Un seul chemin

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Type : Témoignage
Thème : Des vies transformées
Source : Lueur   
Publié sur Lueur le
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Je m'appelle Miranda. Je suis d'origine anglaise et je suis arrivée en France pour mes études à Grenoble en 1983 à l'âge de dix-huit ans. Je me suis mariée en 1986 et ensuite je suis devenue mère de deux enfants. Tout allait bien dans ma vie, c'était le bonheur, un gentil mari, une belle vie de famille, une bonne santé, beaucoup d'amis, pas de soucis financiers majeurs. Mais j'étais athée et j'ignorais qu'il me manquait l'essentiel. J'avais grandi dans une famille très aimante, attentionnée mais incroyante. Mon bonheur ne reposait donc que sur le temporel. J'évitais de penser à la vieillesse, à la maladie et à la mort. Je ne rendais jamais visite aux amis souffrants à hôpital, préférant attendre leur sortie pour les voir ! Il y avait en moi des craintes importantes devant la souffrance et la mort que je préférais étouffer pour ne pas les regarder en face, car seule devant elles, je me sentais complètement démunie.

Puis un jour, chez une copine, j'ai rencontré une dame anglaise, qui m'a plus tard invitée chez elle. Nous sommes vite devenues amies. J'étais très impressionnée par sa vie de famille, la façon dont elle et son mari élevaient et éduquaient leurs enfants, et curieusement par une plaque qui était sur le mur de leur salle à manger qui disait en anglais "Christ is the unseen guest at this table" (Christ est l'invité invisible à cette table) Je trouvais cela bien intrigant! Un couple généreux et hospitalier, nous étions, les deux familles ensemble, souvent autour de cette table.

Bien sûr, ma nouvelle amie n'a pas tardé à me parler de sa foi en Jésus-Christ et un jour, elle m'a proposé de rejoindre un partage biblique de dames chez elle. Mais là, du coup une phrase claire et forte sifflait dans ma tête avec virulence "C'est un piège !" j'ai eu donc très peur et j'ai refusé son invitation, en lui disant que j'étais occupée les jeudis après-midi. Des semaines ont passé, et plusieurs fois elle m'a redemandé mais à chaque fois, j'ai entendu la même phrase dans ma tête. Satan ne voulait pas me lâcher, mais je ignorais aussi son existence ! Heureusement, pour moi, le groupe de dames priait pour que Dieu ouvre mon cœur et se manifeste dans ma vie et un jour je me suis dit que, quand même, j'étais bien impolie de refuser cette invitation, à part cela mon amie ne me demandait jamais rien mais me donnait tellement par son amitié sincère. J'ai commencé donc à assister aux réunions.

L'Evangile de Jean, bien qu'on le lise en anglais, aurait pu être en Chinois, je ne comprenais absolument rien ; "Quelle lumière, quelles ténèbres?" me demandais-je à maintes reprises, "Je ne vois ni lumière ni ténèbres! De quoi parle ce vieux livre exactement, comment peut-il être utile pour moi et ma vie ?".

A vrai dire, j'étais moins intéressée par l'étude, et plus intriguée par les participantes et leurs témoignages. Elles étaient toutes convaincues de l'existence et de l'amour de Jésus-Christ, elles se montraient sincères, aimantes et remplies de paix et de joie. Mais je m'en méfiais tout de même-les sectes devaient aussi se montrer toutes sous un bon angle au début ! Néanmoins, dans le groupe il régnait une harmonie et joie étonnantes, il n'y avait pas de gourou apparent et les dames étaient même de dénominations chrétiennes différentes et semblaient libres de venir ou pas. Le seul matériel utilisé était La Bible et chacune semblait en avoir une version différente ! Je ne pouvais contribuer en rien aux échanges sur la foi ou la Bible mais quelque chose ou plutôt Quelqu'un, m'attirait de plus en plus près de Lui.

Un soir, quelques semaines plus tard en pensant à la réunion à laquelle je venais d'assister, à ces gentilles dames, à leurs vies et à la grande force qui les habitait, j'ai pris une décision importante et décisive en tenant le raisonnement suivant :
"Ou bien elles sont complètement folles, ou bien c'est moi qui suis folle, je vais donc lire cette Bible dont elles me parlent sans cesse, pour voir si cette histoire de Jésus mort et ressuscité est vraie et qui est celle d'entre nous qui débloque!"

Prenant la Bible que l'on m'avait offerte, j'ai prié pour la première fois de ma vie en regardant vers le plafond de ma chambre:
"Dieu, je veux la vérité, je ne veux pas mourir sans la connaître, donne-moi s'il te plaît la vérité. Elles m'ont dit que la Bible est la Parole Vivante, alors je vais la lire aussi vite que je peux en la respirant! (Je savais que son contenu devait aller plus loin que mon simple intellect!) Donne-moi, je t'en supplie la vérité !"

J'ai ‘lu' La Bible en trois jours, en la ‘respirant' avec tout mon être, parcourant rapidement les pages de La Genèse à l'Apocalypse, une par une, cherchant donc la vérité dans la vérité, d'une manière presque désespérée comme une affamée, ignorante, insensée, aveugle et les mains liées, chercherait un morceau de pain dans une boulangerie ! Mais le Seigneur n'a-t –il pas dit que les violents s'emparent du Royaume de Dieu (Mt 11.12) ? Et aussi que celui qui cherche trouve (Lc 11.10) ? Et également par Son apôtre Paul Il a voulu qu'ils cherchassent le Seigneur, et qu'ils s'efforçassent de le trouver en tâtonnant, bien qu'il ne soit pas loin de chacun de nous (Ac 17.27) ? Au bout de ma lecture j'ai répété l'Amen se trouvant en bas de la dernière page, en me rendant compte avec un grand effroi, que c'était le moment le plus grave de mon existence entière. Dieu était bel et bien là ! Mais il n'y avait aucune paix, aucune joie et j'étais très malheureuse, un sentiment d'épouvante avait envahi mon être.

La seule chose que j'avais, en fait, retenue de cette lecture à toute vitesse, me revenait sans cesse, comme si Dieu me la disait personnellement "Je t'ai créée, tu t'es éloignée de Moi, reviens et Je te donnerai tout mon amour".

"Mais comment revenir ? Lui ai-je demandé, c'est comme si Toi, Tu étais en Australie pendant que moi je suis en France!" Bien que maintenant, j'entendais Sa voix, et je reconnaissais Son existence, j'aurais pu me trouver en bas du Mont Sinaï, parmi tonnerre, éclairs et fumée ! C'était terrifiant, car entre nous deux, pas de communion, pas de filiation, seulement une distance qui était pour moi, de mon côté au moins, infranchissable. La situation me semblait sans solution. Mais Dieu, Lui, dans Son grand amour, avait Sa propre Solution, la seule qui peut ramener le pêcheur à son Créateur.
Il a mis dans mon coeur le désir de relire le Nouveau Testament, mais bien plus lentement, cette fois-ci ! C'est ce que j'ai fait en Lui demandant avec insistance "Comment revenir?"

A travers cette nouvelle lecture des Evangiles, Dieu m'a expliqué clairement et fermement : "Pour revenir à Moi, il faut que tu te repentes et que tu mettes ta foi en Jésus-Christ seul."
Là, j'étais stupéfaite, oui ce Jésus avait commencé à m'impressionner mais...
"Mais moi, me repentir, mais de quoi? Je suis quelqu'un de bien, je suis une bonne épouse, une bonne mère et une bonne voisine et amie, en fait j'ai plein d'amis, je n'ai jamais eu d'histoires avec qui que ce soit. Si tu veux que je me repente, alors il va falloir me montrer en quoi!"

Quelle requête importante... "il va falloir me montrer en quoi!" Combien ma propre justice m'aveuglait à la réalité de ma situation périlleuse devant Dieu. Habillé de ce vêtement tout souillé, je me voyais resplendissante, dans une orgueil et ignorance qui me font encore rougir aujourd'hui ! Combien les deux semaines suivantes ont été à la fois éprouvantes et merveilleuses! J'apprenais plus sur l'œuvre de Christ sur la croix en lisant les Epîtres et en même temps Le Saint Esprit commençait Son oeuvre de conviction de péché en moi, pour m'amener au pardon de Dieu, à une vraie guérison et à un nouvel habit pour mon âme.
Vingt-huit ans de vie sans Dieu, au moins vingt-et-une années de péchés, des centaines de péchés révélés, un par un, à mon esprit, par Sa lumière d'amour. Je dis bien amour car à chaque fois que remontait à ma conscience un acte injuste, abominable même parfois, et complètement offensant envers ce Dieu Tout Saint, et que j'ai accepté Son jugement en Lui demandant pardon, la culpabilité que je portais était ôtée. C'était bien curieux, j'avais porté cette culpabilité sans vraiment le savoir, j'avais tout enfoui au fond de ma conscience, comme un chien enterre un os sale et puant dans un trou pour ensuite l'oublier. J'étais devenue sensible à ce grand poids seulement une fois enlevé! Le sang de Jésus-Christ ruisselait maintenant sur mon cœur, me purifiant de tout péché qui s'y trouvait. Sa mort sur la croix, où l'amour du Père et du Fils s'est manifesté pour moi- la coupable et où justice avait été faite envers mes péchés, dans la chair et l'âme de L'Agneau innocent, à ma place, m'avait procuré une conscience toute neuve ; Je pardonnerai leurs iniquités, je ne me souviendrai plus de leurs péchés (He 10.17).

Quelle délivrance, quel Sauveur ce Jésus, quelle puissance dans Son sacrifice et résurrection! Au bout de ces deux semaines j'étais une nouvelle créature, légère comme une plume, remplie de paix et d'une joie jamais éprouvée. Une voix venant du plus profond de moi avait commencé un chant nouveau et sublime: "Jésus m'a pardonné, je suis sauvée, je suis enfant de Dieu et j'irai au Ciel!" Et cela ne venait pas de moi, c'était le grand don immérité de la grâce de Dieu afin que je ne m'en glorifie jamais !

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