, le tiers de son temps à évangéliser, à prêcher la Bonne Nouvelle du Royaume, et le tiers de son temps à guérir toute maladie et toute infirmité. Et puis le témoignage qui est donné par Pierre plus tard, est que Jésus allait de lieu en lieu guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du Diable. Jésus a consacré beaucoup de temps à la guérison des malades; non seulement cela, mais, il a ordonné à ses disciples d’aller prier en son nom et d’aller poser leurs mains sur les malades, les oindre d’huile même, afin qu’ils soient guéris. Les miracles du Seigneur sont partout dans l’Église primitive, dans le livre des Actes des apôtres, on trouve plusieurs témoignages, jusqu’au dernier chapitre où il est dit que Paul dans l’île de Malte a imposé les mains à beaucoup de malades, et en particulier à un homme très connu dans cette île. Nous, nous savons donc que les apôtres ont continué à guérir après que Jésus fut remonté au ciel. En fait, les guérisons reposent sur les promesses du Seigneur. Pourquoi, du vivant de Jésus y a-t-il eu tant de guérisons? Il y a un verset (Lc 6.17) qui dit que les gens étaient venus vers Jésus pour être guéris de leur maladie, tout simplement. Ils s’attendaient à la guérison pas à autre chose; et Jésus dit, avant de remonter au ciel, à ses disciples : « Voilà les miracles qui accompagneront ceux qui ont cru » et il donne plusieurs signes, en particulier «ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris»(Mc 16). Aujourd’hui le Seigneur nous parle encore à travers ce verset; il nous parle à nous personnellement.

Les promesses de Dieu sont comparables à des chèques que nous avons à porter à la banque pour les faire valoir; tant que nous gardons les chèques dans notre poche, nous n’aurons pas l’argent liquide que la banque nous donnerait si nous allions jusqu’au bout de la démarche. Et il y a beaucoup de gens qui laissent les chèques dans leur poche et qui n’en profitent pas : on reste alors dans la pauvreté, on ne peut aller bien loin. Jésus dit : « Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai» (Jn 14.14).

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur les textes retenus. J’aimerais simplement tracer quelques pistes. Quand Jésus parcourait la Palestine, des gens venaient vers Lui qui le suppliaient de les guérir; par exemple Jaïrus dont la fille est malade à la mort et qui vient au devant de Jésus et qui supplie Jésus de venir; il y a la femme aux pertes de sang dont le geste est aussi une supplication; il y en a beaucoup d’autres qui ont désiré la guérison: le capitaine romain qui est venu supplier Jésus de venir guérir son serviteur; des lépreux qui ont crié au Christ « Guéris-nous »; des aveugles, etc. Jésus a répondu à tous ceux qui l’on prié de les guérir, il a toujours répondu favorablement.

La maladie constitue un sujet de prière légitime en vue de la guérison. Nous avons lu dans l’épître de Jacques au chapitre 5 le verset 13 :

« 13 Quelqu'un parmi vous est-il dans la souffrance? Qu'il prie » et «14 Quelqu'un parmi vous est-il malade? Qu'il appelle les anciens de l'Église, et que les anciens prient pour lui». Dans la prière en vue de la guérison; les malades doivent prier eux-mêmes personnellement; les responsables de l’Église doivent prier pour les malades de l’Église; pourquoi? Parce que la maladie est une attaque de Satan; la Bible le montre: Job est attaqué dans sa santé parce qu’un défi de Satan a été lancé contre Job. Et puis il y a la femme courbée depuis dix-huit ans que Jésus guérit et à l’égard de laquelle il dit: «Et cette femme, qui est une fille d'Abraham, et que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne le jour du sabbat? » (Lc 13.16). C’est donc l’adversaire de nos âmes qui est aussi l’adversaire de nos corps. Il veut nous attaquer dans notre santé et même, l’apôtre Paul, qui un moment traverse une épreuve de santé dit qu’un ange de Satan est venu pour le souffleter, le gifler; d’une manière générale on peut dire sans se tromper que la maladie émane de l’Adversaire. La guérison fait partie des bonnes choses dont Jésus a parlé lorsqu’il a dit :
« Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.» (Mt 7.11)

Si nous devons constater que certains malades ne sont pas guéris quand nous prions pour eux, nous sommes là devant un mystère. Et je poserais une autre question: est-ce que tous les pécheurs pour lesquels nous avons prié ont été sauvés? Pourtant nous avons demandé au Seigneur leur salut. Il y a toujours une part de mystère dans la guérison et dans le fait de la non-guérison; mais avant de dire “non-guérison” je préciserai quelque chose d’important tout à l’heure. En tout cas, c’est dans la volonté du Seigneur de guérir à moins qu’il nous donne aussi une révélation particulière. Il y avait une jeune fille qui se mourrait de la tuberculose, et dont j’ai très bien connu la famille; lorsque les serviteurs de Dieu sont venus prier pour elle, la jeune fille a dit: « Non! laissez-moi partir, j’ai eu une vision du ciel; c’est si merveilleux, je veux être avec le Seigneur!». Elle avait un visage radieux, elle était absolument métamorphosée sous l’action de l’Esprit et les serviteurs de Dieu ont dit : «Que faire?». Elle est partie dans la gloire. C’est le Seigneur qui sait comment les choses vont évoluer. Mais, en tout cas, la prière pour les malades est normale dans les temps présents. Des théologiens coupent la Bible en tranches et disent qu’il y a plusieurs dispensations : il y a eu le temps de ceci, le temps de cela et maintenant nous ne sommes plus dans le temps des miracles; c’est terminé. Or pourtant, si je ne me trompe pas, le passage que nous venons de lire dans le chapitre 5 de Jacques nous parle de la fin des temps: il y a, d’une part, la guérison des malades et, d’autre part, il y a des exhortations en vue du retour du Seigneur. Donc, ce passage est à prendre pour aujourd’hui car c’est le temps de l’espérance de l’Église, de l’attente du retour du Seigneur Jésus.

Dans ce passage, il est dit : « La prière de la foi sauvera le malade ». Ce n’est pas une certaine excitation charnelle venant de nous-mêmes, mais c’est la prière de la foi. Et le Seigneur désire que nous en arrivions à cette prière de la foi. Ce n’est pas une prière quelconque, mais c’est une prière qui exprime toute la foi de notre être qui se trouve engagée. S’il est aussi question d’onction d’huile, ce n’est pas que l’huile soit un remède, mais elle est le symbole du Saint-Esprit. Et si dans l’Église du Seigneur Jésus, on pratique parfois l’onction d’huile, c’est parce qu’on prie pour des croyants qui sont nés de nouveau sous l’action du Saint-Esprit et on les met au bénéfice de la promesse du Seigneur. Nos mains n’ont aucun pouvoir, mais lorsque nous prions au Nom de Jésus en imposant les mains à un malade, c’est dans la pensée que c’est Jésus lui-même qui doit apposer ses mains guérissantes sur le malade.

Il y a aussi dans le passage de Jacques qui nous sert de référence, la nécessité de confesser nos péchés les uns aux autres. Notre Dieu désire que l’on remonte à la source; s’il y a des péchés qui bloquent, on doit les apporter au Seigneur; cela ne veut pas dire que toute maladie est conséquence de notre péché personnel, mais cela veut dire que, si l’on prie en vue de la guérison d’un malade il faut que le terrain soit bien déblayé et que ceux qui sont présents ne laissent rien qui pourrait faire obstacle à la prière; et les serviteurs de Dieu présents doivent aussi apporter au Seigneur ce qui, peut-être, empêcherait la délivrance. Ce qui importe, c’est en tout cas, la foi manifestée. j’ai eu à prier plusieurs fois à prier pour une sœur en Christ. Quand nous l’avons connue, déjà depuis bien des années le Seigneur l’avait déjà guérie précédemment: elle était dans une chaise roulante, elle avait eu un accouchement très difficile et elle en était restée impotente. Mais voilà, que par la grâce de Dieu elle a été guérie miraculeusement: un jour elle est sortie de cette chaise roulante pour ne plus y retourner. Quand nous lui rendions visite, j’ai été étonné car elle allait chercher son mari qui travaillait dans les champs; et elle sautait allègrement par dessus les fils de clôture. Cette sœur habitait dans un endroit où il n’y avait pas d’Église évangélique; il y avait tout juste une Église réformée. Le Pasteur n’avait pas tellement la foi pour la guérison.
Mais elle lui a dit, alors qu’une opération se profilait pour elle : «il faudrait que vous me fassiez l’onction d’huile»; le Pasteur n’avait jamais fait cela et ne voulut pas faire ce qu’elle demandait. Alors elle s’est adressé au Pasteur évangélique qu’elle connaissait et le Pasteur réformé a dit «Si il vient, je viendrai aussi». On ne peut pas dire qu’il avait une grande foi, quant à moi, ma foi était un peu atténuée par sa présence. Mais le Seigneur était là et notre sœur elle avait une foi forte. Nous avons prié pour elle et l’opération a été évitée, car elle a été guérie d’une façon merveilleuse par la grâce de notre Dieu. Le Seigneur attend notre foi; il veut voir le déploiement de la foi du malade et de celle de ceux qui prient pour le ou la malade.

Et l’on peut poser la question : « Et quand Dieu ne guérit pas? ». J’ai déjà dit que c’est dans la volonté du Seigneur de manifester sa gloire à travers des guérisons. Du reste, quand on lit la liste des dons spirituels confiés par le Seigneur à son Église, il y a le don des guérisons, le don d’opération des miracles, le don de foi; trois dons qui peuvent intervenir pour la guérison des malades--ce qui n’empêche pas d’autres dons d’être mis en œuvre parfois, en particulier la parole de connaissance. Mais il y a des cas où la maladie reste maladie et où le malade ne guérit pas.
C’est ainsi que nous lisons dans les épîtres de Paul : « J’ai laissé Trophime malade a Milet »(2Ti 4.20). Il n’a pas été guéri; Paul lui-même semble avoir été victime d’un mal dont il n’a pas été guéri. Et puis, du reste, les malades qui ont été guéris par Jésus, ont été certes guéris, mais il y a longtemps qu’ils sont morts! Le malade est guéri, mais un jour, il faudra passer de cette vie à l’autre. L’important c’est de dire : « Seigneur, que la guérison soit pour ta gloire, si tu tardes à agir donne moi de rester attaché à ta promesse ». En pensant à la maladie dont on doit mourir un jour, je pense à ce verset où il est dit : « Elisée était atteint de la maladie dont il mourut ». Mais je dirai que c’est habituellement la volonté du Seigneur de guérir en réponse à la prière. Dans un grand nombre de cas, Dieu donne l’exaucement. Quelquefois il montre les raisons pour lesquelles la guérison n’a pas eu lieu. Il peut y avoir guérison immédiate : on prie pour un malade, immédiatement il est guéri. Il peut aussi y avoir une guérison progressive; petit à petit, le malade s’aperçoit qu’il est guéri. Ou bien encore, il peut y avoir guérison différée. Rien ne se passe apparemment; et voilà que tel jour ou tel autre, à des délais plus ou moins longs, soudain le malade est envahi par une puissance de guérison et le Seigneur agit.

Dieu peut intervenir comme bon lui semble. Mais Dieu peut aussi donner des raisons pour lesquelles la guérison n’a pas eu lieu. Des personnes sont superstitieuses : Dieu a dit qu’il ne leur donnerait pas sa gloire. Il y a des gens qui vont à la fois à l’Église pour être guéris, et qui vont aussi chez un guérisseur. Je ne parle pas de la médecine conventionnelle, car c’est normal d’aller voir le médecin; nous ne sommes pas du tout contre la science médicale ou la science pharmaceutique, ou la science chirurgicale. Au contraire; nous disons que là, les choses peuvent très bien se conjuguer, et certains médecins le savent très bien. Je pense ici à une dame que j’ai baptisé qui a été améliorée pendant un bon moment dans sa santé et qui n’a jamais été guérie. Elle était atteinte de la maladie de Parkinson. Mais un jour, elle m’a dit : «Au fond je ne désirais pas tellement être guérie, parce que j’aurais perdu ma pension d’invalidité!». Alors elle venait pour être améliorée, simplement. Attention! Il faut mettre là toute sa conviction, tout son désir. En tous cas, d’une façon générale, les chrétiens peuvent avoir recours à la prière pour obtenir la guérison; Dieu agira par les voies et moyens qui lui semblent bons. Mais nous savons que le Seigneur, Lui, il fait bien tout ce qu’il fait; le tout est que nous venions humblement à Lui, en confessant nos péchés, en abandonnant nos péchés et il nous faut avoir un cœur humble et sincère, soumis, attendant de Sa part la guérison.

C’était donc dans le ministère de Jésus de guérir les malades, et c’est dans la volonté du Seigneur que ceux qui croient en Lui, s’attendent à la guérison, et pour cela utilisent le moyen de la prière. Un enfant revenait de l’école du Dimanche, il avait entendu des récits de guérisons, et il a demandé à sa mère : « Dis-moi, Maman, pourquoi Jésus n’était pas d’accord avec Dieu, avec son Père?»;la mère lui a demandé de s’expliquer : « C’est bien simple : tu as dit toi que c’est Dieu qui envoie la maladie, et aujourd’hui à l’école du Dimanche on m’a appris que Jésus guérissait les malades; alors Jésus défaisait ce que Dieu faisait!». C’est vrai qu’il y a tellement de gens qui disent : « C’est que Dieu l’a voulu! ». Je ne dirais pas que Dieu l’a voulu; Dieu l’a permis mais la maladie est une œuvre du Diable et Jésus est venu pour détruire les œuvres du Diable.

Je vais préciser à nouveau à ceux qui se poseraient encore la question par scrupules : le chrétiens doivent-ils avoir recours aux médecins et aux remèdes médicaux? Luc, compagnon de voyage de Paul était lui-même médecin. Et puis considérons la nature : une tisane de tilleul a des propriétés apaisantes, de même pour la menthe, la verveine, etc ...Dieu a mis dans la nature même les principes de guérison; parfois nous sommes encouragés, parce qu’un médecin a prescrit tel remède dont la composition est faite d’extraits de plantes qui existent dans la nature. De même la plupart des antibiotiques, à l’origine, ont été découvert dans des champignons et moisissures, avant d’être reproduits industriellement. Donc Dieu a créé la nature et y a mis des principes de guérison et a aussi donné au croyant des possibilités d’être guéris miraculeusement.

C’est vrai que le péché doit être abandonné et confessé, sinon il fait obstacle à la guérison. Dans l’Ancien Testament, la sœur de Moïse, Myriam, a été frappé de lèpre car elle a péché en médisant au delà de ce que Dieu permettait. Le Roi Ozias a profané aussi le Temple du Seigneur et est aussi devenu lépreux. Le serviteur d’Elie, Guéhazi, est devenu lépreux. Le Péché peut être parfois cause de maladie; et l’on sait très bien que celui qui boit de trop aura peut-être un jour une cirrhose du foie. On sait très bien que des abus de certains produits, et même de la nourriture riche, mènera parfois à des conséquence funestes. Au paralytique guéri, Jésus dit : « Va, ne pèche plus de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire ». Donc, abandonnons tout péché au pied de la croix et sachons que le Seigneur, a prévu la guérison.

Si nous désirons être guéris, ce doit être dans un but très précis. Non seulement pour ne plus souffrir, mais aussi dans le but que Dieu soit glorifié. Un Pasteur que j’ai connu voyait toute une file de malades s’avancer pour que l’on prie pour eux, et en particulier une jeune fille; «Vous désirez être guérie? »--« Oui »--« Et pourquoi? »--« Parce que je souffre à un pied, je me suis fait une entorse et ainsi je ne peux pas aller au bal ». Le pasteur a dû lui dire que ce n’est pas à la gloire de Dieu qu’elle allait au bal et si c’est en vue de cela qu’elle demandait la guérison, il ne pouvait pas prier pour elle. il faut vraiment demander quelque chose qui soit à la gloire de Dieu pour que Dieu soit servi, pour qu’il soit honoré.

Je vais conclure en disant que, si nous voulons que Dieu nous guérisse dans notre corps, nous devons commencer à rechercher si en nous, il n’y a pas de péché qui bloque, qui empêche. Nous avons parlé un autre jour du Notre Père, et aussitôt après cette prière, Jésus dit : « mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.»(Mt 6.15). Si il n’y a pas de pardon vis à vis de quelqu’un, si on garde rancune, si la paix n’a pas été établie entre ces personnes et nous, il y a un obstacle. Il faut que l’obstacle soit levé. Un souvenir me revient de loin. Il y avait un homme qui était bûcheron; une de ses filles a été guérie miraculeusement de ses crises d’épilepsie du jour au lendemain. Cela a amené au Seigneur toute la famille; mais le père était faible avec ses enfants; il a permis que certains de ses enfants aillent dans la “voie large”, la voie du monde. Le Pasteur avec lequel je faisais équipe est allé trouver cet homme en lui reprochant son indulgence exagérée, qui mène à la voie de la perdition. Cet homme s’est fâché avec le Pasteur et il a cessé de venir au culte. Jusqu’au jour où il homme est devenu tuberculeux; il s’est souvenu alors de Dieu, il a fait appel au Pasteur et celui-ci lui a dit qu’il fallait d’abord confesser son péché. Il l’a fait et une prière a été faite; quelques jours après, je rendais visite à cet homme; il n’était pas là car il était déjà reparti couper du bois après sa guérison. Voyez, il nous faut confesser nos fautes les uns aux autres afin que la guérison soit manifestée. Que rien ne fasse obstacle à nos prières comme il est dit dans la lettre de Pierre.

Pour nous, nous savons que notre Dieu est le Dieu qui guérit. On le sait déjà quand on se brise un os : qui met de la soudure sur la fracture? Qui permet la cicatrisation d’une coupure? Le Seigneur a mis dans notre corps même les éléments de la guérison. Alors, ne doutons pas que notre Dieu aussi dans son plan à l’égard des siens apporte la guérison. En face de la guérison restons humbles; un serviteur de Dieu qui a eu un ministère puissant dans des dons de guérison disait : « Je ne sais pas comment le Seigneur s’y prend quand je prie pour un malade, pour le guérir; puis je ne comprends pas pourquoi certains malades ne sont pas guéris immédiatement quand je prie pour eux; mais je fais confiance au Seigneur» .

Moi aussi je fais confiance au Seigneur, je crois que quand nous nous attendons à Dieu, nous sommes presque en droit, de nous attendre à la bénédiction, à la guérison, à la délivrance. Restons cependant humbles devant le Seigneur, par rapport à tout cela, et faisons lui confiance, il est le Dieu d’amour.

Amen!

Commentaires (1)

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par FRANCE
09/01/2014 17:20 (UTC)

LORSQUE JE SERAIS AVEC CHRIST, je lui demanderai pourquoi certaines personnes sont guéris et pas d'autres ! Chantal

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