Lueur

Témoignages

Lire
Tous les Textes
Méditations
Etudes Bibliques
Dossiers
E-livres
Témoignages
Poèmes
Un jour à la Foi!
Le Baptisme
Outils
Bible en ligne
La Vague
Logiciels chrétiens
Se détendre
E-cartes
Fonds d'écrans
Musique
Découvrir
Eglise d'Angers
Eglises
Associations
Le site
Plan du site
Nous contacter
L'équipe
chercher

Dans la Bible
Un texte
Un site
Un artiste/titre

Ce site est référencé sur le
Top Chrétien Francophone
Les Textes Les Thèmes Les Auteurs Citations
Lueur > Textes > Témoignages > La conversion > J'ai retrouvé Dieu en prison
- afficher le formulaire complet

Thème : La conversion - Type de texte : Témoignages Recommander cette page

J'ai retrouvé Dieu en prison

Jean Matelot

J'ai rencontré Dieu avant d'être enfermé à la prison d'Angers. Mais c'est en prison que, grâce à l'assistance spirituelle de la communauté Baptiste d'Angers, à son pasteur Bernard Delépine, et à l'équipe venant chaque semaine nous instruire et partager avec nous la Parole que j'ai pu faire évoluer ma foi.

Ce que je vis aujourd'hui, très intensément au quotidien, je le dois aussi à mon épouse, elle aussi chrétienne, et qui malgré toutes les contraintes, les humiliations, les difficultés tant morales que matérielles, n'a jamais douté de l'amour du Seigneur et de sa compassion à notre égard. Sa foi, sa force, son amour, son assiduité à me soutenir ont été les éléments complémentaires pour m'amener à ce que je suis devenu.

La première fois que je suis allé au culte du samedi après-midi à la maison d'arrêt, j'avais le cœur chargé du poids de mon passé, de la masse d'erreurs que j'avais commises, de toutes les fautes que je n'avais su éviter, du fardeau de difficultés que j'imposais à mon épouse et à mes enfants, vraiment je ne voyais pas d'issue morale à cette situation.

Pourtant j'avais accepté de subir ma peine, j'avais outrepassé la loi et il m'apparaissait évident d'être sanctionné. Mais je n'arrivais pas à me pardonner le mal que j'avais fait autour de moi, le gâchis de ma vie de couple et l'inutilité de mon état… Paradoxalement je ressentais tout au fond de moi un trop plein d'amour dont je ne savais que faire...

Oui ! Que faire de tout cet amour qui m'envahissait ? Combien de fois ai-je pu poser la question à Dieu ? Il m'a répondu, entre autres en permettant que je puisse travailler au sein d'un petit groupe de non-croyants auprès desquels j'ai pu parler de l'amour du Seigneur. Par sa grâce, Il m'a utilisé pour redonner de la force, de la joie, de l'espérance, le sourire et l'envie de vivre aux hommes qui étaient près de moi. En six mois, nous étions un groupe de cinq, capables et heureux de prier ensemble (même en cellule), d'aider d'autres gars dans la souffrance et la solitude, d'écrire des courriers pour les uns et les autres, d'avoir toujours ce mot en passant qui redonne un peu de chaleur alors que l'on est désespéré...

Par cela, j'ai reçu la merveilleuse et irremplaçable paix de notre Seigneur ! A travers ces moments de partage, nous avons vécu des instants d'intense émotion que seul notre Dieu peut donner par son Esprit !

Au fil des mois les cultes du samedi sont devenus plus profonds, plus indispensables aussi. Nos relations avec les autres détenus et les surveillants à qui nous ne cachions pas notre engagement, sont devenues plus amicales et confiantes, empreintes de l'amour fraternel.

Notre groupe s'est étoffé petit à petit malgré les mouvements perpétuels qui sont le lot permanent d'une prison. Quand j'ai été libéré, 15 à 20 détenus fréquentaient assidûment et avec ferveur les réunions de partage du samedi.

Une église est née à la Maison d'Arrêt d'Angers, je suis sûr qu'elle va grandir encore grâce à la disponibilité du pasteur, de l'équipe de 3 personnes qui l'entourent mais aussi des membres de l'église qui n'ont jamais ménagé leur engagement (dons de Bibles, livres, calendriers, …) et leurs prières envers les détenus.

Je peux aussi témoigner de ce que l'Esprit Saint et l'amour de Dieu ont fait pour moi et en moi. Quand j'ai été incarcéré, j'avais une haine profonde, beaucoup de mépris à l'égard des surveillants que je voyais comme des gardiens de zoo... je les détestais vraiment. Le Seigneur a ôté de mon cœur toute cette haine, totalement, définitivement, à tel point que j'ai pu avoir bien souvent, avec de nombreux surveillants, des conversations à bâtons rompus sur tous les sujets, en oubliant qui j'avais en face de moi. J'ai pu établir avec eux des relations normales, quelquefois amicales, et aujourd'hui, demeurant tout à côté de la prison, il m'arrive fréquemment de les rencontrer et de parler avec eux, librement, sans aucun ressentiment. J'avais aussi de nombreux à priori vis à vis des détenus incarcérés pour des raisons de mœurs, là aussi le Seigneur a transformé ma manière de les voir. Merci Seigneur pour cette œuvre de transformation de mon cœur ! Je sais que d'autres détenus vivent aujourd'hui la même chose à l'intérieur des murs.

Libéré depuis deux mois, grâce à "La Fraternité", association caritative de l'église, qui a pu me donner un travail, je vis de merveilleux moments de paix, de joie, de louanges dans une assemblée fraternelle attentive et engagée.

Puissent toutes les églises de France apporter, elles aussi, une écoute attentive et une assistance spirituelle réelle et continue dans les prisons ! Quel merveilleux message d'amour et d'espérance !

J'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi. (Mt 25.36)
Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement. He 13.8)

Source : Lueur Jean Matelot

Interpellé par ce texte ? Laissez-nous un commentaire. Comment suivre Jésus ?

copyright © Lueur.org - www.lueur.org