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Comment un Dieu juste permet-il la souffrance ?

Auteur :
Type : Dossier
Thème : La souffrance
Source : Aimer & Servir   
Publié sur Lueur le
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Vouloir parler de la justice de Dieu dans la souffrance, peut apparaître comme un double non-sens tant l'une semble aux antipodes de l'autre, et tant les discours sont éloignés de la réalité vécue, parfois terrible. Chacun s'est posé un jour ou l'autre cette question qui remet en cause la justice de Dieu. Ne sommes nous pas en train de L'accuser de désintérêt, voire de trahison à notre égard ? Or Dieu est juste et bon ! Cherchons plutôt ce qui nous échappe, si le problème au lieu d'être en Lui n'est pas plutôt dans notre incrédulité, voire notre rébellion, accusant Dieu sans vraiment Le connaître ?

Il est écrit : "Mes pensées ne sont pas vos pensées" (Esaïe 55/8). Cherchons la pensée de Dieu et laissons nous conduire par le Saint-Esprit. Cette démarche est d'autant plus importante que nos professions médicales et paramédicales sont réellement sinistrées par l'incrédulité.

Gardons la rigueur scientifique qui a permis tant de progrès pour nos malades, cette rigueur qui est ordre dans Genèse 1/28 "remplissez la terre et soumettez la" ; mais n'oublions pas la Toute Puissance de notre Dieu, créateur des merveilleux mécanismes que nous utilisons.

Origine de la souffrance.

Au troisième chapitre de la Genèse lorsque Satan dit : "vous serez comme des dieux" il devient prince de ce monde et entraîne les hommes dans leur propre péché, ils conçoivent alors le mal et le péché entre dans la création quand ils mangent le fruit de l'arbre de connaissance du bien et du mal.

Quelles en sont les conséquence ?

La première c'est la solitude par rapport à Dieu, l'homme a subitement peur de la rupture de communion avec Lui. La retrouver par la repentance, est une source de joie.

La seconde conséquence c'est l'enfantement dans la douleur, déséquilibre interne chez la femme tant physique que psychique, l'homme exerçant sa domination sur elle (Genèse 3/16).

Un troisième point : la malédiction du sol avec la peine attachée à tous moyens de subsistance non seulement la création tout entière va souffrir mais aussi l'homme dans son vécu quotidien. "Jusqu'à ce jour, la création tout entière soupire et souffre" (Romains 8/22). "L'homme naît pour souffrir comme l'étincelle pour voler" (Job 5/7).

Enfin la mort est le dénominateur commun de toutes ces conséquences. La mort physique mais aussi la mort spirituelle. "Vous étiez morts par vos offenses et par l'incirconcision de votre chair" (Colossiens 2/13). Tous les hommes sont concernés et tous les hommes sont égaux face à la souffrance, au péché et à la mort.

La souffrance est une conséquence directe du péché et ne peut en aucun cas être imputée à Dieu. L'homme a été chassé du jardin d'Eden pour lui éviter de manger du fruit de l'arbre de la vie et d'être éternellement perdu. C'est Dieu lui-même qui protège la nudité de l'homme, qui lui est devenue pénible, car il voit et ressent en permanence l'état de péché dans lequel il est.

Il n'y a aucune injustice dans le coeur de Dieu mais au contraire une grande compassion pour le salut de ceux qui sont perdus.

Notre responsabilité.

Il serait tentant d'accuser Adam de tous nos maux nous affranchissant ainsi de notre propre responsabilité face au péché. La responsabilité d'un seul a entraîné la souffrance de tous comme une écharde dans un doigt fait souffrir tout le corps. En tant que chrétiens nous avons une responsabilité personnelle dans la bénédiction de ceux qui nous entourent. Nous faisons partie d'un ensemble où Dieu nous a placé telle une cellule dans un corps avec ses diverses fonctions soit autour d'elle (la famille), dans l'organe où elle se trouve (l'église), dans le système où elle agit (milieu professionnel), enfin dans le corps. C'est une loi spirituelle : souffrance ou bénédiction d'un organe conduit à souffrance ou bénédiction de tout le corps.

Dieu utilise la souffrance.

Dans le Psaume 107/10-16, Dieu utilise la souffrance: "Il humilia leur coeur par la peine". La souffrance conduit l'homme à se détourner du péché, c'est ma souffrance qui m'avertit de la folie qui rampe en moi et de la destruction qu'a projeté l'ennemi.

Dans 1 Pierre 4/1 : "Celui qui a souffert dans sa chair, en a fini avec le péché". La souffrance est un aiguillon qui nous oblige à sortir de notre confort. Elle est souvent l'occasion d'une plus grande ouverture à Dieu, d'une remise en question par rapport au péché ! Quelqu'un a dit : "Ce n'est pas la souffrance qui fait grandir, mais sans la souffrance on ne grandit pas".

Dans Luc 13/1-9, Jésus nous apprend que l'importance de la souffrance n'est pas proportionnelle à l'importance du péché et Il nous amène à considérer la repentance comme but suprême de nos vies. "Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas votre coeur" (Psaume 95/8).

En tout cela Dieu reste juste : "Le Seigneur ne rejette pas à toujours, mais lorsqu'il afflige, il a compassion selon sa grande bienveillance ; car ce n'est pas volontiers qu'il humilie et qu'il afflige les fils des hommes" (Lamentations de Jérémie 3/31-33). Notre souffrance n'a aucune valeur de rédemption, seul le sacrifice de Jésus Christ nous sauve du péché et de la mort.

Le véritable ennemi.

D'innombrables textes bibliques désignent clairement celui qui est à l'origine de notre souffrance et complètent ceux de la Genèse. C'est un démon qui jette à terre l'épileptique (Luc 9/42). C'est Satan qui frappe Job d'un ulcère malin des pieds à la tête après lui avoir pris tout le reste (Job 2/7). C'est le diable qui détient le pouvoir de la mort (Hébreux 2/12). C'est Satan qui est le prince de ce monde (Jean 12/31). C'est toujours à Satan qu'appartiennent la gloire et le pouvoir des royaumes (Luc 4/6). Est il besoin d'ajouter que c'est en enfer que se poursuivront les pleurs et les grincements de dents ?

Inversement lorsque l'ennemi est lié (Esaïe 11/6-9, Apocalypse 21/4), toutes les conséquences du péché, et la souffrance en particulier, disparaissent.

Ne nous trompons pas d'ennemi et n'accusons pas Dieu de ce que Satan a fait naître et grandir. C'est lui qui est l'instigateur de la souffrance, (cf. Job) cherchant ainsi à nous faire douter de l'amour de Dieu. N'est ce pas là un mécanisme bien connu, faisant accuser l'autre de sa propre fourberie ? Ne soyons pas dupes, Jésus, fils du Dieu vivant et Dieu lui même, serait il venu sur la terre au prix de sa vie pour guérir les hommes de toutes les souffrances qu'Il aurait Lui même envoyé ? Non, "un royaume ne lutte pas contre lui-même", et remercions Dieu de bien vouloir transformer les oeuvres de Satan en bénédiction pour notre salut et ne pas nous abandonner entre les mains de celui dont l'un des buts est de ne pas aller seul en enfer.

Ainsi quand l'ennemi envoie une souffrance, Dieu l'utilise pour notre salut. Notre responsabilité est donc de faire la part des choses, d'avoir les idées bien claires sur "qui fait quoi" et d'autre part d'être débarrassé de la suspicion envers notre Dieu, de marcher résolument dans son plan comme nous allons le voir maintenant.

Le plan de Dieu.

"Car il a plu à Dieu de tout réconcilier avec lui même, aussi bien ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. Et vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos oeuvres mauvaises, il vous a maintenant réconciliés par la mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche" (Colossiens 1/20-22). De même que la première conséquence du péché est la solitude par rapport à Dieu, la première délivrance de Jésus Christ à la croix est la réconciliation avec Lui. La peur de Dieu et la solitude qui en était née disparaissent. La communion avec Lui est à nouveau rétablie, "nous ne serons jamais seuls".

Esaïe 53/2-12 décrit Jésus : "Ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé, mais il était transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris..." Il était indispensable que Jésus porte nos souffrances, c'est à dire qu'il soit fait péché à notre place, et qu'il nous décharge des conséquences de celui ci. Que cette souffrance soit future, celle de l'enfer où "il y aura des pleurs et des grincements de dents" pour ceux qui auront refusé qu'Il porte leur péché, ou qu'elle soit actuelle, nos vies sont dans Sa main et rien de ce qui nous arrive n'est un hasard car tout Lui est soumis.

Lorsqu'il y a souffrance, celle ci prend une autre signification, car elle n'est plus aveugle mais contrôlée par Lui et rentre dans son plan. D'autre part, elle n'est plus l'occasion, d'une révolte systématique qui nous éloigne de Lui, mais devient au contraire un combat, qui avec les forces qu'Il nous donne, nous rapproche de Lui et nous fait entrer dans son intimité. Enfin, même la mort n'est plus une ennemie, car elle interrompt la souffrance et nous place de plein pied dans la vie éternelle, dans la communion avec notre Dieu, là où la souffrance n'existe plus.

Le combat.

Cette liberté qui nous a été rendue, ne l'a été qu'au prix d'un combat permanent de Jésus contre la solitude, la maladie, la mort, la méchanceté et toutes les oeuvres du royaume de l'ennemi. Il a également sans cesse combattu pour manifester l'existence d'un autre royaume, d'une autre logique oubliée depuis Adam, où l'amour de Dieu pour l'homme qu'il a crée existe, se manifeste : Jésus a t il une seule fois refusé de guérir un malade ? A t il une seule fois dit "pas maintenant" à un malade qui lui demandait la guérison ? Ne nous a t il pas envoyés également pour guérir à notre tour (Marc 16/15 18) ? Je crois que notre premier combat est de ne rien retirer à la puissance de Dieu qui reste entière aujourd'hui. Sachons que le combat qu'Il a mené est aussi le nôtre, car nous sommes soldats du royaume dont Il est le chef. Que nous disent les hommes de la Bible ?

"Prenez, mes frères, pour modèles de souffrance et de patience, les prophètes, qui ont parlé au nom du Seigneur" (Jacques 5/10).

"J'estime qu'il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir qui sera révélée pour nous" (Romains 8/18).

"Le Dieu de toute grâce, qui en Christ, vous a appelés à sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous formera lui même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlable" (1 Pierre 5/10).

Enfin Jésus dit: "Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux. Heureux serez vous lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on répandra faussement sur vous toutes sortes de mal à cause de moi. Réjouissez vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés" (Matthieu 5/10).

Soyons ferme, et combattons le bon combat, celui qu'Il a prévu pour chacun d'entre nous, refusons celui que Satan voudrait nous faire vivre pour nous perdre en nous faisant croire que le bonheur ne peut exister que loin de Dieu et autant que possible en nous laissant aller à pécher. Ne regrettons pas "la jouissance éphémère du péché" (Hébreux 11/25), car Il est fidèle et juste pour nous donner les moyens d'accomplir les oeuvres qu'Il a préparées à l'avance et combler notre vie.

Ami lecteur, tous les hommes souffrent, soyons donc de ceux qui souffrent en combattant la souffrance, le péché et l'ennemie, tous les hommes meurent, soyons de ceux qui meurent en vainqueur et en obtenant les promesses de Dieu.

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