Pourquoi Dieu permet-il la souffrance ?

6. La souffrance : La réponse de Dieu, Les questions de Job

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Type : Livre en ligne
Thème : La souffrance
Source : Carnets Croire & Servir   
Publié sur Lueur le
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Sommaire :
  1. Pourquoi Dieu permet-il la souffrance ?
  2. La souffrance : réponse des amis de Job
  3. La souffrance : réponse d'Elihu
  4. La souffrance : la réponse de Job
  5. La souffrance : réponse de l'auteur de Job
  6. La souffrance : La réponse de Dieu, Les questions de Job
  7. La souffrance : l'Eternel parle
  8. La souffrance : la Révélation de Dieu
  9. La souffrance : La Croix
  10. La souffrance : appendice sur la souffrance éternelle
Tout au long des 37 chapitres, le problème de la souffrance a été posé dans le livre de Job, et diverses solutions ont été présentées.
La souffrance est toujours un châtiment, avaient dit les trois premiers amis.
La souffrance peut être parfois un avertissement, avait déclaré Elihu.
La souffrance est un mystère impénétrable, s'était écrié Job lui-même.
La souffrance de Job était un témoignage, un martyre, et ce cas peut se reproduire, nous avait révélé l'auteur du livre.
Et voilà qu'après toutes ces solutions humaines, Dieu va prendre la parole : L'Eternel répondit à Job du milieu de la tempête (Jb 38.1).

Les questions de Job


Pour bien saisir cette réponse, il convient de se rappeler les questions que Job avait posées. Elles étaient fort précises.
Pourquoi Dieu donne-t-il la lumière à celui qui souffre
Et la vie à ceux qui ont l'amertume dans l'âme,
Qui espèrent en vain la mort.
Et qui la convoitent plus qu'un trésor ?
(Jb 3.20-21)

Fais-moi savoir pourquoi tu me prends à partie ?
Te paraît-il bien de maltraiter,
De repousser l'ouvrage de tes mains
Et de faire briller ta faveur sur le conseil des méchants ?
(Jb 10.2-3)

Fais-moi connaître mes transgressions et mes péchés.
Pourquoi caches-tu ton visage
Et me prends-tu pour ton ennemi ?
(Jb 13.23-24)

Pourquoi le Tout-Puissant ne met-il pas des temps en réserve,
Et pourquoi ceux qui le connaissent ne voient-ils pas ses jours ?
(Jb 24.1)
Enfin, au terme de tous ces discours, il s'était écrié :
Qui me fera trouver quelqu'un qui m'écoute ?
Voilà ma défense toute signée :
Que le Tout-Puissant me réponde.
Qui me donnera la plainte écrite par mon adversaire ?
Je porterai son écrit sur mon épaule
Je l'attacherai sur mon front comme une couronne !
(Jb 31.35-36)

Tant que durait le conflit entre le Seigneur et le Diable, il était souhaitable que Job souffre sans savoir pourquoi. L'épreuve de la sorte était plus concluante. Il aurait pu trouver, en effet, dans la connaissance de l'enjeu, un motif de tenir bon. Pour prouver face au ciel et face à l'enfer qu'il servait Dieu d'une manière désintéressée, il devait ignorer l'origine et le but de ses peines.

Mais au terme de ces jours de ténèbres, il aurait pu, semble-t-il, sans aucun inconvénient, recevoir les explications qu'il réclamait.
L'Eternel lui répond ; il aurait pu lui fournir tous éclaircissements utiles sur le problème de la souffrance. Or, nous éprouvons une fameuse surprise en lisant le texte. Aucune des nombreuses questions de Job ne reçoit de réponse directe. Les interrogations portaient sur le pourquoi de la maladie, sur la responsabilité, sur l'incompréhensible prospérité des méchants. Dieu répond au patriarche en lui parlant de la neige, de la glace, de la terre, des constellations, de diverses bêtes, et, avec une ampleur route spéciale, de l'hippopotame et du crocodile ! Mais sur Job, ses épreuves et ses problèmes, pas un mot. Pourtant quand le Seigneur a fini de parler, Job se déclare satisfait. Lui qui avait posé tant de questions, avant, avec une inlassable persistance, n'a plus rien à dire.

Voici je suis trop peu de chose, que te répliquerai-je ?
Je mets ma main sur ma bouche.
J'ai parlé une fois, je ne répondrai plus,
Deux fois, je n'ajouterai rien
(Jb 39.37-38)
Bien plus, il s'humilie d'avoir été trop interrogateur :
J'ai parlé, sans les comprendre,
De merveilles qui me dépassent et que je ne connais pas...
Mon oreille avait entendu parler de toi,
Mais maintenant mon oeil t'a vu ;
C'est pourquoi je me condamne et me repens Sur la poussière et sur la cendre
(Jb 42.3-6)
Lui qui avait réfuté avec tant d'énergie les explications données par ses trois amis, lui qui avait opposé un silence plutôt maussade aux discours d'Elihu, maintenant est apaisé.

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