délivrée de l'alcoolisme

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Type : Témoignage
Thème : La guérison
Source : Lueur   
Publié sur Lueur le
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Avant de témoigner de ce que Jésus a fait dans ma vie, je vais vous brosser un tableau de ma vie sans Lui.

Je suis née dans une famille angevine très catholique avec un oncle prêtre, une tante missionnaire et d'autres enseignants dans des écoles privées.

J'avais deux ans lorsque mon père meurt, prisonnier durant la guerre de 1940. Ma mère se retrouvant toute seule et sans situation, trouva un emploi comme cuisinière dans une famille noble qui voyageait au cours de l'année dans ses différents châteaux. Ne pouvant m'emmener dans ses déplacements, maman me mit en pension chez des religieuses à Angers dès l'âge de 7 ans. J'y suis restée jusqu'à de 17 ans.

Je me suis mariée très jeune avec un homme de 10 ans mon aîné, en fait, je recherchais l'amour d'un père qui m'avait beaucoup manqué. J'eus un fils l'année suivante, mais quelques années après, ce fut le divorce.

A partir de là, je rejetai complètement Dieu qui semblait m'avoir abandonnée et je me lançai à corps perdu dans une vie de débauche totale : sorties en boîte de nuit, des liaisons, une vie facile et, hélas tout ce qui en découle (plusieurs avortements, déceptions sentimentales, …)
J'avais beaucoup de succès et cela me rendait euphorique... pour combien de temps ? Ma santé était une catastrophe; j'avais commencé à prendre des somnifères à 25 ans, séjours en maison de repos après des interventions, prise d'alcool sans toutefois être déjà dépendante.
Une dizaine d'année après je me remariai, pensant m'assagir. Cela n'a pas duré, car j'étais encore déçue, je m'enfonçai dans le travail et dans les sorties.

Je venais de reprendre une affaire familiale qui marchait très bien. Dans le monde professionnel où je me trouvais, j'avais beaucoup d'occasion de sorties et de voyages fréquents à Paris.
A cette époque, je fréquentais assidûment les voyants, tous ceux et celles d'Angers mais aussi d'autres à Nantes, Tours, Paris,… je vivais dans le futur. Je repris donc ma vie d'aventures et trompais mon mari.

Les problèmes financiers commencèrent à venir et les banques me mirent le couteau sous la gorge. Je jonglais avec les millions…. de ma mère. En 1983 j'eus un contrôle fiscal sans prévenir avec 6 inspecteurs. J'en ai fait des crises d'asthme, perdu 3 kg dans le week-end.
Ce contrôle a duré 3 ans. A partir de là, ce ne sont plus les hommes qui m'intéressaient, mais je plongeais dans l'alcool mélangé aux médicaments. Ce fut l'enfer, je voulais me détruire buvant seule le soir en espérant ne pas me réveiller le lendemain. Chaque jour je me disais, "demain je m'arrête, cela va finir par se voir", et le lendemain, je continuais... Au cours de ces 3 années de contrôle, le fisc me réclamait 1.500.000 F de redressement. Je suis passée devant une commission des impôts et j'ai tout discuté. En fin de compte, je n'ai eu à payer que 9.000F de réajustement de TVA.
J'avais gagné, mais j'étais anéantie. Les nerfs craquaient et j'avais du mal à supporter l'alcool.
Un vendredi après midi, alors que j'étais chez moi au lieu d'être au magasin, ma mère me téléphona et me reprocha de ne pas être au travail. Ce fut le déclic … je suis allée à la cuisine et "m'enfilai" une ½ bouteille de Ricard sec au goulot, je voulais en finir, je voulais mourir !!! mais tout à coup, j'eus peur de la mort.

J'avais lu un article de presse qui traitait de l'alcoolisme féminin et je l'avais gardé pensant qu'un jour il me serait utile. Je l'ai donc repris pour le parcourir et je me décidai à téléphoner aux "Alcooliques Anonymes". Durant une heure je parlai avec une dénommée France qui se disait elle-même alcoolique. Enfin je trouvai quelqu'un qui me comprenait et qui avait le même problème que moi. Elle m'a donné une adresse de réunion à Paris à laquelle j'ai participé le mardi suivant, je ne voulais surtout pas aller à Angers ou à Nantes de peur de rencontrer des personnes que je connaissais.

France se trouvait là et il y avait beaucoup de femmes, je n'étais plus seule avec ce problème d'alcool. Ils parlaient de spiritualité, de Dieu tel qu'on le conçoit, de programme de rétablissement, d'étapes. Il y avait une telle lumière dans cette salle, moi qui arrivais des ténèbres. Je fus touchée par une puissance qui m'était inconnue jusque là, Dieu ! Je sentis une grande fraternité, de l'amour, je pleurai durant toute la réunion, mais je puis vous dire que je laissai dans cette salle ma vielle peau, tout ce qui était moche en moi. Je n'avais plus cette chape de plomb qui me pesait sur les épaules depuis tant d'années, je n'avais plus cette boule qui partait dans l'estomac et qui remontait jusqu'à la gorge et qui me donnait l'impression d'étrangler en permanence. D'un seul coup, tout cela avait disparu.

Cette lumière était là pour moi et je voyais le bout du tunnel, c'était merveilleux. Je m'abandonnais entre les mains de Dieu tel que je le concevais, un Dieu bon, compatissant, un Dieu d'amour qui m'aimait telle que j'étais.

D'habitude j'avais peur de prendre le métro ou le bus, peur d'avoir des malaises alors je prenais le taxi, mais là, je pris le métro, le bus, traversais en pleine nuit le pont Mirabeau, … Ce fut comme si j'avais des ailes, je me sentais légère, j'étais libérée…

Dans la nuit je lus tout le programme des Alcooliques Anonymes. J'avais vu des gens tellement rayonnants que je voulais posséder ce qu'ils avaient: la paix, la joie, la sérénité. Ce soir-là, je pris mon dernier verre de Ricard.

Lorsque je rentrai à la maison, je mis mon mari au courant de mon expérience, il ne s'était pas rendu compte que j'étais allée si loin dans l'alcool.
Au magasin, les vendeuses qui étaient pour moi des amies, se demandaient ce qui m'arrivait, elles pensaient que j'avais été voir un petit ami.
Non, j'ai rencontré Dieu leur ai-je répondu, j'étais tellement heureuse. Dieu a vraiment mis la main sur moi.

Ce fut le commencement d'une vie nouvelle. Même si le programme des Alcooliques Anonymes est basé sur la Bible, j'avais encore à faire du ménage dans bien des domaines de ma vie, surtout je n'avais pas encore rencontré Jésus.

Je l'ai rencontré d'une manière peu banale. Je fus accusée de vol et de détournement de chèques par une amie et associée dans une affaire de prêt-à-porter, et donc convoquée à la gendarmerie la veille de Noël.

Parmi les personnes qui avaient émis des chèques se trouvait un couple de chrétiens. Tous deux sont venus me voir à la maison et m'ont parlé de Jésus, du pardon possible de nos fautes grâce au don de sa vie à la croix.

Invitée à une réunion dans leur église de type protestante, je compris ce que Jésus avait fait pour moi et comment Il voulait marcher à mes côtés pour transformer toujours plus ma vie en une vie de joie. Ce soir-là, je lui ai donné le contrôle de ma vie et depuis, je suis heureuse de vivre avec lui.

En Alcooliques Anonymes on parle de rétablissement, mais avec Jésus je peux dire qu'Il m'a guérie de l'alcool. Depuis, Il m'a libéré des somnifères que je prenais depuis 30 ans.

Je remercie le Seigneur de ce qu'il a fait pour moi et de ce qu'Il fait encore chaque jour.

Janine

Commentaires (1)

par jeano

cela me donne du réconfort et plus de joie quand je lis ses lignes en voyant comment Dieu opère des délivrances dans la vie des gens.

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