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Désespérance et facteurs contributifs
4. Facteur de désespérance : tristesse, confusion

Auteur :
Type : Dossier
Thème : Santé & Psychologie
Source : Aimer & Servir
Réf./Date source : 128
  
Publié sur Lueur le
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Sommaire :
  1. Désespérance et facteurs contributifs
  2. Comment naît l'espérance humaine ?
  3. Facteur de désespérance : négligences, abus, échecs
  4. Facteur de désespérance : tristesse, confusion
  5. Facteur de désespérance : culpabilité, mensonge
  6. La clé contre la déséspérance

Les pertes, la tristesse, le chagrin

La perte d'un être cher en qui nous avions mis tous nos espoirs de satisfaction, la perte d'un emploi qui incarnait toute notre valeur, la perte d'une fonction très importante, des circonstances imprévisibles et non maîtrisables (maladie sérieuse, handicap profond, catastrophes naturelles, guerres, prison, persécutions...) peuvent également nous conduire à la désespérance. C'est un processus légitime d'expérimenter tristesse, chagrin et de faire le deuil après une perte. La perte met à nu notre fragilité, notre incapacité. notre incompétence et très souvent également nos dépendances et nos idolâtries. L'idolâtrie est un besoin d'amour qui est assouvi par quelqu'un ou quelque chose plutôt que par Dieu lui-même.

"Moi, je suis l'Éternel, tel est mon nom et je ne donnerai ma gloire à aucun autre. Je ne livrerai pas mon honneur aux idoles." (Esaïe 52 : 8).

La perte de nos appuis dans notre vie, la perte de nos idoles peut révéler notre fragilité, notre faiblesse, notre insignifiance et nous plonger dans la désespérance. Dans le monde, après l'acquisition de beaucoup de biens, il n'y a que perte sur perte avec toute la tristesse qui conduit à la désespérance puis à la mort. Cependant la perte des choses ici-bas peut nous conduire également à rechercher une espérance en Dieu, que nous n'aurions pas recherchée si nous n'avions pas été privés de nos biens terrestres. "En effet, la tristesse qui est bonne aux yeux de Dieu produit un changement d'attitude qui conduit au salut et qu'on ne regrette pas. La tristesse du monde, elle, produit la mort" (2 Corinthiens 7 : 10).

La confusion

Une expérience de Pavlov montre que les rats évitent la cupule de nourriture électrifiée mais se restaurent à la cupule non électrifiée. Si on inverse le circuit électrique dans les cupules, les rats sont d'abord surpris et désemparés puis retrouvent le chemin de la cupule non électrifiée. Mais si on change plusieurs fois par jour le circuit électrique, les rats sont complètement déboussolés, paniqués, désespérés et se laissent mourir de faim, n'essayant plus de s'alimenter. La confusion précipite ainsi les rats dans le désespoir.

Nous vivons dans une société quia perdu ses références divines, qui fuit de plus en plus la réalité pour vivre dans l'artificiel et le virtuel. Les médias nous bombardent d'informations réelles ou virtuelles (la mort, les crimes, la violence, les perversions sexuelles sont banalisés) et nous imposent des standards de beauté, de jeunesse, de look, de réussite que seules quelques idoles peuvent incarner.

Avec l'introduction de la bourse, les législations européennes voire mondiales, la puissance des lobbies, l'économie a de moins en moins à voir avec la réalité. L'ordinateur permet de se créer un monde totalement sur mesure, virtuel, irréel et Internet nous donne accès à une multitude d'informations dont il est difficile de faire le tri si on n'a pas de références solides. L'humanisme et le relativisme ont ébranlé les fondements bibliques de la société et de la famille. Il n'y a plus de référence divine et la référence familiale est de plus en plus disloquée et ébranlée. Les seuls critères qu'on essaie de maintenir sont la morale et la citoyenneté dans cette jungle capitaliste et égoïste. Comment peut-on garder une espérance dans un monde aussi instable, confus, pervers et corrompu ? Ce n'est pas étonnant que la recherche du bien-être, du plaisir soient la préoccupation majeure et que violence, délinquance se déchaînent dans un monde qui, sans espérance, n'a plus rien à perdre.

Un autre facteur de confusion et non des moindres est représenté par l'hypocrisie. "Le levain des pharisiens c'est l'hypocrisie" (Luc 21 : 1). Matthieu 16 : 5-12 et Matthieu 23 : 4-5 nous dit que les pharisiens lient de pesants fardeaux et les placent sur les épaules des hommes mais qu'ils ne bougent même pas le petit doigt pour les déplacer. Dans tout ce qu'ils font, ils agissent pour être vus des hommes.

Le monde et les valeurs du monde ont envahi l'église, raison pour laquelle les non chrétiens ne sont pas attirés par elle. Les églises et les chrétiens sont régis par beaucoup de lois, règles et rites. Il est d'ailleurs plus facile de suivre des lois qu'on peut contrôler que d'être dirigé par le Saint-Esprit. Mais seul l'Esprit vivifie alors que la loi tue (2 Corinthiens 3 : 6). Les règles et les points de vue ne conduisent qu'à des discussions, des affrontements et même si nous avons raison, le fait de vouloir imposer notre point de vue, risque de braquer notre interlocuteur et d'augmenter ses résistances (2 Timothée 2 v23-26).

Le Saint-Esprit ne discute pas mais Il convainc de péché, de justice et de jugement (Jean 16 : 18). "Si nous prétendons être sans péché, nous vivons dans l'illusion et la vérité n'habite pas en nous. Si, au contraire, nous avouons nos péchés, Dieu est fidèle et juste et Il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis. Si nous prétendons ne pas avoir péché, nous faisons de Dieu un menteur et sa parole n'est pas en nous" (1 Jean 1 : 8-10). Il ne s'agit pas de reconnaître certaines fautes secondaires comme les disciples qui culpabilisaient parce qu'ils n'avaient pas pensé au pain, mais il s'agit de reconnaître les fautes dont le Saint-Esprit nous convainc. L'hypocrisie empêche le SaintEsprit de nous conduire et nous fait dépendre de nous-mêmes avec deux conséquences dramatiques majeures
- d'une part, les chrétiens hypocrites ne peuvent entrer dans les oeuvres préparées d'avance par Dieu et vivent ainsi dans la frustration et la désespérance
- d'autre part, les non chrétiens ne voient pas de grande différence dans la vie chrétienne et ne sont donc pas attirés par elle.

Le relativisme, la fuite de la réalité, l'irruption du virtuel, l'absence d'authenticité et l'hypocrisie des chrétiens contribuent à la confusion générale et à la désespérance.

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