Une histoire de savon

Auteur :
Type : Réflexion
Thème : Vie Chrétienne
Source : Vie Nouvelle   
Publié sur Lueur le
Partager

Il y a bien des années, un jeune garçon rencontrait, un jour, un vieux capitaine au bord du lac Erié, aux Etats-Unis. Reconnaissant l'enfant, le vieillard le salua
- Eh bien, William, où vas-tu ?
- Je ne le sais pas moi-même, fut la réponse. Mon père est trop pauvre pour me garder à la maison, et je dois maintenant pourvoir à mes besoins.
- Il n'y a rien de malheureux en cela, mon garçon. Voici l'important : Marche droit et tu t'en tireras facilement.
- Le jeune garçon expliqua qu'il n'avait aucune connaissance spéciale, sinon qu'il avait aidé son père à fabriquer du savon et des chandelles.
- Bien, mon garçon, nous allons prier ensemble. Après cela, je te donnera un conseil et une clef certaine qui t'ouvrira la porte du bonheur.

Tous les deux s'agenouillèrent au bord du lac, et le vieillard pria avec ferveur pour le jeune garçon. Puis il lui dit :
- Quelqu'un doit nécessairement devenir le premier fabricant de savon à New York. Pourquoi ne serait-ce pas toi aussi bien qu'un autre ? Sois un homme honnête. Donnes-toi tout entier à Christ. Sur chaque dollar que tu gagneras, donne au Seigneur ce qui lui appartient de droit. Fabrique un savon de bonne qualité, et sois fidèle en donnant toujours le poids requis. Si tu agis ainsi, je suis sûr que tu réussiras et que tu seras bientôt un homme riche.

En arrivant dans la capitale, William eut beaucoup de peine à trouver du travail. Les débuts furent difficiles. Mais il se souvint des dernières paroles du vieux capitaine. Il s'appliqua, dès le commencement, à rechercher le Royaume de Dieu et sa justice (Mt 6.33), et il se joignit à l'Eglise. Lorsqu'il reçut son premier dollar, la question se posa :
- Quelle est la part qui revient au Seigneur ?

Il savait que les Juifs devaient donner la dîme (la dixième partie) de tout ce qu'ils possédaient, et il en conclut qu'il pouvait, lui aussi, donner la même part.
- Si mon Maître veut bien accepter la dixième partie de mon gain, je lui donnerai ceci.

Alors, il préleva la dîme de chaque dollar qu'il gagnait. Ayant trouvé un emploi régulier, il devint vite l'associé du patron. Ce dernier mourut quelques années après, et William devint le propriétaire de cette importante maison de commerce. Il fabriquait un savon de bonne qualité, il était juste dans toutes ses mesures et il ordonna à son comptable de consacrer la dîme de tous ses revenus à Dieu. Ses affaires prospérèrent, sa famille était bénie. Il était riche comme jamais il n'avait osé l'espérer. Alors il décida de donner à Dieu sa double dîme; sa prospérité s'accrut plus considérablement encore, si bien qu'il donna les trois, puis les quatre dixièmes, et enfin la moitié de ses revenus.

Chacun de ses enfants reçut une bonne éducation; il s'arrangea pour vivre simplement avec une certaine somme et tout le reste de ses gains fut entièrement employé au service de son Maître. Ses affaires ont continué dès lors à prospérer toujours davantage.

Telle est l'histoire de William Colgate. (1)


1. Nous ne pouvons garantir que la marque Colgate (dentifrice, savons..) continue sur les mêmes principes !

Commentaires (1)

par Micheleliah

Bonjour,

Juste une remarque pour (1): si l'entreprise Colgate ne respecte plus ce principe de dîme, ne devrait-elle pas faire faillite si c'est en conséquence du principe de la dîme (de la loi) qu'elle a connu son succès ? Les juifs n'étaient t-ils pas maudits quand ils cessaient de donner la dîme? Ou bien devons nous la donner (comme un investissement) et arrêter dès qu'on est suffisamment riche comme eux? C'et à dire arrêter quand on peut donner 90% et demeureur avec 10 % seulement et pourtant subvenir à nos besoins

Signaler un commentaire inapproprié

Ajouter un commentaire

Merci de ne mettre que des commentaires cordiaux et constructifs. Tout commentaire abusif sera supprimé et le compte bloqué.
Pour ajouter un commentaire, connectez-vous.
Reste 2000 caractères