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Esaïe 61:1-2 (Annotée Neuchâtel)

   1 L'Esprit du Seigneur, l'Eternel, est sur moi, parce que l'Eternel m'a oint pour porter la bonne nouvelle aux débonnaires ; il m'a envoyé pour panser ceux qui ont le coeur brisé, pour annoncer aux captifs la liberté et aux prisonniers le retour à la lumière ; 2 pour annoncer une année de grâce de l'Eternel et un jour de vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous les affligés ;

Notes de la Bible Annotée Neuchâtel

Esaïe 61
  • 61.1 1 à 3 Le libérateur de Sion.
    Qui parle ici? Selon plusieurs, le prophète lui-même. Cela ne nous paraît pas possible. Car celui qui parle ne se donne pas seulement pour un évangéliste, un messager du salut; il en est lui-même l'auteur; il est le Sauveur (voyez verset 3). Si l'on se rappelle les tableaux précédents de l'œuvre du Messie (42.1-7; 49.8-13; comparez 11.2), on ne doutera pas que ce ne soit lui que le prophète introduise ici sans le nommer. C'est donc lui qui réalisera le magnifique avenir promis à Sion dans le chapitre 60.
    L'Eternel m'a oint. L'onction est l'emblème de la communication des dons du Saint-Esprit. C'était par cette cérémonie que les prêtres, les rois et quelquefois les prophètes étaient introduits dans leur charge (Exode 28.41; 1Rois 1.39; 19.16). Le serviteur de l'Eternel, tel qu'il a été dépeint jusqu'ici (particulièrement dans les chapitres 42 et 53), réunit en sa personne ces trois charges et reçoit pour les remplir la plénitude de l'Esprit divin (11.2; 42.1). Ce don s'est réalisé pour Jésus au moment de son baptême; l'Esprit est descendu et est demeuré sur lui (Jean 1.32; 3.34). Le nom de Messie vient en hébreu du verbe oindre; le choix de ce verbe confirme notre opinion que c'est le Messie qui parle. Jésus lui-même a déclaré être le personnage ici annoncé, quand il a dit, après avoir lu le commencement de ce discours dans la synagogue de Nazareth : Cette parole est accomplie aujourd'hui, et vous l'entendez. (Luc 4.16-21)
    La bonne nouvelle signifie la même chose que le mot grec évangile; c'est le terme qui désigne dans le Nouveau Testament la prédication de Jésus. Ce message s'adresse tout spécialement aux débonnaires, ordinairement foulés et malheureux en ce monde (Matthieu 5.5).
    Annoncer... la liberté... Ces expressions font allusion à l'institution du jubilé, dans laquelle Esaïe voit un type de la délivrance messianique. L'année de jubilé, instituée par la loi, revenait tous les cinquante ans (à l'expiration de sept périodes sabbatiques). Les esclaves israélites devaient cette année-là être mis en liberté; ceux qui avaient dû vendre leurs biens rentraient en possession de leur patrimoine. Aussi est-il dit Lévitique 25.10 : Vous sanctifierez la cinquantième année, et vous publierez la liberté par le pays à tous ses habitants. Et Ezéchiel 46.17 appelle cette année-là une année de liberté. Cette institution, destinée à procurer à Israël une sorte de restauration périodique, offre une belle image de l'ère de grâce dont le, Messie proclamera l'ouverture, et qui doit aboutir à la réintégration du peuple de Dieu dans son héritage.
  • 61.2 Une année de grâce, un jour de vengeance... La vengeance (le châtiment des ennemis de Dieu et de son peuple) est inséparable du salut des fidèles. La grâce de Dieu envers les siens se manifeste entre autres par le jugement du monde qui les opprimait (34.8; 35.4). Il est à remarquer qu'il y a un jour pour la vengeance, une année pour la grâce. Le châtiment est rapide, soudain même; la grâce durable, éternelle. Il n'y a qu'un moment dans sa colère, mais toute une vie dans sa faveur (Psaumes 30.6). L'année de grâce fait l'objet des promesses contenues dans les chapitres 61 et 62; le jour de la vengeance sera décrit au chapitre 63.