Lueur.org - Un éclairage sur la foi

Faire un don Facebook Twitter RSS

Ezéchiel 15 (Annotée Neuchâtel)

   1 La parole de l'Eternel me fut adressée en ces mots : 2 Fils d'homme, que vaut le bois de la vigne plus que tout autre bois, le sarment qui est parmi les arbres de la forêt ? 3 En prend-on du bois pour en fabriquer quelque ouvrage ? En tire-t-on une cheville pour y suspendre quelque objet ? 4 Voici, on le met au feu pour le consumer ; le feu en consume les deux bouts, et le milieu brûle. Servira-t-il à quelque usage ? 5 Voici, quand il était entier, on n'en fabriquait aucun ouvrage ; combien moins, quand le feu l'a consumé et brûlé, en fabriquerait-on quelque ouvrage ? 6 C'est pourquoi le Seigneur l'Eternel parle ainsi : Tel qu'est parmi les arbres de la forêt le bois de la vigne que je livre au feu pour le consumer, tels j'ai livré les habitants de Jérusalem. 7 Je tournerai ma face contre eux. Ils ont échappé au feu et le feu les consumera, et vous saurez que je suis l'Eternel quand je tournerai ma face contre eux. 8 Et je ferai du pays un désert, parce qu'ils se sont montrés infidèles, dit le Seigneur l'Eternel.

Notes de la Bible Annotée Neuchâtel

A savoir : les notes ne font PAS partie du texte biblique. Plus d'informations
Ezéchiel 15
  • Note de section ou de chapitre
    L'allégorie développée dans ce chapitre se rattache à l'image dont s'était servi Jérémie 2.21, comme celle-ci ne faisait que continuer le tableau Esaïe 5.4 et suivants. Dans Esaïe, Israël était une vigne stérile. Jérémie représentait cette vigne comme revenue à l'état de vigne sauvage (comparez Psaumes 80.9-17). Ezéchiel demande s'il reste encore à une vigne pareille quelque supériorité sur les autres arbres de la forêt; et il trouve que par son bois elle n'est pas même leur égale en valeur, puisqu'il n'est pas propre, comme le leur, à être taillé. Ce qui fait la valeur de la vigne c'est son fruit; dès que le fruit manque, la vigne est le dernier des arbres. L'application est poignante. Du moment ou Israël, en s'appropriant l'idolâtrie des peuples païens, s'assimile à eux, non seulement il cesse d'être le premier des peuples, le peuple de Dieu; mais il devient le plus dégradé de tous.
  • 15.3 Le sarment est mince, courbe, cassant; on n'en peut fabriquer quoi que ce soit, non pas même une cheville à suspendre les objets.
  • 15.4 On le met au feu : c'est tout ce qu'il reste à en faire; comparez Jean 15.6.
    Les deux bouts. A supposer qu'après l'avoir mis au feu, on l'en retire à demi consumé, on pourra bien moins encore l'employer à quelque usage. Telle est Jérusalem. Déjà la Samarie au nord et Juda au sud sont dévastés. Jérusalem reste là outre les deux contrées désolées; elle a même senti plus d'une fois l'atteinte du feu : à quoi Jéhova pourrait-il l'employer encore, puisqu'il n'a pu en tirer aucun parti dans le temps où elle était intacte?
  • 15.7 Les habitants actuels de Jérusalem ont échappé, il est vrai, aux catastrophes précédentes; mais ils n'en succomberont pas moins à la dernière, qui approche.
  • 15.8 Infidèles : proprement félons.