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Le spirituel, un préalable à une vie accomplie

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Type : Enseignement
Thème : Théologie
Source : Aimer & Servir   
Publié sur Lueur le
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Notre société propose de se réaliser soi-même, de se lancer dans le matérialisme, d'entrer dans la société de consommation.
Il est vrai que l'achat d'un nouveau produit peut provoquer un certain plaisir mais, rapidement, on s'en lasse et, à nouveau, on retombe dans la même tristesse, la même absence de sens au niveau de la vie. Parfois, nous lui donnons un sens tout à fait acceptable : faire du bien aux autres, bien élever notre famille ; dans notre profession médicale, notre objectif est d'aider les autres. Malgré tout à un moment donné, même avec un tel engagement, notre vie nous déçoit. C'est là que la notion spirituelle entre en jeu.
Pour comprendre la place du spirituel, il est nécessaire de comprendre qui est l'homme. Il porte en lui différentes questions, parfois sans réponse.

Une grande partie du désespoir de notre société est liée au fait que l'homme n'a pas de but. La vie s'arrête-t-elle au moment de la mort ? Dans notre société, la mort est devenue quelque chose que l'on refuse, que l'on rejette car elle est synonyme d'échec. L'homme a pensé qu'il pouvait vaincre la mort. Mais en fait, il a perdu toute illusion par rapport à ses capacités intellectuelles, aux progrès de la technique, aux progrès même médicaux.

Qui est l'être humain ?

Dieu forma l'homme de la poussière du sol, il insuffla dans ses narines un souffle vital et l'homme devint un être vivant (Genèse 2.7). Dans ce verset, il est parlé de l'Eternel Dieu qui forma l'homme de la poussière du sol ; nous sommes, au niveau chimique et organique, de la même nature que le monde qui nous entoure : carbone, oxygène, hydrogène, élémentsminéraux. Suivant le cours du dollar, notre matière première coûte environ 5 $ ! Mais nous valons beaucoup plus ! Le prix de notre rachat, c'est le sang de Jésus-Christ. Si nous étions la seule per-sonne qui ait existé depuis 2000 ans, Jésus serait mort pour nous.

Genèse 1.30 parle du souffle de vie. Le mot hébreu Neshama signifie que c'est l'Esprit de Dieu qui insuffle la vie, la sagesse, l'inspiration divine. Ce mot est synonyme de Nephesh : âme. Neshama est souvent associé au mot Ruah : l'esprit de l'homme, insufflé par Dieu ; acte particulier de Dieu au moment de la création de l'homme : parole créatrice de Dieu ; partie de Dieu dans l'homme ; partie de l'image de Dieu dans l'homme intérieur. Nous avons été créés avec le souffle de Dieu.

Genèse 1.26 dit : Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance. Ruah, l'esprit est contenu dans l'enveloppe du corps ; c'est pourquoi il faut être vigilant car, dans le Nouvel Age, vous, avec Dieu en vous, vous êtes Dieu et vous devez le découvrir. L'enseignement biblique dit : « Vous êtes créés à l'image de Dieu ». La relation avec le Créateur est une relation de soumission ; nous sommes des êtres créés et le Créateur est à l'extérieur de nous. En nous, il y a quelque chose de divin ; nous ne pouvons pas entrés dans cette relation avec Dieu par nos propres forces mais à cause de Sa grâce, en restaurant cette relation au travers de Jésus-Christ. Le Nouvel Age, à nouveau, se concentre sur l'homme : « vous connaîtrez que vous êtes Dieu et alors vous serez puissant. » L'enseignement biblique dit : « vous connaîtrez votre Dieu et, à travers cette réconciliation vous serez soumis à Dieu votre Créateur. » La pensée humaniste, la pensée du Nouvel Age sont très similaires ; ce sont des pensées de rébellion à l'égard de Dieu. C'est l'homme qui, par ses propres forces, se déclare Dieu.

A la mort physique, Ruah immortel retourne à Dieu qui l'a donné. Avant que la poussière retour-ne à la terre comme elle y était et que l'espritretourne à Dieu qui l'a donné (Ecclésiaste 12.7).

Le concept hébreu de l'homme n'est pas le concept de la pensée grecque ou de la pensée moderne. Dans le concept hébreu, le corps, l'âme, l'esprit forment une unité. Il y a ce que nous sommes et ce que les autres voient, mais pas de cou-pure entre le corps, l'âme et l'esprit.

Dans la pensée grecque on a dissocié l'âme et l'esprit d'un côté, et le corps de l'autre. Nous sommes encore très influencés par ce type de pensée qui méprise parfois le corps. L'âme et l'esprit sont la partie essentielle.

Nous avons été créés avec le souffle de Dieu

Dans l'Ancien Testament, on voit qu'à l'origine, l'homme est un être créé par Dieu avec une partie spirituelle. Dans sa structure il est constitué d'une partie physique, la poussière ; mais il est créé à l'image de Dieu, il est un tout, une unité, une globalité. C'est l'une des bases de l'éthique médicale biblique. C'est sur ce fondement-là que reposent la valeur et la dignité de l'être humain. Vous serez pour ou contre l'euthanasie, pour ou contre toute pratique à visée euthanasique en fonction de la définition que vous accordez au mot dignité.

Dans le Nouveau Testament, la structure de l'homme va se préciser, tout en restant à nouveau un tout. Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entier, que tout votre être, l'esprit, l'âme, le corps, soit conservé sans reproche jusqu'à l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5.23). L'être humain se définit par une approche globale. Dans le grec, l'âme est le mot psyché, équivalent du mot nephesh de l'Ancien Testament. Dans Matthieu 10.28, il est dit : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme ("psyché") craignez plutôt celui qui fait périr l'âme et le corps dans la géhenne ; le corps est soma, la partie naturelle. Il est le temple du Saint-Esprit.
A la mort, il y a séparation du corps et de l'âme. L'esprit ou pneuma est la partie invisible, immatérielle. L'élément qui permet à l'homme de penser à Dieu. Cette partie de l'être humain fait qu'il a besoin d'une relation spi-rituelle. Le pneuma est la fenêtre verticale de l'homme alors que la psyché est la fenêtre horizontale qui le rend conscient de son environnement. L'âme correspond à la vie, l'esprit a une dimension spirituelle. La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus acérée qu'une épée à double tranchant ; elle pénètre jusqu'à diviser âme et esprit, jointures et moelles, elle juge les sentiments et les pensées du coeur (Hébreux 4.12).

Au niveau du corps, les sens (vue, ouïe, goût, toucher, odorat) sont les moyens de communication entre le monde extérieur et intérieur, d'où la nécessité d'être vigilants et de garder « ses portes et ses fenêtres ». C'est aussi le temple du Saint-Esprit ; il est important de le respecter, d'en prendre soin. Cela fait partie des mandats que Dieu nous a donnés : gérer les biens qu'Il nous a confiés, prendre soin de son corps.

L'âme consiste en la volonté, la capacité de vouloir, de refuser, de choisir ; dans Romains 14.12, il est dit : Chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même ». Nous sommes des êtres responsables de nos choix, de nos actions et de nos réactions face à notre environnement.

Nos choix sont aussi des portes d'entrée dans la maladie et peuvent mettre une limite à notre guérison. La guérison passe souvent par une confrontation avec la racine du problème et non par une fuite. L'Evangile n'est pas un parterre de roses. Il y a des bénédictions, il y a un sens donné à la vie ; il y a des promesses, qui sont souvent conditionnelles. Que faisons-nous des conditions ? Dans l'âme, on trouve l'intelligence qui permet de connaître, planifier, analyser, construire, édifier des choses, signes caractéristiques de l'être humain qui le distinguent de l'animal. On trouve aussi les émotions, l'amour, la peur, la culpabilité, l'amertume, l'angoisse, etc. Notre âme s'exprime au niveau du corps. Dans l'être humain, il y a un esprit ; c'est le lieu de la communion avec Dieu, mais aussi le lieu où il est possible d'avoir une communion avec le monde occulte. « L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. » (Romains 8/16 ) Dans l'esprit, l'intuition connaît directement, sans influence extérieure. On sait les choses sans les avoir apprises. « Qui, parmi les hommes, sait ce qui concerne l'homme, si ce n'est l'esprit de l'homme qui est en lui ? De même, personne ne sait ce qui concerne Dieu si ce n'est l'esprit de Dieu. » (1 Corinthiens 2/11). La conscience fait aussi partie de l'esprit : le discernement du vrai ou du faux. « Comme Paul les attendait à Athènes, il avait eu lui-même l'esprit exaspéré en contemplant cette ville vouée aux idoles. » (Actes 17/16). L'intuition est le lieu où se fait la révélation. Plus celle-ci grandit, plus la communion avec Dieu s'intensifie et plus notre conscience s'aligne sur ce que Dieu appelle bien ou mal. Notre esprit va influencer notre âme, notre âme influence notre corps, il y a interrelations entre le corps, l'âme et l'esprit. Chacun de ces constituants de l'être humain a des besoins particuliers. L'équilibre et la guérison sont nécessaires à ces différents niveaux. La notion de santé que l'on a habituellement est une notion souvent limitée au corps et au psychisme, voire aux relations sociales. Quelle est l'identité de l'homme ? Il a été entièrement touché par le péché ; tous nos constituants sont donc séparés de Dieu. Thomas d'Aquin a dit : « Non, l'intellect n'a pas été touché par le péché ». Il a commencé à inclure les livres de philosophes grecs comme faisant partie de la révélation acceptable. Il a été un des pionniers de la pensée humaine. « Il n'y a pas un juste, pas même un seul, tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3/23). Nous sommes aussi des êtres de relation. « Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Matthieu 22/37-39 ). La relation verticale et la relation horizontale dessinent l'image de la croix avec, au centre, le pardon.

Les besoins de l'homme

A chaque niveau, l'être éprouve des besoins : au niveau physique, au niveau de l'âme, au niveau psychique, spirituel, relationnel. Tout déséquilibre au niveau de la réponse à ces besoins, que ce soit la négligence ou l'excès, entraîne des conséquences. Si je dis que mon corps ne vaut rien, je vais le mépriser pour que mon âme et mon esprit s'élèvent : il y aura déséquilibre. De même si je dis que mon corps est mon idole, alors qu'il est le temple relationnel, des amis prennent la place de Dieu. Dieu nous appelle à un équilibre. Quelle est la place du spirituel dans la guérison ? Toute guérison vient de Dieu, mais toute maladie n'est pas forcément spirituelle ; le processus de guérison, comme celui du deuil, font partie de la création. Si la maladie n'est pas toujours d'origine spirituelle. (face à la maladie) nous devons néanmoins nous poser la question : y a-t-il quelque chose de spirituel dans son origine ? Ce que nous sommes appelés à faire, c'est à traverser la maladie avec une attitude spirituelle. La maladie peut être d'origine organique, liée à nos choix personnels. Elle peut être liée à des choix d'autres personnes vivant les unes avec les autres, au niveau d'une nation, d'une famille. Elle peut être liée aussi aux choix des générations qui m'ont précédé, choix de vie, choix dans le domaine occulte, etc. Toute guérison d'origine spirituelle commence par la prière : une prière d'autorité, une prière de libération, de repentance. Au-delà de cette prière, il est nécessaire de se maintenir dans ce qui a été prié, en accord avec un nouveau style de vie.

Rapports faits aux USA

Effet thérapeutique positif de la prière d'intercession pour les patients admis dans une unité de soins intensifs cardiologiques. Un protocole fut institué en double aveugle les patients pour lesquels on priait ne savaient pas que l'on priait pour eux et les personnes qui priaient ne savaient pas pour qui elles priaient. Sur 192 patients pour lesquels on a prié pendant dix mois, le groupe bénéficiaire de la prière d'intercession eut moins de problèmes pendant la vie en jeu par complications que l'autre groupe: - au niveau des défaillances cardiaques : 8 dans le groupe pour lequel on priait et 20 dans l'autre groupe ; - utilisation de diurétiques : 5 dans le premier groupe et 15 dans le deuxième ; - arrêt cardio-pulmonaire : 3 dans le premier, 14 dans le deuxième ; - pneumonies : 3 dans le premier, 13 dans le deuxième ; - nécessité d'antibiotiques : 3 dans le premier et 17 dans le deuxième ; - intubation : 0 dans le premier et 12 dans le deuxième. Programme incluant le spirituel et l'avenir chez les utilisateurs d'héroïne. Chez ceux qui ont suivi un programme basé sur les besoins spirituels, on a observé une année plus tard, que 54 % n'avaient pas consommé à nouveau de drogue contre 5 % seulement dans un groupe témoin où les besoins spirituels n'étaient pas pris en considération. 69% dans le premier groupe s'étaient mariés contre 21 % dans le deuxième groupe. Donc, les programmes basés sur le spirituel sont plus efficaces que les autres pour conduire à un sevrage de l'héroïne. Place de la croyance religieuse dans la pratique des psychiatres chrétiens aux USA (enquête auprès de 193 praticiens). D'après eux, les médicaments sont plus efficaces que toute autre approche dans le traitement de la schizophrénie ou des manies. En revanche l'étude biblique et la prière sont plus efficaces que les médicaments psychotropes ou les psychothérapies habituelles pour les patients souffrant d'alcoolisme, de problèmes sociaux, de tentatives de suicide ou de processus de deuil. Anamnèse du spirituel chez un patient malade. Une enquête a tenté de définir quels étaient les points que l'on devait rechercher pour faire un diagnostic spirituel ; ceux qui ont été mis en évidence sont caractérisés par la capacité de la personne chercher à donner un sens à sa vie, à avoir la foi, à aimer, à pardonner, à prier, à méditer dans le calme, à adorer, à voir au-delà des circonstances présentes. Un diagnostic spirituel se fait sur la base de ces points. Le dernier point par rapport à ces enquêtes c'est la relation entre le spirituel, la crainte de la mort et l'acceptation du suicide. Sur 205 questionnaires (dont 146 adressés à des femmes) l'acceptation du suicide est inversement proportionnelle à l'engagement spirituel. La peur de la mort est inversement proportionnelle à l'acceptation du suicide. Dans la jeune génération, le problème du suicide est grave et ce résultat pourrait être utilisé dans la prévention par rapport au suicide du jeune. L'engagement personnel dans une recherche spirituelle diminue l'acceptabilité du suicide. La prière, même si les personnes ne savent pas que l'on prie pour elles, a des effets. Quelle est notre santé spirituelle à nous, soignants ? Dans Luc, il est dit : « Médecin, guéris-toi, toi-même ». Si nous voulons soigner, nous devons aussi être en bonne santé spirituelle.

Pathologies organiques

« Alors s'approcha de lui une grande foule, ayant avec elle des boiteux, des aveugles, des muets, des estropiés, et beaucoup d'autres malades. On les mit à ses pieds, et il les guérit. » (Matthieu 15/30). Il est fait mention de pathologies organiques, de personnes qui ont des dysfonctionnements au niveau physique. Quel pouvait être leur niveau spirituel ?

Les boiteux

« Alors Élie s'approcha de tout le peuple, et dit: Jusqu'à quand clocherez-vous des deux côtés? Si l'Éternel est Dieu, allez après lui; si c'est Baal, allez après lui! Le peuple ne lui répondit rien. » (1 Rois 18/21). Elie s'adresse ici, à des coeurs divisés qui jouent tantôt la carte « christianisme », tantôt celle « qui nous fait du bien. » Nous gardons nos jardins secrets que nous estimons nous appartenir. Cela peut être un rêve, un petit péché ou un péché secret. On constate actuellement qu'internet et la pornographie prennent de plus en plus d'ampleur. Bien des chrétiens se connectent sur ces programmes, ce qui peut se faire dans le secret. Lorsqu'on est connecté sur ce site, il est parfois difficile d'en sortir Il est cependant fini, ce temps où l'on peut être un petit peu chrétien et un petit peu autre chose ! Il faut se démarquer ! Nous sommes appelés à être saints, c'est-à-dire à nous séparer. « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un et aimera l'autre ; ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. » (Luc 16/13). Il faut abandonner les béquilles qui nous rassurent. Chacun a un appel sur sa vie, là où le Seigneur l'a placé ; personne ne peut nous remplacer.

Les aveugles

« Ta Parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon sentier. » (Psaume 119/105). L'aveugle ne sait pas quel chemin il doit prendre. Il manque de vision. « Quand il n'y a pas de révélation, le peuple est sans frein » (Proverbes 29/18). On avance en tâtonnant ; l'aveugle spirituel est quelqu'un qui voit les choses d'un point de vue humain. Il ne reconnaît pas Dieu dans ses voies. Il manque de discernement et de révélation sur Dieu. Nous limitons souvent la puissance de Dieu, Son autorité et nous l'enfermons dans une boîte. Nous avançons à tâtons, avec nos sécurités. Dans le monde francophone, une de nos sécurités, c'est notre connaissance, mais aussi notre raisonnement. Pour aller plus loin, il faut prendre possession de territoires qui n'ont pas encore été conquis. Allons-nous rester dans le chemin que nous connaissons et où nous tâtonnons ? Etre aveugle, c'est aussi être incrédule. Le péché peut nous aveugler et, notamment, la haine de notre prochain. Savons-nous où nous allons ? Quelles sont les circonstances qui nous conduisent là où nous ne voulons pas aller ?

Les sourds-muets

Le sourd-muet n'entend pas la voix de l'Esprit et ne peut exprimer les choses de Dieu. Comment parler de Dieu si nous n'entendons pas qui Il est ? Dans la pensée hébraïque, entendre s'accompagne toujours d'obéir. Dans Matthieu 7/26, il est dit : « Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. » « Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs, comme lors de la révolte, au jour de la tentation dans le désert, où vos pères me tentèrent pour m'éprouver » (Hébreux 3/8). « Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l'est pas moins que l'idolâtrie. » (1 Samuel 15/23). Si l'on refuse d'entendre la voix de Dieu, le coeur finit par s'endurcir et le péché devient de plus en plus naturel. Un domaine où l'on entend mal la voix de Dieu est le domaine du pardon ; une multitude de personnes à l'heure actuelle vit sous la condamnation. Celle-ci réduit nos forces, empêche la puissance de Dieu de s'exprimer au travers de nous. Il nous faut prendre position et confesser la Parole de Dieu. La condamnation ne vient pas de Dieu ; elle nous fait courber la tête, et met des boulets à nos chevilles. Dieu est un Dieu qui pardonne et restaure. Il faut nous réjouir de la relation que nous avons en Lui.

Les estropiés

Ce sont les blessés de la vie, ceux dont Dieu veut panser les plaies : mais pour guérir, ces personnes ont besoin de quitter leur rôle de victime, de pardonner, de refuser de se venger, d'avancer pour toucher le vêtement de Jésus et pour que Dieu les touche à leur tour. Les personnes épuisées, les estropiés, Dieu veut les restaurer et leur donner du repos. « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » (Matthieu 11/28-30). Il y a encore toutes les maladies spirituelles qui peuvent interférer dans notre relation avec Dieu : notre indépendance, notre orgueil, notre insoumission, notre coeur rebelle. Pour faire le diagnostic, approchons-nous de Dieu et faisons comme il est dit dans le Psaume 139/23-24 : « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon coeur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l'éternité ! » Si nous sommes malades, comment allons-nous prendre soin des autres ? Nous sommes tellement formés à servir les autres, à être une solution pour les autres qu'il nous est difficile de reconnaître que nous sommes peut-être malades et que nous avons besoin d'aide.
Si nous sommes malades, comment allons-nous prendre soin des autres ?

Conclusion

Mettons de côté nos raisonnements de médicaux et paramédicaux et laissons l'esprit de Dieu révéler ce qu'il veut changer en nous pour aller de l'avant, pour entrer dans les plans de Dieu, pour être des vainqueurs afin que la parole qui a été dite sur Jésus puisse être une réalité, comme l'exprime ce ver-set : « L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur » (Luc 4/18-19).

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