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La Grâce et les Oeuvres, ou Qu'est-ce qu'un juste ?

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Type : Enseignement
Thème : Vie Chrétienne
Source : Lueur   
Publié sur Lueur le
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Ephésiens 2:8-9 :

"Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie."

Matthieu 25:31-46 :

Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s'assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.
Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi.
Les justes lui répondront: Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire? Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli; ou nu, et t'avons-nous vêtu? Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?
Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites.
Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli; j'étais nu, et vous ne m'avez pas vêtu; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité.
Ils répondront aussi: Seigneur, quand t'avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas assisté?
Et il leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne les avez pas faites.
Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.

N'y a-t-il pas dans ces versets quelque chose qui heurte notre compréhension, ne voit-on pas entre ces différentes affirmations une opposition ?
Relisons quelques mots clefs tirés de ces versets :
C'est par la grâce que vous êtes sauvés[...] ce n'est point par les oeuvres afin que personne ne se glorifie. Eph 2.8-9
Retirez-vous de moi, maudits , allez dans le feu éternel[...] car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger. Matt 25.41 et 42

D'un côté la bible nous affirme que ce n'est point par les oeuvres que nous sommes sauvés.
De l'autre, nous voyons des personnes condamnées au feu éternel pour ne pas avoir accompli de bonnes oeuvres.
D'un côté la grâce par le moyen de la foi semble toute suffisante.
De l'autre, le manquement à la charité est sévèrement jugé, nous laissant penser que les oeuvres pourraient avoir une part dans notre salut.

QUE FAUT-IL COMPRENDRE ? COMMENT INTERPRETER CES TEXTES APPAREMMENT EN OPPOSITION LES UNS PAR RAPPORT AUX AUTRES ?

Posons tout d'abord un préalable:

Souvenons-nous que la bible a pour but de donner à ceux qui la lisent la compréhension des pensées de Dieu.

Souvenons-nous également que la bénédiction de Dieu repose sur celui qui se laisse enseigner par la bible, qui s'approprie les promesses de Dieu et qui obéit à son message : « heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie et qui gardent les choses qui y sont écrites » Apo 1.3

Ainsi même si nous sommes confrontés à des textes qui peuvent nous laisser perplexes de prime abord, nous resterons confiants et sereins sachant que le message transmis ne change pas, qu'il n'y a pas l'ombre d'une variation en Dieu et que Jésus est le même hier, aujourd'hui, et pour l'éternité ! Donc pas de panique !

AINSI, NOUS SOMMES AMENES A REFLECHIR A DEUX CHOSES :
1/ Quelle est la véritable signification de la grâce,
2/ Les oeuvres ont-elles une part quelconque avec la grâce ?

Si nous regardons dans le dictionnaire la définition de la grâce, nous lisons ceci :
- Faveur que l'on fait sans y être obligé
- Faveur que l'on reçoit sans la mériter
- Remise totale ou partielle de la peine d'un condamné
- Don surnaturel que Dieu accorde en vue du salut.

D'une manière plus biblique, on pourrait dire que Dieu fait grâce au pécheur
En lui accordant le salut au travers d'une faveur imméritée
Qui est la remise totale de sa peine à laquelle son état de pécheur le condamnait.

Autrement dit la grâce, c'est la main de Dieu tendue vers le pécheur.
C'est le désir profond de Dieu de partager son éternité avec sa créature : l'homme
C'est Dieu manifestant son Amour, sa Bonté, sa Compassion pour tous les perdus.

JUGEMENT :

En effet face au péché de l'humanité, la loi de Dieu exigeait un jugement et l'homme se trouvait confronté à une obligation de justice devant Dieu. Obligation que, bien sûr, il ne pourra jamais remplir !
Et c'est là que la grâce intervient, puisque, en effet, à travers la grâce la justice de Dieu est donnée à l'homme. Dieu rend l'homme « juste ». Il le voit « juste ».
Car il le voit à travers son fils Jésus-Christ, qui est le dispensateur de la grâce et celui qui a rempli devant Dieu l'obligation de justice qui incombait à l'homme.

Cette dispensation, commencée dans le monde avec la mort et la résurrection de Jésus-Christ, était prévue de toute éternité, en effet nous lisons en Gal 3.11 : « que nul ne soit justifié par la loi cela est évident, puisqu'il est dit – et là le texte de Galates reprend une citation de Habakuk 2.4 – le juste vivra par la foi. »

L'épître aux Romains vient étayer et éclairer cette affirmation, lorsque nous lisons au chap 8.3-4 « car – chose impossible à la loi car la chair la rendait sans force – Dieu a condamné le péché dans la chair en envoyant, à cause du péché, son propre fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela, afin que la justice de la loi soit accomplie en nous qui marchons, non selon la chair, mais selon l'Esprit ».

Ailleurs, toujours dans l'épître aux Romains chap 10.4, il est écrit « Christ est la fin de la loi pour la justification de tous ceux qui croient ».

Que s'est-il passé après la chute ?

On pourrait imaginer Dieu, assis sur son trône et réfléchissant aux suites à donner au péché d'Adam et Eve !

Quelle déception ! J'avais tout prévu pour que l'homme soit heureux et que nous puissions partager de bons moments ensembles, vivre une amitié. Et voilà qu'il me trahit. Il a désobéit à mon commandement, le voilà entaché de péché aussi je le rejette pour toujours ! Je l'amène en jugement et il ne pourra tenir devant moi ! C'en est fini de l'homme, qu'il aille dans le feu éternel !

La Sainteté de Dieu aurait alors été satisfaite à travers ce jugement...mais pas son Amour.

Imaginons alors une autre réflexion de la part de Dieu :
Ah ! Quel malheur. Pauvre homme ! Il n'a pu tenir les engagements que je lui avais demandé de tenir, et il a fait preuve de faiblesse ! Bah ! Ne lui en tenons pas rigueur et faisons comme si rien ne s'était passé ! Son péché n'est pas si grave après tout ! Allez Adam, vient que tout continue comme avant !

L'Amour de Dieu aurait été satisfait dans ce cas...mais pas sa Sainteté. Or l'Amour et la Sainteté de Dieu sont indissociables. Ils font partie de la nature même de Dieu.

Alors Dieu a trouvé une autre solution. Il a dit :
Que je suis triste ! Celui que j'aimais m'a trahi, il a chuté. Le voilà séparé de moi par son péché ! Que vais-je faire ? J'enverrais mon Fils dans une chair semblable à celle du pécheur. Il accomplira ma justice et portera sur Lui la condamnation du péché. Et quiconque : homme, femme, enfant ; vieillard acceptera, par la foi en lui, mon jugement sera sauvé. Je pardonnerais son péché car mon Fils est sans péché !

AINSI LA GRACE FERAIT DE L'HOMME UN « JUSTE »

Mais alors si nous revenons à notre première réflexion, au début de ce message, une question s'impose à nous :

Est-ce qu'un juste (c'est-à-dire quelqu'un de sauvé par grâce) peut être maudit (pour ne pas avoir accompli de bonnes oeuvres) selon ce que nous lisons dans Matthieu chap 25 v41-42 ?

Nous réalisons très vite que cette question nous renvoie à une autre question :
Le « juste » est-il celui qui est sauvé par grâce uniquement, ou celui qui, sauvé par grâce, accompli de bonnes oeuvres ?

Cette grâce dont nous parlons présente deux aspects.

Un peu comme les deux faces d'une pièce de monnaie, qui, si on les regarde séparément peuvent nous apparaître comme indépendante l'une de l'autre, alors que lorsque nous regardons l'ensemble nous voyons bien qu'elles forment un tout.

Il n'y a pas deux pièces, mais une seule avec deux faces différentes !

Si nous nous plaçons dans la perspective humaine, la grâce est ce don gratuit de Dieu, cette faveur imméritée qui nous ouvre les portes de l'Eternité.

Mais si nous nous plaçons dans la perspective de Dieu, la grâce est bien autre chose. C'est Jésus le Fils de Dieu fait homme, venu dans une chair semblable à la nôtre en acceptant de laisser ses prérogatives divines, venu comme serviteur au bénéfice des hommes, donnant sa vie et s'offrant dans une mort si cruelle et douloureuse. C'est Jésus portant sur lui nos péchés, subissant la condamnation qui nous revenait, séparé pour un temps de son Père !

Autrement dit il y a un engagement personnel de Dieu dans la grâce, un engagement qui coûte ! La grâce vue sous cet angle est bien une oeuvre , oeuvre de rachat, de rédemption, de justification, de salut !

Ces deux aspects de la grâce doivent nous instruire pour notre propre vie : don gratuit, mais aussi oeuvre, manifestation de compassion.

Si nous reprenons notre lecture dans l'épître aux Ephésiens au chap 2 et aux versets 8 et 9 et que nous poursuivons jusqu'au verset 10, nous lisons ceci : « ...c'est par la grâce que vous êtes sauvés par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les oeuvres afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus–Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions. »

Dans l'épître de Jacques au chap 2 verset 22 il est écrit que « ...par les oeuvres la foi est rendue parfaite »

Nous sommes sauvés par grâce par le moyen de la foi. Mais la foi est rendue parfaite par les oeuvres !

IL Y A LA UNE VERITABLE INTERPELLATION SUR NOTRE COMPREHENSION DE LA GRACE ET DES OEUVRES, SUR LE RAPPORT ENTRE LA GRACE ET LES OEUVRES.

Dans nos milieux protestants évangéliques nous avons parfois pris l'habitude de nous situer, en ce qui concerne les oeuvres par réaction à une affirmation venant d'un autre horizon religieux, ou les oeuvres sont considérées comme indispensables au salut de l'homme.

C'est le problème du balancier ou l'on passe d'un excès à un autre excès.
Nous sommes là au centre de la question que nous nous posions tout à l'heure : Les oeuvres ont-elles une part quelconque avec la grâce ?

Le Nouveau Testament tout entier est équilibré entre un enseignement sur la grâce – c'est la proclamation de la Bonne Nouvelle de l'évangile – et l'accomplissement d'oeuvres.

Dans les évangiles, lorsque Jésus n'enseigne pas, soit il prie, soit il agit !
Quand il prie il y passe parfois des nuits entières.
Quand il agit : il appelle et forme ses disciples, il guérit les malades, il ressuscite les morts, il chasse les démons, il ne rejette pas la femme adultère, ni la samaritaine, il s'intéresse aux défavorisés.
Nous le voyons marcher, se fatiguer, manifester le besoin de se reposer, etc...

Dans l'évangile de Jean chap 5 verset 19, nous lisons « ...en vérité, en vérité je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu'il voit faire au Père... »

Les oeuvres que Jésus accomplissaient, étaient voulues et inspirées par son Père. Par ceci, nous connaissons que les oeuvres sont au centre même du coeur de Dieu !

De même, à travers les actes des apôtres puis les différentes épîtres, nous voyons combien de travail, de peine, de fatigue, de souffrance parfois, ont été nécessaire de la part des apôtres pour que les fondements de l'Eglise soient posés.

Ecoutons Paul, dans la deuxième épître aux Corinthiens chap 11 versets 23 à 28 :
« Sont-ils ministres de Christ? Je parle en homme qui extravague. Je le suis plus encore: par les travaux, bien plus; par les coups, bien plus; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j'ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j'ai été battu de verges, une fois j'ai été lapidé, trois fois j'ai fait naufrage, j'ai passé un jour et une nuit dans l'abîme.
Fréquemment en voyage, j'ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères.
J'ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité.
Et, sans parler d'autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises.
»

Paul est un de ceux qui nous parle de la manière la plus explicite de la grâce.

Mais aussi un de ceux chez qui nous discernons une charge particulièrement importante de travail. Ce n'est pas quelqu'un qui reste les « deux pieds dans le même sabot » selon l'expression populaire.
Il était convaincu de son salut en Jésus-Christ, mais en même temps convaincu de la nécessité de se mettre en marche pour l'oeuvre de Dieu. 1Co 3.9 « ...nous sommes ouvriers avec Dieu ».

C'est bien un fruit de la grâce, en effet, que de se mettre en marche dans la moisson de Dieu !
De se lever en disant : me voilà, utilise-moi Seigneur ! L'amour de Dieu nous presse et nous engage à devenir participants de ses oeuvres, à répandre l'évangile autour de nous et à aller à la rencontre des déshérités.

Notre coeur ne devrait-il pas être près de ceux que la vie a mis de côté, qui sont parmi les exclus de la société. N'est-ce pas une manière de répondre à cet appel de Jésus : « j'ai eu faim... » qui s'exprime peut-être de manière différente dans la formulation d'aujourd'hui : « j'ai besoin de travail...j'ai besoin d'être accepté...j'ai besoin d'être reconnu...j'ai besoin d'être aimé...j'ai besoin d'être accueilli... ! »

Chacun est invité par le Seigneur à se mettre au service de ses frères et soeurs et au service de ceux dans le monde qui ont tant besoin de voir se manifester parmi les chrétiens la compassion de Dieu !

Le fondement de notre foi est la grâce en Jésus-Christ.
Mais que construit-on sur ce fondement ?
Et comment construit-on ?

Paul – encore lui – dit ceci : « Or, si quelqu'un bâtit sur ce fondement avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l'oeuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu'elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu'est l'oeuvre de chacun. Si l'oeuvre bâtie par quelqu'un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l'oeuvre de quelqu'un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. » 1Co 3.12-15

Certains se disent parfois : au fond l'important pour moi est d'être sauvé, quand bien même se serait comme au travers du feu...

Mais peut-on réellement se contenter d'un tel raisonnement et ne pas considérer quel fut le prix de l'oeuvre de Dieu concernant notre salut, en évacuant d'un revers de main toute notion de service ?

Comprenez-moi bien ; il ne s'agit pas de mettre dans le plateau de la balance le poids de nos services, les considérant comme étant une sorte de compensation à l'oeuvre rédemptrice de Jésus, un moyen d'y apporter notre cote part. Non, bien sûr !

Mais l'immensité de la miséricorde de Dieu n'est-elle pas une invitation – et sans doute plus qu'une invitation – à devenir participant de sa nature même et à entrer dans les oeuvres qu'il a préparées d'avance pour chacun d'entre nous ?
Notre conscience peut-elle se satisfaire de : Alléluia, gloire à Dieu pour mon salut et s'arrêter à cette dimension ?
Lorsque nous parlons de la grâce, lorsque nous méditons sur la grâce, ne devons-nous pas penser en même temps au travail qui nous attend et qui est rattaché à cette grâce ?

Ne devons-nous pas accepter de remettre en cause notre compréhension de la grâce et considérer quels devraient être nos engagements dans le service pour l'oeuvre de Dieu ?

Les deux faces de la pièce de monnaie !

Il est intéressant de noter dans le texte de Matthieu que Jésus appelle « justes » ceux qui ont fait acte de charité envers leurs concitoyens !

Ainsi le « juste » dans sa nature et dans sa définition est bien le pécheur sauvé par grâce et qui se met au service de son divin Maître et des autres.

Le « juste » est le lien entre la grâce et les oeuvres, celui qui relie la grâce et les oeuvres !
C'est un peu comme si « juste » recevait la grâce d'une main et qu'il la portait à son coeur, et que de son autre main il allait chercher ce trésor dans son coeur pour le répandre autour de lui au travers de ces oeuvres.

Pour conclure

je voudrais inviter chacun à réfléchir à son engagement dans le Corps de Christ, engagement non pas facultatif, mais voulu et apprécié de Dieu, car il est de la même nature que la nature de Dieu.

Sur le fondement de la grâce nous devons construire et veiller aux matériaux que nous utilisons pour cette construction.

L'or, l'argent, les pierres précieuses sont des matériaux qui ont cette faculté de se laisser épurer à travers le feu.

Ils sont aussi des matériaux qui sont à la GLOIRE de Dieu !

Nos vies offertes dans le service seront, n'en doutons pas, épurées.
Epurées par des épreuves
Au travers de doutes
De question, parfois sans réponse
Au travers d'échecs
Epurées par les difficultés de tout ordre.

Nous serons comme des vases fêlés, montrant nos fragilités, mais au travers desquels la GLOIRE de Dieu sera manifestée.

La parabole des talents ne nous invite-t-elle pas à faire fructifier les dons que Dieu nous a donné ?

Et la parole de Jésus : « je connais tes oeuvres. Je sais que tu n'es ni froid, ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirais de ma bouche. » ne doit-elle pas résonner en nous comme un avertissement ?

Nous pouvons remercier Dieu pour la grâce en Jésus-Christ.
Mais nous pouvons aussi le remercier pour notre travail dans l'église.
Quel privilège qu'être artisan avec lui d'oeuvres qui auront leur accomplissement dans l'Eternité !

Quelle joie de servir celui qui nous a aimé au point de donner sa vie pour nous !

Et, si parfois, la tâche peut nous sembler au-dessus de nos forces, inatteignable, ambitieuse ; souvenons-nous que Dieu équipe ceux qu'il appelle !

Quand on se lève pour Dieu, quand on se met en marche pour lui, Dieu se met en marche avec nous !
N'est-ce pas là à nouveau une grâce de sa part ?

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