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Les tempêtes de notre vie

Texte
Auteur :
Type de texte : Etudes Bibliques
Thème : Vie Chrétienne
Source : Lueur, www.lueur.org

Lecture dans Actes 27 : 8–26 ; 33-38

8 Nous la côtoyâmes avec peine, et nous arrivâmes à un lieu nommé Beaux Ports, près duquel était la ville de Lasée.
9 Un temps assez long s'était écoulé, et la navigation devenait dangereuse, car l'époque même du jeûne était déjà passée. (27-10) C'est pourquoi Paul avertit
10 les autres, en disant: O hommes, je vois que la navigation ne se fera pas sans péril et sans beaucoup de dommage, non seulement pour la cargaison et pour le navire, mais encore pour nos personnes.
11 Le centenier écouta le pilote et le patron du navire plutôt que les paroles de Paul.
12 Et comme le port n'était pas bon pour hiverner, la plupart furent d'avis de le quitter pour tâcher d'atteindre Phénix, port de Crète qui regarde le sud-ouest et le nord-ouest, afin d'y passer l'hiver.
13 Un léger vent du sud vint à souffler, et, se croyant maîtres de leur dessein, ils levèrent l'ancre et côtoyèrent de près l'île de Crète.
14 Mais bientôt un vent impétueux, qu'on appelle Euraquilon, se déchaîna sur l'île.
15 Le navire fut entraîné, sans pouvoir lutter contre le vent, et nous nous laissâmes aller à la dérive.
16 Nous passâmes au-dessous d'une petite île nommée Clauda, et nous eûmes de la peine à nous rendre maîtres de la chaloupe;
17 après l'avoir hissée, on se servit des moyens de secours pour ceindre le navire, et, dans la crainte de tomber sur la Syrte, on abaissa les voiles. C'est ainsi qu'on se laissa emporter par le vent.
18 Comme nous étions violemment battus par la tempête, le lendemain on jeta la cargaison à la mer,
19 et le troisième jour nous y lançâmes de nos propres mains les agrès du navire.
20 Le soleil et les étoiles ne parurent pas pendant plusieurs jours, et la tempête était si forte que nous perdîmes enfin toute espérance de nous sauver.
21 On n'avait pas mangé depuis longtemps. Alors Paul, se tenant au milieu d'eux, leur dit: O hommes, il fallait m'écouter et ne pas partir de Crète, afin d'éviter ce péril et ce dommage.
22 Maintenant je vous exhorte à prendre courage; car aucun de vous ne périra, et il n'y aura de perte que celle du navire.
23 Un ange du Dieu à qui j'appartiens et que je sers m'est apparu cette nuit,
24 et m'a dit: Paul, ne crains point; il faut que tu comparaisses devant César, et voici, Dieu t'a donné tous ceux qui naviguent avec toi.
25 C'est pourquoi, ô hommes, rassurez-vous, car j'ai cette confiance en Dieu qu'il en sera comme il m'a été dit.
26 Mais nous devons échouer sur une île.
[...]
33 Avant que le jour parût, Paul exhorta tout le monde à prendre de la nourriture, disant: C'est aujourd'hui le quatorzième jour que vous êtes dans l'attente et que vous persistez à vous abstenir de manger.
34 Je vous invite donc à prendre de la nourriture, car cela est nécessaire pour votre salut, et il ne se perdra pas un cheveu de la tête d'aucun de vous.
35 Ayant ainsi parlé, il prit du pain, et, après avoir rendu grâces à Dieu devant tous, il le rompit, et se mit à manger.
36 Et tous, reprenant courage, mangèrent aussi.
37 Nous étions, dans le navire, deux cent soixante-seize personnes en tout.
38 Quand ils eurent mangé suffisamment, ils allégèrent le navire en jetant le blé à la mer.

Je voudrais vous parler des tempêtes de notre vie. Celles que nous traversons que nous le voulions ou non.

Il est toujours impressionnant de voir à la télé les ravages que laissent derrière eux les orages, les ouragans ou les tornades : maisons dévastées, ponts brisés, voitures renversées, récoltes anéanties et parfois de nombreuses victimes. Nous avons encore tous en mémoire la tempête de décembre 1999 qui a causé beaucoup de dégâts en France et dans une partie de l’Europe. On peut encore en voir les traces lorsqu’on se promène dans certaines forêts. Ces tempêtes de plus en plus fréquentes de nos jours ont pour responsable le réchauffement de la planète.

Outre les tempêtes naturelles, nous subissons aussi des tempêtes spirituelles, sous la forme d’épreuves, de difficultés et de tracas. Ces tempêtes sont monnaie courante dans notre vie, surtout notre vie chrétienne et personne n’est épargnée. Peut-être quelques uns d’entre vous, en tout cas pas moi et j’en suis bien content.

En général lorsqu’un nuage noir obscurcit tous nos espoirs et qu’une tempête s’annonce, nous ne savons pas comment nous en sortir.

Dans les passages que nous venons de lire, l’apôtre Paul, nous montre au travers des péripéties décrites, que nous pouvons en sortir victorieux, pourvu que nous sachions réagir de la bonne manière. Comment ? Essayons de le voir ensemble au travers des versets que nous venons de lire.

Tout d’abord, Dieu voudrait nous voir acquérir la vraie sagesse comme base de notre vie. Reprenons un peu le récit. Dans les premiers versets de ce chapitre 27 des actes, il est rapporté que Paul voyageait comme prisonniers des romains, lié par des chaînes, attendant de comparaître devant César pour avoir prêché l’Evangile. Un centurion (officier) était chargé de la surveillance de l’apôtre et des autres prisonniers. A leur arrivée à un endroit appelé Bons-Ports, sur l’Ile de Crète, ils ont voulu continuer jusqu’au Port de Phénix pour y passer l’hiver. A ce moment-là, Paul qui avait reçu une révélation du Seigneur, leur a adressé une très sérieuse mise en garde. Verset 10 « je vois , mes amis, que ce voyage sera dangereux : le bateau et sa cargaison vont subir de graves dommages et, de plus, nous risquons nous-mêmes d’y perdre la vie ». Ici, nous voyons que c’était Dieu lui-même qui, au travers de Paul, s’adressait au centurion et à tous les autres passagers du navire. Or, que fait le centurion, lui qui avait autorité pour prendre une décision ? Il n’a pas eu foi au message de Paul : il s’est rangé à l’avis du propriétaire du bateau. Ainsi il est dit verset 11 « mais l’officier romain avait plus confiance dans l’opinion du capitaine et du propriétaire que dans les paroles de Paul ».

Pour nous chrétiens, il y a souvent deux voix contradictoires qui se font entendre en nous. L’une provient, je dirai d’en haut et l’autre de la terre. Mais laquelle devons nous écouter ?

Lorsque nous lisons notre Bible ou lorsque nous venons à l’église pour y écouter prêcher la Parole, nous entendons la voix d’en haut. Mais dès que nous sortons, nous sommes assaillis par la voix des hommes et de satan. Tout comme cet officier romain tenu de choisir entre deux options, nous aussi nous sommes sans cesse placés devant d’importantes décisions pour notre vie. Or, tout mauvais choix est inévitablement lourd de conséquences.

Il est impressionnant de voir que malgré toutes les prouesses de la science ou tout le foisonnement d’appareils et de productions scientifiques que nous avons à notre disposition, les gens continuent à être déprimés et déboussolés. Ils se trouvent en face de montagnes de problèmes que la science ne peut pas résoudre. Le 20 ème siècle nous a apporté beaucoup d’inventions scientifiques, mais ce qui fait défaut c’est la sagesse qui nous permettrait de réussir notre vie et de prendre les décisions adéquates. La Bible, vérité pour tous les siècles, contient les ressources de la sagesse et de la connaissance infinies de Dieu.

Mais poursuivons notre voyage avec Paul. Quand le navire a été ballotté par ce vent impétueux qu’on appelait « vent du nord-est ou Euraquilon dans certaines versions », tous les passagers étaient complètement désemparés. Tempêtes, épreuves et difficultés s’abattent sur nous sans que nous puissions rien faire pour les éviter. La sagesse humaine est tellement impuissantes en face des assauts de la tempête : c’est ce que ces gens ont constaté à leurs dépens ! On peut imaginer la scène. Les passagers, parmi lesquels figurent probablement des gens riches, importants, des marchands, faisaient une agréable croisière sur un bateau chargé de marchandises diverses. Soudain la tempête se déchaîne, le navire est ballotté de-ci, de-là, complètement livrés aux flots déchaînés : impossible de le piloter. On nous dit qu’au premier jour, ils ont fait de leur mieux pour « ceindre » le navire afin d’éviter le naufrage. Le deuxième jour, la tempête faisait tellement rage, les vagues étaient si hautes, qu’ils ont compris que cela ne pourrait pas continuer. Alors qu’ont-ils décidé ? Ils ont décidé, bien à contre-cœur, je suppose, d’alléger leur bateau en jetant par dessus bord tout le chargement. C’en était donc fait de tous leurs espoirs de profit. Comme la tempête ne semblait s’apaiser au cours du troisième jour, ils se sont même mis à jeter à la mer les « agrées » c’est-à-dire l’équipement (poulies, voiles, cordages etc.) du navire. Or sans cet équipement, le bateau était évidemment livré aux éléments déchaînés. La situation empirant à chaque instant, la tempête ne se calmait pas ; c’était sans espoir : le naufrage était inévitable.

Voilà où finit la sagesse humaine quand une tempête s’abat sur elle. Combien de gens ont essuyé de telles tempêtes dans leur vie. Au début, ils ont fait de leur mieux, tout comme les passagers de ce navire. Ils ont essayé de préserver leur foyer, leur entreprise ou leur propre vie en comptant sur leur propre sagesse, leur détermination et leur expérience. Pendant un court moment, ils pensaient y arriver. Mais ils eurent tôt fait de constater que leur sagesse personnelle ne leur permettait pas de prendre la situation en main. Alors ils se sont mis à alléger le navire de leur vie. Ils ont jeté par dessus bord leurs espoirs, leurs profits, leurs situation même, mais les choses ne se sont pas arrangées. Désespérés, ils se sont alors rapprochés de Dieu et lui ont demandé la sagesse d’en haut. Il faut noter que nous les humains, nous nous sentons très forts et très confiants quand tout marche comme sur des roulettes. Mais dès que les vents impétueux commencent à nous secouer, notre foi dans la sagesse et les ressources humaines prend un rude coup. Il nous faut être modeste et reconnaître humblement, que nous ne sommes pas bien forts en face des tempêtes qui se déchaînent contre nous. Soyons toujours prêts à demander et à recevoir la puissance et la sagesse d’en haut.

Voyons donc de plus près comment Paul affronte cette difficulté ! Tous les autres passagers ont perdu leurs illusions et leur courage, sauf Paul. L’apôtre savait comment s’en tirer sain et sauf. Il a commencé d’abord à proclamer à ses compagnons de voyage qu’il appartenait à Dieu (verset 22). Un ange était apparu à l’apôtre et l’avait averti. C’est ce qui lui a permis de prendre une attitude courageuse à l’égard de Dieu. Est-ce que nous, nous aurions obéi à une telle voix ? Paul savait que malgré les vents violents et les éléments déchaînés, il appartenait toujours au Seigneur. Les gens du monde n’ont personne vers qui se tourner quand leurs affaires vont mal dans les tempêtes de la vie et quand il semble que l’univers entier est irrité contre eux. Mais, nous les chrétiens, nous savons que nous appartenons à Dieu qui a créé le ciel et la terre. Même si la terre entière devient notre ennemie, il nous reste encore le Rocher inébranlable sur lequel nous pouvons nous appuyer, car l’Eternel est notre héritage. Nous appartenons à Dieu et Dieu nous appartient. C’est notre Père.

La deuxième chose que l’on peut remarquer, c’est que Paul n’a pas craint de déclarer qu’il servait Dieu. Notre attitude devrait être semblable à celle de Paul. Comme nous servons l’Eternel, lui aussi veut nous servir. Que nous soyons dans la misère ou dans la solitude la plus complète, que tout le monde nous abandonne, notre Dieu ne nous laissera jamais seuls. Il restera un fidèle ami à nos côtés en dépit de toutes les épreuves que nous traverserons. Si nous servons Dieu, lui aussi se mettra à notre service. C’est pourquoi cette terrible tempête n’était pas un sujet d’épouvante pour Paul : le Seigneur la subissait véritablement avec lui. C’est aussi pourquoi l’apôtre Paul pouvait déclarer sans crainte qu’il servait Dieu, et que Dieu lui avait envoyé son ange. Si nous servons fidèlement notre Seigneur avec notre argent, notre temps, notre vie, nos talents, il enverra son ange à notre secours quand nous serons dans la difficulté.

Enfin nous relevons un troisième point dans ce passage. Paul a déclaré au verset 24 « j’ai cette confiance en Dieu qu’il en sera comme il m’a été dit ». Dieu a parlé, donc il en sera ainsi. L’éternel est tout puissant. Il est le créateur du ciel et de la terre. Rien ne lui est impossible. Notre Dieu est tout puissant et merveilleux. Nous avons l’assurance qu’Il ne faillira jamais à sa promesse. Dieu ne ment pas. Sa Parole est vérité et lui-même est la Vérité en Personne. Ayons donc une entière confiance en sa Parole. La Bible est pleine de merveilleuses Paroles de Dieu. Voilà pourquoi il faut la lire sans cesse et demander au Saint Esprit de nous indiquer les promesses qui nous concernent. Le Saint-Esprit de Dieu prendra la Parole de Dieu, la gravera dans notre cœur et rendra la promesse réelle pour nous. Et fort des promesses de Dieu, nous aurons le Dieu tout puissant derrière nous. Et même si nos yeux naturels ne voient encore rien venir, la Parole du Seigneur ne manquera pas de s’accomplir quelle que soit notre situation ou nos perspectives. La Parole de Dieu est vraie, l’Eternel est fidèle. Il tiendra ses promesses. Ne nous inquiétons pas. Persévérons et ayons foi en Dieu : il est digne de confiance.

L’apôtre Paul n’avait pas honte de proclamer sa foi en un Dieu tout puissant. Il savait que Dieu ne pouvait pas manquer à sa Parole, qu’Il était digne de confiance. En résumé Paul a fait trois déclarations :

- il a proclamé qu’il appartenait à Dieu ;
- il a déclaré sans crainte qu’il servait Dieu ;
- il a déclaré qu’il a cette confiance en Dieu, qu’il en sera comme il lui a été dit.

Ces trois déclarations rendraient donc Paul inébranlable. Nous aussi si nous avons la même foi que lui, nous serons inflexibles au plus fort de nos tempêtes.

En conclusion, je dirai que de nombreux chrétiens ressemblent au voilier. Leur marche dépend du vent qui souffle. Si c’est celui du « midi » comme dans le texte, qui nous pousse doucement, tout va bien, ils lèvent l’ancre, pleins de courage. Mais dès que le vent tourne et devient contraire, les voilà qui naviguent avec peine et ne sont plus capables d’avancer, et cherchent ici et là des abris humains contre leurs difficultés. Enfin, lorsque survient le vent orageux d’une grosse épreuve, ils ne peuvent plus tenir et sont emportés à la dérive.

Paul lui, a tenu bon. Confiant dans son Dieu et pensant au salut de ses compagnons de voyage. Il les a rassuré par la Parole de son Dieu, puis les a exhorté à prendre de la nourriture non sans rendre grâce devant tous. Fier qu’il était de son Dieu. Ayons comme lui cette assurance, source de joie réelle, de bonheur et de paix. Que Dieu vous bénisse.

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