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La gloire et la misère du travail humain

Auteur :
Type : Réflexion
Thème : Divers
Source : Construire Ensemble   
Publié sur Lueur le
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Le travail tient une grande place dans la vie des humains. Nous y consacrons une grande partie de notre temps, de nos forces, de nos pensées. Or, ce travail nous apparaît à la fois comme une pénible nécessité et comme un privilège. D'un côté, le travail est souvent une cause de tensions et de souffrances ; de l'autre, il est une source de fierté. La privation de travail, le chômage est un malheur.

Le travail tient une grande place dans la vie des humains. Nous y consacrons une grande partie de notre temps, de nos forces, de nos pensées. Or, ce travail nous apparaît à la fois comme une pénible nécessité et comme un privilège. D'un côté, le travail est souvent une cause de tensions et de souffrances ; de l'autre, il est une source de fierté. La privation de travail, le chômage est un malheur.

On entend parfois dire que le travail est une malédiction imposée aux humains à cause du péché. Ce n'est pas ce qu'affirme la Bible. Dès la création, Dieu a voulu faire de l'homme son associé : il lui a confié la mission de dominer la terre et l'a placé dans son jardin pour le cultiver et pour le garder. C'est là une tâche noble que d'oeuvrer avec Dieu et pour Dieu. Le travail est un aspect de la vocation que Dieu adresse à tout être humain.

Malheureusement, le péché a fait retomber une malédiction sur le travail humain : C'est à la sueur de ton visage que tu tireras ta nourriture. C'est un fait : tout travail comporte une peine. Si aujourd'hui les machines ont allégé la fatigue physique des travailleurs, elles ne l'ont pas supprimée et ont bien souvent ajouté une fatigue nerveuse.

La peine du travail tient d'abord à l'obligation qui nous est imposée de travailler : il faut travailler pour vivre, c'est une nécessité qui nous est faite. En outre, le travail comporte toutes sortes d'obligations : il faut respecter des horaires, s'adapter à des rythmes contraignants, se placer sous une autorité qui peut être pesante et même injuste. Les relations dans le travail, relations hiérarchiques ou de collaboration, sont de fréquentes sources de conflits. Ajoutons que, pour beaucoup de travailleurs, le travail est marqué par la précarité : il est vécu sous la menace d'une possible perte d'emploi.

Malgré cela, le travail reste pour l'homme une vocation noble. Il fait de lui un collaborateur de Dieu ; il lui donne le privilège d'accomplir une oeuvre dont il peut se réjouir. Dieu attache du prix à notre labeur et le bénit en lui permettant de porter du fruit, de créer des richesses qui rendent la vie humaine plus facile, plus sure, plus agréable ? en nous procurant la nourriture, le vêtement, la maison, mais aussi l'éducation, la communication, la médecine, l'art sous toutes ses formes. D'où la joie du travailleur, exprimée par exemple au psaume 126 : Ceux qui sèment dans les larmes moissonnent en chantant (Ps 126.5).

Pour une autre raison aussi, le travail garde sa noblesse malgré la peine qui s'attache à lui : il est créateur de communauté. Il nous met en relation avec les autres. Même le travailleur indépendant, l'artisan par exemple, vit grâce à ses fournisseurs et ses clients. On ne travaille pas que pour soi. Qui versera un salaire pour un travail qui n'est utile à personne ? Par son travail, chacun apporte une contribution au bien commun et participe à la vie sociale. Le Docteur Tournier ne craint pas de qualifier de « charlatan » celui qui ne travaille que pour lui-même.

Une telle attitude se situe à l'opposé de l'enseignement de l'Écriture et, tout, spécialement, de celui du Christ, qui demande à ses disciples de se considérer comme les serviteurs des autres. C'est en effet la notion de service qui fait la gloire du travail : quiconque veut être grand parmi vous sera votre serviteur. Cette grandeur tient au service que notre travail rend à la communauté humaine, mais aussi à la générosité que le fruit de notre travail nous permet de manifester en faveur des autres : par votre superflu, vous pouvez venir en aide à ceux qui sont dans le besoin. En faisant du bien, nous sommes en effet les collaborateurs de Dieu et nous le glorifions : notre libéralité fait abonder de nombreuses actions de grâces envers Dieu.

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