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Marc 15-16 (Annotée Neuchâtel)

   1 Et aussitôt, dès le matin, les principaux sacrificateurs, ayant tenu conseil avec les anciens et les scribes, et tout le sanhédrin, lièrent Jésus, l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate.
   2 Et Pilate l'interrogea : Es-tu le roi des Juifs ? Et répondant il lui dit : Tu le dis. 3 Et les principaux sacrificateurs l'accusaient de plusieurs choses. 4 Et Pilate l'interrogea de nouveau et lui dit : Ne réponds-tu rien ? Vois de combien de choses ils t'accusent. 5 Mais Jésus ne répondit plus rien ; de sorte que Pilate était étonné. 6 Or, à chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu'ils demandaient. 7 Or il y avait le nommé Barabbas, détenu avec ses complices de sédition, parce qu'ils avaient commis un meurtre dans la sédition. 8 Et la foule étant montée, se mit à demander ce qu'il faisait ordinairement pour eux. 9 Mais Pilate leur répondit : Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? 10 Car il comprenait que c'était par envie que les principaux sacrificateurs l'avaient livré. 11 Mais les principaux sacrificateurs incitèrent la foule à demander qu'il leur relâchât plutôt Barabbas. 12 Et Pilate prenant de nouveau la parole, leur disait : Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez roi des Juifs ? 13 Et ils crièrent de nouveau : Crucifie-le ! 14 Mais Pilate leur disait : Quel mal a-t-il donc fait ? Et ils crièrent plus fort : Crucifie-le ! 15 Or Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas ; et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour être crucifié. 16 Or les soldats l'emmenèrent dans l'intérieur de la cour qui est le prétoire, et ils convoquent toute la cohorte. 17 Et ils le revêtent de pourpre, et lui mettent autour de la tête une couronne d'épines qu'ils avaient tressée. 18 Et ils se mirent à le saluer, en disant : Salut, roi des Juifs ! 19 Et ils lui frappaient la tête avec un roseau, et ils crachaient sur lui ; et, fléchissant les genoux, ils l'adoraient. 20 Et lorsqu'ils se furent moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau de pourpre et lui remirent ses propres vêtements.
   21 Et ils le conduisent dehors pour le crucifier. Et ils contraignent un passant qui revenait des champs, un certain Simon de Cyrène, le père d'Alexandre et de Rufus, de porter la croix de Jésus. 22 Et ils le conduisent au lieu nommé Golgotha, ce qui, traduit, est le lieu du crâne. 23 Et ils lui donnaient du vin mêlé de myrrhe ; mais il n'en prit point. 24 Et ils le crucifient, et ils partagent ses vêtements, en les tirant au sort pour savoir ce que chacun prendrait. 25 Or c'était la troisième heure quand ils le crucifièrent. 26 Et l'inscription indiquant la cause de sa condamnation était ainsi conçue : Le Roi Des Juifs. 27 Et avec lui ils crucifient deux brigands, l'un à sa droite, et l'autre à sa gauche. 28 [Ainsi fut accompli ce que dit l'Ecriture : Il a été mis au nombre des malfaiteurs.] 29 Et ceux qui passaient l'injuriaient, secouant la tête, et disant : Ohé ! toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, 30 sauve-toi toi-même en descendant de la croix ! 31 De même aussi les principaux sacrificateurs, se moquant entre eux avec les scribes, disaient : Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même ! 32 Que le Christ, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions ! Et ceux qui étaient crucifiés avec lui, l'insultaient. 33 Et quand la sixième heure fut venue il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu'à la neuvième heure. 34 Et à la neuvième heure Jésus cria d'une voix forte, disant : Eloï, Eloï, lama sabachthani ? ce qui se traduit : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? 35 Et quelques-uns de ceux qui étaient présents, l'ayant entendu, disaient : Voici, il appelle Elie. 36 Et quelqu'un ayant couru et rempli de vinaigre une éponge, l'ayant mise au bout d'un roseau, il lui donnait à boire, en disant : Laissez, voyons si Elie vient le descendre ! 37 Mais Jésus, ayant poussé un grand cri, expira. 38 Et le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'au bas. 39 Or le centenier qui se tenait en face de lui, voyant qu'il avait ainsi expiré, dit : Véritablement cet homme était Fils de Dieu ! 40 Or, il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, parmi lesquelles étaient Marie-Magdelaine, et Marie, mère de Jacques le mineur et de Josès, et Salomé, 41 lesquelles, quand il était en Galilée, le suivaient et le servaient, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem.
   42 Et le soir étant déjà venu, comme c'était la préparation, c'est-à- dire une veille de sabbat, 43 Joseph d'Arimathée, conseiller de distinction, qui attendait, lui aussi, le royaume de Dieu, vint, et s'étant enhardi, il entra chez Pilate et lui demanda le corps de Jésus. 44 Mais Pilate s'étonna qu'il fût déjà mort ; et, ayant appelé le centenier, il lui demanda s'il y avait longtemps qu'il était mort. 45 Et l'ayant appris du centenier, il fit don du cadavre à Joseph. 46 Et Joseph, ayant acheté un linceul, l'enveloppa dans ce linceul, après l'avoir descendu de la croix, et le mit dans un sépulcre qui était taillé dans le roc ; et il roula une pierre devant la porte du sépulcre. 47 Or, Marie-Magdelaine et Marie, mère de Josès, regardaient où on l'avait mis.

Marc 16

   1 Et le sabbat étant passé, Marie-Magdelaine et Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour venir l'embaumer. 2 Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au sépulcre, comme le soleil venait de se lever. 3 Et elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre de devant la porte du sépulcre ? 4 Et ayant levé les yeux, elles voient que la pierre avait été roulée, car elle était fort grande. 5 Et étant entrées dans le sépulcre, elles virent un jeune homme assis du côté droit, vêtu d'une robe blanche ; et elles furent épouvantées. 6 Mais il leur dit : Ne vous épouvantez point ; vous cherchez Jésus le Nazaréen qui a été crucifié ; il est ressuscité ; il n'est pas ici ; voici la place où ils l'avaient mis. 7 Mais allez, dites à ses disciples et à Pierre : Il vous précède en Galilée ; là vous le verrez, comme il vous l'a dit. 8 Et étant sorties, elles s'enfuirent du sépulcre ; car le tremblement et l'effroi les avaient saisies. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.
   9 Or, étant ressuscité le premier jour de la semaine, au matin, il apparut premièrement à Marie-Magdelaine, de laquelle il avait chassé sept démons '. 10 Celle-ci s'en alla et l'annonça à ceux qui avaient été avec lui, et qui étaient dans le deuil et dans les larmes. 11 Et eux, ayant ouï qu'il était vivant et qu'il avait été vu par elle, ne crurent point.
   12 Mais après cela, il se manifesta sous une autre forme à deux d'entre eux, qui étaient en chemin, allant aux champs. 13 Et ceux-ci s'en étant retournés, l'annoncèrent aux autres ; mais ils ne crurent pas ceux-là non plus.
   14 Enfin, il se manifesta aux onze eux-mêmes, comme ils étaient à table ; et il leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur coeur, parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. 15 Et il leur dit : Allez dans tout le monde, prêchez l'Evangile à toute créature. 16 Celui qui croira, et qui sera baptisé, sera sauvé ; mais celui qui n'aura pas cru, sera condamné. 17 Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront des langues nouvelles ; 18 ils saisiront des serpents ; quand même ils boiraient quelque breuvage mortel, il ne leur nuira point ; ils imposeront les mains aux malades, et ils seront guéris.
   19 Et le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé dans le ciel, et il s'assit à la droite de Dieu. 20 Et eux, étant partis, prêchèrent partout ; le Seigneur opérant avec eux et confirmant la parole par les signes qui l'accompagnaient.

Références croisées

15:1 Ps 2:2, Mt 27:1-2, Lc 22:66, Ac 4:5-6, Ac 4:25-28, Mc 10:33-34, Mt 20:18-19, Lc 18:32-33, Lc 23:1, Lc 23:2-5, Jn 18:28-38, Ac 3:13
Réciproques : Gn 22:9, Ex 12:6, Dn 6:7, Mi 2:1, Mt 5:22, Mc 14:53, Mc 15:12, Lc 24:20, Jn 18:12, Ac 4:27
15:2 Mt 2:2, Mt 27:11, Lc 23:3, Jn 18:33-37, Jn 19:19-22, 1Tm 6:13
Réciproques : Mc 14:61, Mc 14:62, Mc 15:12, Lc 22:70, Jn 18:37
15:3 Mt 27:12, Lc 23:2-5, Jn 18:29-31, Jn 19:6-7, Jn 19:12, Mc 15:5, Mc 14:60-61, Es 53:7
Réciproques : Ps 38:14, Jn 18:30, Jn 19:9, Ac 25:7
15:4 Mt 26:62, Mt 27:13, Jn 19:10
Réciproques : Ac 25:7
15:5 Es 53:7, Jn 19:9, Ps 71:7, Es 8:18, Za 3:8, Mt 27:14, 1Co 4:9
Réciproques : Mc 15:3
15:6 Mt 26:2, Mt 26:5, Mt 27:15, Lc 23:16-17, Jn 18:39-40, Ac 24:27, Ac 25:9
Réciproques : Lc 23:25
15:7 Mt 27:16, Lc 23:18-19, Lc 23:25
Réciproques : Lc 5:32, Jn 18:40, Ac 3:14
15:8 Réciproques : Ex 12:6, Mt 27:15, Jn 18:39
15:9 Mt 27:17-21, Jn 18:39, Jn 19:4-5, Jn 19:14-16, Ac 3:13-15
15:10 Gn 4:4-6, Gn 37:11, 1S 18:8-9, Pr 27:4, Ec 4:4, Mt 27:18, Ac 13:45, Tt 3:3, Jc 3:14-16, Jc 4:5, 1Jn 3:12
Réciproques : Lc 5:32, Ac 14:2
15:11 Os 5:1, Mt 27:20, Jn 18:40, Ac 3:14
Réciproques : Ex 12:6, 2S 3:36, Jr 26:9, Ac 3:13, Ac 14:2, Ac 14:19
15:12 Mt 27:22-23, Lc 23:20-24, Jn 19:14-16, Mc 15:1-2, Mc 11:9-11, Pr 2:6-7, Es 9:6-7, Jr 23:5-6, Za 9:9, Mt 2:2-4, Mt 21:5, Lc 23:2, Ac 5:31
Réciproques : Jn 19:6
15:13 Réciproques : Lc 23:21, Ac 13:28
15:14 Es 53:9, Mt 27:4, Mt 27:19, Mt 27:24, Mt 27:54, Lc 23:4, Lc 23:14, Lc 23:15, Lc 23:21, Lc 23:41, Lc 23:47, Jn 18:38, Jn 19:6, He 7:26, 1P 1:19, Ps 69:4, Es 53:3, Mt 27:23-25, Lc 23:23-24, Jn 19:12-15, Ac 7:54-57, Ac 19:34, Ac 22:22-23
Réciproques : Dn 6:16, Lc 23:13
15:15 Pr 29:25, Ps 57:11, Mt 27:26, Lc 23:24-25, Jn 19:1, Jn 19:16, Ac 24:27, Ac 25:9, Ga 1:19, Mc 10:34, Ps 129:3, Es 50:6, Mt 20:19, Mt 27:26, Lc 18:33, Jn 19:1, 1P 2:24
Réciproques : Ex 23:2, Dn 6:16, Lc 23:16, Lc 23:20, Jn 18:40, Ac 27:42
15:16 Mt 27:27, Jn 18:28, Jn 19:9
Réciproques : Ps 22:16, Mt 20:19, Lc 22:63, Lc 23:11
15:17 Mt 27:28-30, Lc 23:11, Jn 19:2-5
Réciproques : Jb 30:1, Ps 69:12, Mc 10:34, Lc 16:19, Lc 18:32, He 9:19
15:18 Mc 15:29-32, Gn 37:10, Gn 37:20, Mt 27:42-43, Lc 23:36-37, Jn 19:14-15
Réciproques : Mt 26:49, Mt 26:68, Mt 27:29, Lc 23:38, Ac 25:13
15:19 Mc 9:12, Mc 10:34, Mc 14:65, Jb 13:9, Jb 30:8-12, Ps 22:6-7, Ps 35:15-17, Ps 69:12, Ps 69:19, Ps 69:20, Es 49:7, Es 50:6, Es 52:14, Es 53:3-5, Mi 5:1, Mt 20:18-19, Lc 18:32-33, Lc 22:63, Lc 23:11, Lc 23:36, He 12:2-3, He 13:13, Gn 24:52, Gn 43:28, 1R 19:18, Est 3:2-5, Es 45:23, Rm 11:4, Rm 14:10-11, Ph 2:10
Réciproques : 1R 22:24, Mt 26:67, Mt 26:68, Mt 27:30
15:20 Mt 27:31, Jn 19:16
Réciproques : 1R 22:24, Ps 22:7, Lc 16:19, Lc 23:36, He 9:19, He 13:12
15:21 Mt 27:32, Lc 23:26, Ac 2:10, Ac 6:9, Ac 11:20, Ac 13:1, Rm 16:13, Lc 14:27, Jn 15:18-20
Réciproques : Mt 5:41, Mt 16:24, Jn 19:17, Ap 2:3
15:22 Mt 27:33-44, Lc 23:27-33, Jn 19:17-27
Réciproques : Lc 23:33
15:23 Mt 27:34, Lc 23:36, Jn 19:28-30, Mc 14:25, Mt 26:19, Lc 22:18
Réciproques : Ps 69:21, Mc 15:36, Lc 23:33
15:24 Dt 21:23, Ps 22:16-17, Es 53:4-8, Ac 5:30, 2Co 5:21, Ga 3:13, 1P 2:24, Ps 22:18, Mt 27:35-36, Lc 23:34, Jn 19:23-24
Réciproques : Jn 19:18
15:25 Mc 15:33, Mt 27:45, Lc 23:44, Jn 19:14, Ac 2:15
Réciproques : Ex 12:6, Mt 20:3
15:26 Dt 23:5, Ps 76:10, Pr 21:1, Es 10:7, Es 46:10, Ps 2:6, Za 9:9, Mt 2:2, Mt 27:37, Lc 23:37-38, Jn 19:18-22
Réciproques : Jn 19:19
15:27 Mt 27:38, Lc 23:32-33, Jn 19:18
Réciproques : Lc 22:37, Lc 22:63, Rm 8:3
15:28 Es 53:12, Lc 22:37, He 12:2
Réciproques : Ps 69:26, Mt 27:38, Lc 23:32, Jn 9:24, Rm 8:3, Jc 2:23
15:29 Ps 22:7-8, Ps 22:12-14, Ps 35:15-21, Ps 69:7, Ps 69:19, Ps 69:20, Ps 69:26, Ps 109:25, Lm 1:12, Lm 2:15, Mt 27:39-40, Mc 14:58, Gn 37:19-20, Mt 26:61, Jn 2:18-22
Réciproques : 1S 25:14, 2R 1:9, Ps 22:17, Jr 18:16, Za 6:12, Mt 20:19, Mc 10:34, Mc 14:57, Mc 15:18, Lc 23:35, Jn 2:19, Jn 16:20, He 6:6, 1P 2:23
15:30 Réciproques : Ps 22:8, Mt 27:39
15:31 Ps 2:1-4, Ps 22:16-17, Mt 27:41-43, Lc 23:35-37, Jn 11:47-52, Jn 12:23-24, 1P 3:17-18
Réciproques : Ac 4:27
15:32 Mc 14:61-62, Es 44:6, So 3:15, Za 9:9, Jn 1:49, Jn 12:13, Jn 19:12-15, Jn 20:25-29, Rm 3:3, 2Tm 2:18, Mt 27:44, Lc 23:39-43
Réciproques : 2R 1:9, Mt 27:41, Lc 23:38, Jn 6:30, Jn 11:37
15:33 Mc 15:25, Mt 27:45, Lc 23:44-45, Ps 105:28, Es 50:3-4, Am 8:9-10
Réciproques : Ex 10:21, Ex 12:6, Ps 18:9, Ps 25:16, Jr 4:28, Mt 20:5, Lc 21:25, Jn 19:14, Ap 6:12, Ap 8:12
15:34 Dn 9:21, Lc 23:46, Ac 10:3, Ps 22:1, Mt 27:46, He 5:7, Ps 27:9, Ps 42:9, Ps 71:11, Es 41:17, Lm 1:12, Lm 5:20
Réciproques : Ex 12:6, Jb 6:4, Ps 69:14, Ps 71:20, Ps 89:26, Mt 20:5, Mt 27:45, Mc 7:34, Jn 19:14
15:35 Mc 9:11-13, Mt 17:11-13, Mt 27:47-49
Réciproques : Mc 6:15
15:36 Mc 15:23, Ps 69:21, Lc 23:36, Jn 19:28-30
Réciproques : Mt 27:47, Mc 6:15, Jn 19:29
15:37 Mt 27:50, Lc 23:46, Jn 19:30
Réciproques : He 5:7
15:38 Ex 26:31-34, Ex 40:20-21, Lv 16:2-19, 2Ch 3:8-14, Mt 27:51-53, Lc 23:45, He 4:14-16, He 6:19, He 9:3-12, He 10:19-23
Réciproques : He 10:20
15:39 Mc 15:44, Mt 8:5-10, Ac 10:1, Ac 27:1-3, Ac 27:43, Mt 27:43, Mt 27:54, Lc 23:47-48
Réciproques : Za 6:12, Mt 14:33, Mt 27:36, Jn 19:7
15:40 Ps 38:11, Mt 27:55-56, Lc 23:49, Jn 19:25-27, Mc 16:9, Mt 28:1, Lc 8:2-3, Jn 20:11-18, Mc 15:47, Mc 16:1, Mt 13:55, Mt 27:55, Mt 27:61, Jn 19:25, 1Co 9:5, Ga 1:19, Jc 1:1, Mc 16:1
Réciproques : Mt 20:20, Mc 6:3, Lc 23:27, Lc 24:1, Lc 24:10, Ac 1:14, Ac 15:13
15:41 Mt 27:56, Lc 8:2-3
Réciproques : Mc 1:31, Lc 23:49, Lc 24:10, Jn 19:25
15:42 Mt 27:57, Mt 27:62, Lc 23:50-54, Jn 19:38
Réciproques : Mc 14:8, Mc 16:1, Jn 12:7, Jn 19:14, Jn 19:31
15:43 Mc 10:23-27, Lc 2:25, Lc 2:38, Lc 23:51, Mc 14:54, Mc 14:66-72, Mt 19:30, Mt 20:16, Ac 4:8-13, Ph 1:14
Réciproques : Gn 49:18, Es 53:9, Mt 27:57, 1Co 15:4
15:44 Jn 19:31-37
Réciproques : Mt 27:36, Mt 27:58, Mc 15:39, Lc 8:53
15:45 Mt 27:58, Jn 19:38
Réciproques : Lc 8:53, Ac 13:29
15:46 Mt 27:59-60, Lc 23:53, Jn 19:38-42, Es 53:9, Es 22:16, Mc 16:3-4, Mt 27:60, Mt 28:2, Jn 11:38
Réciproques : Lc 24:2, Jn 20:1, Ac 13:29
15:47 Mc 15:40, Mc 16:1, Mt 27:61, Mt 28:1, Lc 23:55-56, Lc 24:1-2
Réciproques : Lv 2:6, Mt 13:55, Mt 27:56, Mc 16:3, Mc 16:9, Lc 23:49, Jn 11:34
15:1 Mc 15:42, Mt 28:1-10, Lc 23:54, Lc 23:56, Lc 24:1-12, Jn 19:31, Jn 20:1-10, Mc 15:40, Mc 15:47, Lc 24:10, Jn 19:25, Mc 14:3, Mc 14:8, 2Ch 16:14, Jn 19:40
Réciproques : Gn 50:2, Ct 4:14, Mt 13:55, Mt 26:12, Mt 27:56, Lc 8:2, Ac 1:14
15:2 Lc 24:10, Mt 28:1, Lc 24:1, Jn 20:1
Réciproques : Dn 6:19, Lc 24:4, 1Co 15:4
15:3 Mc 15:46-47, Mt 27:60-66
Réciproques : Gn 29:8, Mt 28:2, Lc 24:2, Jn 11:39, Jn 20:1
15:4 Mt 28:2-4, Lc 24:2, Jn 20:1
Réciproques : Mt 27:60, Mc 15:46
15:5 Lc 24:3, Jn 20:8, Mt 28:1, Jn 20:11, Lc 24:4, Dn 10:5-6, Mt 28:3, Lc 24:4-5, Jn 20:11-12, Mc 6:49-50, Dn 8:17, Dn 10:7-9, Dn 10:12, Lc 1:12, Lc 1:29, Lc 1:30
Réciproques : Mc 9:6, Mc 16:8, Ac 1:10, Ac 11:1, 1Tm 3:16, Ap 1:17, Ap 3:4
15:6 Mt 14:26-27, Mt 28:4-5, Ap 1:17-18, Ps 105:3-4, Pr 8:17, Jn 19:19-20, Ac 2:22-23, Ac 4:10, Ac 10:38-40, Mc 9:9-10, Mc 10:34, Ps 71:20, Mt 12:40, Mt 28:6-7, Lc 24:4-8, Lc 24:20-27, Lc 24:46, Jn 2:19-22, 1Co 15:3-7
Réciproques : Dt 20:3, 2R 6:16, Dn 10:12, Mc 16:8, Lc 1:13, Lc 1:29, Lc 24:5, Jn 6:20, Jn 11:34, Jn 20:12, Jn 20:15, Ac 10:30
15:7 Mc 14:50, Mc 14:66-72, Mt 28:7, 2Co 2:7, Mc 14:28, Mt 26:32, Mt 28:10, Mt 28:16, Mt 28:17, Jn 21:1, Ac 13:31, 1Co 15:5
Réciproques : Jr 45:2, Mt 14:31, Lc 22:32, Lc 24:9, Lc 24:34, 1Co 15:6
15:8 Mt 28:8, Lc 24:9-11, Lc 24:22-24, Mc 16:5-6, Lc 24:37, 2R 4:29, Lc 10:4
Réciproques : Dn 10:11, Mt 28:7, Jn 4:28
15:9 Jn 20:19, Ac 20:7, 1Co 16:2, Ap 1:10, Mc 15:40, Mc 15:47, Lc 24:10, Jn 20:14-18, Lc 8:2
Réciproques : 2R 5:4, Ps 68:18, Mt 12:45, Mt 27:56, Mt 28:9, Lc 8:30, Lc 24:22, Jn 19:25
15:10 Mc 14:72, Mt 9:15, Mt 24:30, Lc 24:17, Jn 16:6, Jn 16:20-22
Réciproques : 2R 5:4, Mt 28:7, Mt 28:9, Lc 24:9, Lc 24:22, Jn 20:18, Ac 1:3
15:11 Mc 16:13-14, Mc 9:19, Ex 6:9, Jb 9:16, Lc 24:11, Lc 24:23-35
Réciproques : 1R 10:7, Ps 126:1, Jn 20:25, Ac 12:15
15:12 Lc 24:13-32
Réciproques : Mc 9:2, Lc 24:16, Lc 24:35, Jn 20:14, Jn 21:4, Ac 13:31
15:13 Lc 24:33-35, Lc 16:31, Jn 20:8, Jn 20:25
Réciproques : Mt 28:7, Mc 16:11, Lc 24:13, Lc 24:34, Lc 24:35
15:14 Lc 24:36-43, Jn 20:19-20, 1Co 15:5, Mc 7:18, Mc 8:17-18, Mt 11:20, Mt 15:16-17, Mt 16:8-11, Mt 17:20, Lc 24:25, Lc 24:38, Lc 24:39, Jn 20:27, Ap 3:19, Nb 14:11, Ps 95:8-11, He 3:7-8, He 3:15-19
Réciproques : Es 40:28, Mt 17:17, Mt 28:16, Mc 6:52, Mc 9:19, Mc 9:32, Mc 16:11, Lc 1:20, Ac 12:15, Jc 1:5
15:15 Mt 10:5-6, Mt 28:19, Lc 14:21-23, Lc 24:47-48, Jn 15:16, Jn 20:21, 1Jn 4:14, Mc 13:10, Ps 22:27, Ps 67:1-2, Ps 96:3, Ps 98:3, Es 42:10-12, Es 45:22, Es 49:6, Es 52:10, Es 60:1-3, Lc 2:10-11, Lc 2:31, Lc 2:32, Ac 1:8, Rm 10:18, Rm 16:26, Ep 2:17, Col 1:6, Col 1:23, Ap 14:6
Réciproques : Nb 29:1, 1R 7:25, 2Ch 4:4, Ps 40:9, Ps 72:16, Ps 96:2, Ps 98:2, Pr 8:1, Pr 15:7, Es 25:6, Es 34:1, Es 51:5, Es 52:7, Es 57:19, Es 62:11, Es 66:19, Jr 1:7, Mi 4:2, Za 9:13, Mt 9:37, Mt 13:38, Mt 22:9, Mt 24:14, Mt 24:31, Mt 26:13, Mc 14:9, Lc 3:6, Lc 9:2, Lc 10:2, Lc 14:16, Ac 1:2, Ac 4:12, Ac 8:12, Ac 10:20, Ac 10:42, Ac 13:47, Ac 16:13, Ac 16:32, Ac 17:17, Ac 18:8, Rm 1:1, Rm 3:29, Rm 8:22, Rm 10:8, Rm 10:14, 1Co 15:3, 2Co 5:18, Ga 3:27, Ep 1:13, Ep 3:9, 1Tm 2:4, Tt 1:3, Tt 2:11, He 2:3, 1P 1:12, Ap 5:9
15:16 Mc 1:15, Lc 8:12, Jn 1:12-13, Jn 3:15-16, Jn 3:18, Jn 3:36, Jn 5:24, Jn 6:29, Jn 6:35, Jn 6:40, Jn 7:37-38, Jn 11:25-26, Jn 12:46, Jn 20:31, Ac 10:43, Ac 13:39, Ac 16:30-32, Rm 3:6, Rm 4:24, Rm 10:9, He 10:38-39, 1P 1:21, 1P 3:21, 1Jn 5:10-13, Mt 28:19, Ac 2:38, Ac 2:41, Ac 8:36-39, Ac 22:16, Rm 10:9-14, 1P 3:21, Jn 3:18-19, Jn 3:36, Jn 8:24, Jn 12:47-48, Ac 13:46, 2Th 1:8, 2Th 2:12, Ap 20:15, Ap 21:8
Réciproques : Nb 19:20, Nb 29:1, Dt 18:19, Dt 30:15, 1R 7:25, Ps 40:9, Ps 72:16, Pr 8:1, Es 34:1, Jr 1:7, Ez 44:9, Mi 4:2, Mt 22:9, Mt 24:14, Mt 24:31, Lc 14:16, Jn 3:5, Jn 15:16, Jn 16:9, Ac 3:23, Ac 4:12, Ac 8:37, Ac 10:42, Ac 11:14, Ac 16:31, Ac 18:8, Rm 1:1, Rm 3:27, Rm 3:29, Rm 10:8, Rm 10:14, 1Co 15:3, 2Co 5:18, 2Co 6:15, Ga 3:22, Ga 3:27, Ep 1:13, Ep 2:8, Ep 3:9, 1Th 2:16, He 3:19, He 6:2, He 6:9, 1Jn 5:12, Ap 5:9
15:17 Jn 14:12, Lc 10:17, Ac 5:16, Ac 8:7, Ac 16:18, Ac 19:12-16, Ac 2:4-11, Ac 2:33, Ac 10:46, Ac 19:6, 1Co 12:10, 1Co 12:28, 1Co 12:30, 1Co 14:5-26
Réciproques : Dn 6:27, Mt 10:1, Mt 12:28, Mc 6:7, Lc 4:36, Lc 9:1, Jn 17:22, Ac 2:43, Ac 3:6, Ac 3:16, Ac 5:12, Ac 8:13, Ac 19:11, 1Co 14:22, 2Co 13:8, He 11:6, Jc 5:15
15:18 Gn 3:15, Ps 91:13, Lc 10:19, Ac 28:3-6, Rm 16:20, 2R 4:39-41, Ac 3:6-8, Ac 3:12, Ac 3:16, Ac 4:10, Ac 4:22, Ac 4:30, Ac 5:15-16, Ac 9:17-18, Ac 9:34, Ac 9:40-42, Ac 19:12, Ac 28:8-9, 1Co 12:9, Jc 5:14-15
Réciproques : Ex 4:4, Ex 7:10, Dt 20:3, 2R 4:40, Dn 3:25, Dn 6:27, Mt 10:1, Mt 10:8, Mc 5:23, Lc 5:17, Lc 9:1, Lc 13:13, Ac 5:12, Ac 8:7, Ac 28:5
15:19 Mt 28:18-20, Lc 24:44-50, Jn 21:15, Jn 21:22, Ac 1:2-3, Lc 9:51, Lc 24:50-51, Jn 13:1, Jn 16:28, Jn 17:4-5, Jn 17:13, Ac 1:10-11, Ac 2:33, Ac 3:21, Ep 1:20-22, Ep 4:8-11, He 1:3, He 4:14, He 6:20, He 7:26, He 8:1, He 9:24, He 10:12-13, He 10:19-22, He 12:2, 1P 3:22, Ap 3:21, Ps 110:1, Ac 7:55-56, 1Co 15:24-25, 1P 3:22, Ap 3:20
Réciproques : 2R 2:11, 2R 2:12, Ps 16:11, Ps 24:7, Ps 110:5, Mt 20:21, Mt 25:33, Mc 10:37, Mc 14:62, Lc 19:12, Lc 22:69, Jn 3:13, Jn 6:62, Jn 7:33, Jn 12:16, Jn 16:16, Ac 1:9, Rm 8:34, Col 3:1, 1Tm 3:16, Ap 12:5
15:20 Ac 2:1, Ac 28:31, Ac 4:30, Ac 5:12, Ac 8:4-6, Ac 14:3, Ac 14:8-10, Rm 15:19, 1Co 2:4-5, 1Co 3:6-9, 2Co 6:1, He 2:4
Réciproques : Ex 3:12, Jg 6:16, 1R 13:5, 2R 2:14, Mi 4:2, Ag 2:4, Mt 28:20, Lc 9:6, Lc 10:2, Lc 24:53, Jn 3:13, Ac 4:33, Rm 10:18, Rm 15:18, 1Co 1:6, 1Co 3:9, 1Co 12:10, 1Co 14:16, 2Co 6:7, 1Th 1:5

Notes de la Bible Annotée Neuchâtel

A savoir : les notes ne font PAS partie du texte biblique. Plus d'informations
Marc 15
  • 15.1 Et aussitôt, dès le matin, les principaux sacrificateurs, ayant tenu conseil avec les anciens et les scribes, et tout le sanhédrin, lièrent Jésus, l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Chapitre 15. La résurrection et l'ascension.
    1 à 8 La visite des femmes au sépulcre.
    Marc fait observer ici que, dans cette seconde délibération, le sanhédrin était au complet, renfermant les trois classes d'hommes qui composaient ce corps.
    Il n'en avait probablement pas été de même pendant la première partie de la séance, dans laquelle la condamnation de Jésus venait d'être prononcée. (Marc 14.53)
    Maintenant il ne s'agissait plus que de livrer le Sauveur à Pilate, afin d'obtenir de lui l'autorisation d'exécuter la sentence. (Comparer Matthieu 27.1,2, notes.) Ce fut l'accomplissement de la prédiction Marc 10.33.
  • 15.2 Et Pilate l'interrogea : Es-tu le roi des Juifs ? Et répondant il lui dit : Tu le dis. 2 à 20 Jésus devant Pilate.
    Voir, sur la comparution de Jésus devant Pilate, Matthieu 27.1,2,11-30, notes, et comparez Luc 23.1 et suivants et surtout Jean 18.28 et suivants
    De tous les évangélistes, c'est Marc qui a le récit le plus abrégé de l'interrogatoire de Jésus par Pilate ; il se borne à quelques traits principaux, destinés à nous montrer que le gouverneur romain avait le désir de sauver Jésus, tandis que sa lâche faiblesse et sa politique égoïste succombent bientôt devant l'insistance passionnée des Juifs. Jean nous donne la relation la plus complète du dialogue de Jésus avec le gouverneur et des luttes que ce dernier soutint dans sa conscience, avant de la sacrifier à ses intérêts.
    La question de Pilate exprime l'étonnement : Toi tu es le roi des Juifs ?
    Cette question se trouve dans les quatre évangiles. Luc (Luc 23.2,3) nous apprend que le sanhédrin, après avoir condamné Jésus pour un crime religieux, le blasphème, (Marc 14.64) changea devant Pilate ce chef d'accusation en un délit politique. Nouvelle iniquité dans ce procès, où tout n'est qu'un tissu de mensonges.
    Tu le dis, hébraïsme qui signifie "oui, je le suis, comme tu le dis." Jésus, en confessant sa divinité devant le sanhédrin et sa royauté devant Pilate a rendu de sa personne et de son œuvre le grand témoignage qui subsiste pour tous les temps.
    (Voir, sur cette royauté, Jean 18.33-37, et, sur cette confession, 1Timothée 6.13)
  • 15.3 Et les principaux sacrificateurs l'accusaient de plusieurs choses. Luc (Luc 23.2,3) a rapporté quelques-unes de ces accusations.
  • 15.5 Mais Jésus ne répondit plus rien ; de sorte que Pilate était étonné. Voir Matthieu 27.14 notes.
  • 15.6 Or, à chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu'ils demandaient. Cet imparfait : il leur relâchait, exprime exactement la pensée de Matthieu : "avait la coutume de relâcher."
  • 15.7 Or il y avait le nommé Barabbas, détenu avec ses complices de sédition, parce qu'ils avaient commis un meurtre dans la sédition. Marc et Luc rapportent en détail le crime de Barabbas et de ses complices mais sans nous dire quelle était la sédition au milieu de laquelle ils l'avaient commis.
  • 15.8 Et la foule étant montée, se mit à demander ce qu'il faisait ordinairement pour eux. La foule étant montée (Sin., B, D, Itala), c'est-à-dire ayant gravi les degrés du tribunal ou les marches du palais de Pilate.
    La foule demande selon qu'il faisait ordinairement pour elle, c'est-àdire de leur relâcher un prisonnier.
    D'après Matthieu, (Matthieu 27.17) ce serait Pilate qui aurait pris l'initiative de cette offre, dans l'espoir que le peuple demanderait l'élargissement de Jésus.
  • 15.9 Mais Pilate leur répondit : Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? C'est par ironie que Pilate appelle Jésus le roi des Juifs, mais cette ironie était dirigée contre les principaux du peuple, sur lesquels le gouverneur déversait ainsi sa mauvaise humeur.
    On a supposé aussi que, désirant sauver Jésus, il faisait appel au sentiment national en lui donnant un titre que lui avait décerné la faveur populaire. (Comparer Jean 19.15)
  • 15.10 Car il comprenait que c'était par envie que les principaux sacrificateurs l'avaient livré. Grec : il connaissait ou reconnaissait ce mauvais motif des adversaires de Jésus, c'est-à-dire qu'il le pénétrait en les observant, au cours même de cette transaction.
    La version ordinaire : il savait ou savait bien, pourrait faire supposer qu'il en avait eu connaissance auparavant et d'une autre manière.
  • 15.11 Mais les principaux sacrificateurs incitèrent la foule à demander qu'il leur relâchât plutôt Barabbas. Grec : incitèrent afin qu'il leur relâchât.
    Marc et Luc nous montrent ainsi dans les chefs religieux du peuple les instigateurs de la foule qui n'était qu'un instrument dans leurs mains.
  • 15.12 Et Pilate prenant de nouveau la parole, leur disait : Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez roi des Juifs ? Sin., B, C portent : que ferai-je donc ?
    - Ce n'étaient pas les accusateurs de Jésus qui l'appelaient roi des Juifs puisque, au contraire, ils lui reprochaient de s'attribuer cette qualité et lui en faisaient un crime devant le gouverneur romain.
    Nous retrouvons donc ici l'ironie méprisante par laquelle Pilate se vengeait des membres du sanhédrin. (verset 9)
  • 15.13 Et ils crièrent de nouveau : Crucifie-le ! Le mot de nouveau montre qu'ils avaient déjà proféré ce cri : Crucifie-le ! C'est ce que Marc fait entendre au verset 11.
  • 15.14 Mais Pilate leur disait : Quel mal a-t-il donc fait ? Et ils crièrent plus fort : Crucifie-le ! Quel mal a-t-il donc fait ?
    - Crucifie-le ! Telle est la logique et la justice de la haine et de toutes les mauvaises passions.
    - Ces verbes à l'imparfait : Pilate leur disait, (versets 12,14) indiquent que le gouverneur romain, dans son désir de sauver Jésus, revint plusieurs fois à ces questions.
  • 15.15 Or Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas ; et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour être crucifié. Voir, sur l'horrible supplice de la flagellation, Matthieu 27.26, note.
    D'après l'évangile de Jean, (Jean 19.1,4) ce supplice fut l'une des tentatives de Pilate pour satisfaire ou attendrir le peuple et sauver Jésus.
    Dans Matthieu et Marc, cette intention n'est pas marquée, et la flagellation apparaît plutôt comme une conséquence de la condamnation du Sauveur et comme un prélude de son crucifiement.
  • 15.16 Or les soldats l'emmenèrent dans l'intérieur de la cour qui est le prétoire, et ils convoquent toute la cohorte. Comparer Matthieu 27.27, note.
    Cet évangéliste dit : dans le prétoire ;
    Marc plus exact : dans l'intérieur de la cour qui est le prétoire.
    En effet, le mot cour désigne tout ensemble le palais et la cour intérieure, qu'entouraient les divers bâtiments de ce palais. (Matthieu 26.3) C'est dans cette cour que l'on conduisit Jésus.
  • 15.21 Et ils le conduisent dehors pour le crucifier. Et ils contraignent un passant qui revenait des champs, un certain Simon de Cyrène, le père d'Alexandre et de Rufus, de porter la croix de Jésus. 21 à 41 Jésus crucifié.
    Comparer Matthieu 27.28-30, notes. Ils le conduisent dehors, c'est-à-dire hors de la ville.
    Voir, sur le récit de la mort de Jésus, Matthieu 27.31-54, notes, et comparez Luc 23.26 et suivants
    Marc donne quelques détails sur ce Simon qu'on contraignit de porter la croix de Jésus. Il parait avoir séjourné à Cyrène, ville de Libye en Afrique, où il y avait beaucoup de Juifs. (Actes 6.9) De là son surnom.
    Le fait que Marc nomme aussi ses deux fils prouve qu'ils étaient bien connus au moment où cet évangile fut écrit ; ils étaient probablement devenus des disciples de Jésus. Rufus est peut-être celui qui est mentionné Romains 16.13.
    Quant à Alexandre, il n'a sans doute de commun que le nom avec ceux dont il est parlé dans Actes 19.33 et 1Timothée 1.20.
    - Cette observation faite par Marc, que Simon revenait des champs, est un des arguments sur lesquels s'appuient ceux qui pensent que le jour de la mort de Jésus était le 14 nisan et non le 15, grand jour de la fête de Pâque, où le repos sabbatique était prescrit.
    L'expression revenir des champs semble en effet impliquer qu'il était allé travailler et non faire une simple promenade, comme l'ont prétendu quelques interprètes.
    Le procès et l'exécution de Jésus, avec toutes les allées et venues auxquelles ils donnèrent lieu s'accorderaient du reste difficilement avec un jour de repos légal et de grande fête religieuse.
    (Voir, sur cette question de la date de la mort du Sauveur, Jean 13.1,note, et comparez F. Godet, Commentaire sur saint Luc, 3e éd. p. 446 et suivants, 547 et suivants)
  • 15.22 Et ils le conduisent au lieu nommé Golgotha, ce qui, traduit, est le lieu du crâne. Voir Matthieu 27.33 note.
  • 15.23 Et ils lui donnaient du vin mêlé de myrrhe ; mais il n'en prit point. Voir Matthieu 27.34, note.
    On donnait aux suppliciés, dans une intention compatissante, au moment de l'exécution, une boisson destinée à les étourdir. Il faut remarquer ce verbe à l'imparfait, si familier à Marc : ils lui donnaient, lui offraient avec insistance ce vin, mais Jésus le refusa ; il voulut conserver toutes ses facultés et épuiser la coupe des souffrances.
  • 15.24 Et ils le crucifient, et ils partagent ses vêtements, en les tirant au sort pour savoir ce que chacun prendrait. Les verbes au présent, selon le vrai texte : ils le crucifient, ils partagent ses vêtements, rendent cette tragique scène encore plus actuelle et saisissante.
    Voir, sur ces deux actes, Matthieu 27.35, notes.
  • 15.25 Or c'était la troisième heure quand ils le crucifièrent. La troisième heure, en comptant depuis six heures du matin, à la manière des Juifs, correspond à neuf heures.
    Cette indication ne saurait s'accorder avec Jean 19.14, où il est dit qu'à la sixième heure (midi) Jésus était encore chez Pilate, qui allait le livrer aux Juifs. Il y a donc entre Marc et Jean un écart de trois heures.
  • 15.26 Et l'inscription indiquant la cause de sa condamnation était ainsi conçue : Le Roi Des Juifs. Voir Matthieu 27.37 note.
  • 15.27 Et avec lui ils crucifient deux brigands, l'un à sa droite, et l'autre à sa gauche. Matthieu 27.38, note.
    Le texte reçu ajoute un verset 28 conçu en ces termes : Ainsi cette parole de l'Ecriture fut accomplie : Il a été mis au rang des malfaiteurs. (Esaïe 53.12)
    Cette citation a été faite par le Seigneur lui-même, dans la nuit de ses souffrances. (Luc 22.37) Inscrite d'abord à la marge, elle a passé dans le texte de notre évangile ; elle y paraissait fort bien à sa place à la suite du verset 27.
  • 15.30 sauve-toi toi-même en descendant de la croix ! Ces injures consistaient en des gestes (branlant la tête), en des cris (ohé !) et en des paroles.
    Détruire et rebâtir le temple était une allusion ironique au faux témoignage porté contre Jésus. (Marc 14.58)
    Ces mots : sauve-toi toi-même, étaient une amère raillerie de la prétention que Jésus avait de sauver les autres. (Marc 15.31 ; Luc 23.35)
  • 15.32 Que le Christ, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions ! Et ceux qui étaient crucifiés avec lui, l'insultaient. Les principaux sacrificateurs et les scribes formaient un groupe à part : ils échangeaient entre eux leurs remarques railleuses.
    Marc seul rapporte leur invocation au Christ, au roi d'Israël. Ils veulent voir pour croire. Hélas ! si même Jésus était descendu de la croix devant leurs yeux, ils n'auraient pas cru, parce qu'ils s'en étaient rendus incapables et indignes.
    L'insultaient ou lui disaient des outrages. Ces insultes sont attribuées aux deux brigands crucifiés, tandis que le récit de Luc nous fait connaître les sentiments bien différents de l'un d'eux. (Luc 23.40 et suivants) Voir Matthieu 27.44, note.
  • 15.33 Et quand la sixième heure fut venue il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu'à la neuvième heure. De midi à trois heures. Ceci est en harmonie avec Matthieu et Luc ; mais d'après le verset 25, il y aurait eu déjà trois heures que Jésus endurait le supplice de la croix.
    - Quant à ces mots : il y eut des ténèbres, voir Matthieu 27.45, note.
  • 15.34 Et à la neuvième heure Jésus cria d'une voix forte, disant : Eloï, Eloï, lama sabachthani ? ce qui se traduit : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? Voir sur cette parole Matthieu 27.46, note.
    Marc a conservé la prononciation syriaque ou araméenne du mot Eloï, mon Dieu.
    En hébreu, on dit Eli, (Psaumes 22.2) et c'est sans doute sous cette dernière forme que Jésus prononça ces paroles, telle qu'elles sont dans le psaume qui occupait alors ses pensées. Elle expliquerait mieux la méprise ou le jeu de mots rapportés au verset suivant : il appelle Elie. (Matthieu 27.47, note.)
  • 15.36 Et quelqu'un ayant couru et rempli de vinaigre une éponge, l'ayant mise au bout d'un roseau, il lui donnait à boire, en disant : Laissez, voyons si Elie vient le descendre ! Dans le récit de Matthieu, (Matthieu 27.48,49) c'est l'un des assistants qui offre à Jésus ce rafraîchissement, et ce sont les autres qui, ensuite, prononcent ces paroles. La scène se passa sans doute ainsi.
    On a tenté de concilier les deux récits en supposant que même ici, et malgré le mot : en disant, ce n'est pas le même homme qui agit et qui parle ; mais ce serait faire violence au texte.
    On pourrait plutôt attribuer un sens sérieux à ces paroles : voyons si Elie vient, en supposant que celui qui les prononça était un Israélite qui, d'après la prophétie, attendait le retour d'Elie. (Marc 9.11)
    Mais le récit de Matthieu parait le plus naturel.
  • 15.37 Mais Jésus, ayant poussé un grand cri, expira. Un grand cri (grec une grande voix.)
    Marc ni Matthieu ne nous disent quelles paroles Jésus prononça ainsi à haute voix ; mais Jean (Jean 19.30) et Luc (Luc 23.46) nous les ont précieusement conservées.
  • 15.38 Et le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'au bas. Voir, sur ce fait, Matthieu 27.51 note.
  • 15.39 Or le centenier qui se tenait en face de lui, voyant qu'il avait ainsi expiré, dit : Véritablement cet homme était Fils de Dieu ! Voir, sur cette exclamation du centenier et sur les causes qui avaient pu produire en lui de tels sentiments, Matthieu 27.54, note.
    Marc fait l'observation que cet officier romain se tenait en face de lui (de Jésus), c'est-à-dire qu'il avait pu tout voir, tout entendre, recevoir les impressions profondes de ces grandes scènes de Golgotha.
    C'est la même pensée que Matthieu a exprimée en disant : "ayant vu ce qui était arrivé." Mais, d'après le texte reçu, Marc dit que ce qui a attiré l'attention du centenier, c'est que Jésus "eût ainsi expiré après avoir crié."
    De nombreux et éminents exégètes en ont conclu que le centenier fut frappé de ce que Jésus en rendant l'esprit avait encore la force de jeter un grand cri. Il y aurait vu un miracle, qui l'aurait amené à croire que ce mourant était un héros, un fils des dieux.
    Certes, il faut répéter ici : "La lettre tue." Ce ne fut pas la forte voix de Jésus mourant, mais bien les paroles qu'il prononça, cette prière, expression d'une ineffable confiance en Dieu : "Père, je remets mon esprit entre tes mains !" qui firent une impression profonde sur le centenier. (verset 37, note.)
    - D'ailleurs le mot : après avoir crié manque dans les manuscrits les plus anciens (Sin., B), la plupart des critiques le suspectent, comme une glose tirée de Matthieu 27.50.
  • 15.41 lesquelles, quand il était en Galilée, le suivaient et le servaient, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem. Parmi ces femmes pieuses, qui avaient eu le courage d'assister au supplice de Jésus jusqu'à la fin, Marc nomme les mêmes que Matthieu. (Matthieu 27.56, note.)
  • 15.42 Et le soir étant déjà venu, comme c'était la préparation, c'est-à- dire une veille de sabbat, 42 à 47 Jésus mis dans le sépulcre.
    Voir, sur ce récit de la sépulture de Jésus, Matthieu 27.57-61, note, et comparez Luc 23.50-56 et Jean 19.38 et suivants
    Ces mots de Marc : comme c'était la préparation, c'est-à-dire la veille du sabbat qui allait commencer à six heures, expliquent pourquoi Joseph d'Arimathée se hâta de mettre à exécution son pieux dessein.
  • 15.43 Joseph d'Arimathée, conseiller de distinction, qui attendait, lui aussi, le royaume de Dieu, vint, et s'étant enhardi, il entra chez Pilate et lui demanda le corps de Jésus. La description que Marc fait de Joseph peint la situation et les sentiments de cet homme.
    Conseiller de distinction, il avait beaucoup à perdre en embrassant ainsi la cause du Crucifié ; il lui fallait donc du courage (s'étant enhardi) pour se rendre dans le palais de Pilate et lui demander le corps de Jésus ; mais ce courage, il l'eut, parce qu'il était disciple de Celui qu'il voulait honorer (Matthieu 27.58, note ; comparez Jean 19.38), ou, comme le dit Marc, parce qu'il attendait, lui aussi (avec beaucoup d'autres), le royaume de Dieu.
  • 15.44 Mais Pilate s'étonna qu'il fût déjà mort ; et, ayant appelé le centenier, il lui demanda s'il y avait longtemps qu'il était mort. Les crucifiés pouvaient vivre plusieurs jours. Aussi Pilate s'étonna-t-il que Jésus fût déjà mort ; il voulut s'en assurer avant de livrer son corps. (Comparer Jean 19.31-35)
    Encore un témoignage historique que Jésus était bien réellement mort. Marc seul a conservé ce trait.
  • 15.45 Et l'ayant appris du centenier, il fit don du cadavre à Joseph. Il fit don ou présent du cadavre. (Le texte reçu, avec A, C, les majuscules, dit : du corps.)
    Marc choisit à dessein ce terme pour faire comprendre que Pilate accorda gratuitement à Joseph sa demande.
    On aurait bien pu supposer, en effet, que l'avare gouverneur eût profitée de cette occasion pour exploiter le riche sénateur juif ; l'histoire fournit des exemples d'une telle cupidité en des cas semblables.
  • 15.46 Et Joseph, ayant acheté un linceul, l'enveloppa dans ce linceul, après l'avoir descendu de la croix, et le mit dans un sépulcre qui était taillé dans le roc ; et il roula une pierre devant la porte du sépulcre. voir Matthieu 27.60 note.
  • 15.47 Or, Marie-Magdelaine et Marie, mère de Josès, regardaient où on l'avait mis. Le texte reçu dit : où on le mettait, ce qui supposerait qu'elles assistaient à l'ensevelissement.
    Selon le vrai texte, elles revinrent au sépulcre après que cet acte eût été accompli et constatèrent où on avait mis Jésus. Matthieu (Matthieu 27.61) nous apprend qu'elles restèrent là longuement, "assises vis-à-vis du sépulcre," s'oubliant dans leur contemplation et leur douleur.
    Au reste, l'évangéliste va nous dire quelle était leur intention. (Marc 16.1)
  • Marc 16

  • 16.1 Et le sabbat étant passé, Marie-Magdelaine et Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour venir l'embaumer. Chapitre 16. La résurrection et l'ascension
    1 à 8 La visite des femmes au sépulcre.
    Voir, sur le récit de la résurrection Matthieu 28.1-10, notes, et comparez Luc 24.1 et suivants
    Cette expression de Marc : après que le sabbat fut passé, nous reporte au samedi soir, après le coucher du soleil, à l'heure où finissait le sabbat et où la vie active reprenait. (Marc 1.32)
    C'est alors aussi que les femmes nommées ici (comparez Marc 15.47 et Matthieu 28.1, seconde note), achetèrent des aromates pour embaumer (ou, plus exactement, oindre) le corps du Seigneur.
    Luc (Luc 23.56) indique d'une manière plus vague le moment où elles firent cet achat : mais il faut être bien avide de contradictions pour en trouver une sur ce sujet entre les deux évangélistes.
  • 16.2 Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au sépulcre, comme le soleil venait de se lever. Encore ici, on a voulu trouver Marc en désaccord avec les autres évangélistes et avec lui-même, attendu que si le soleil était levé, ce n'était plus de grand matin !
    Quant aux autres évangélistes,
    Matthieu dit : "à l'aube du premier jour de la semaine ;"
    Luc : "le premier jour de la semaine, de grand matin ;"
    Jean : "le premier jour de la semaine, le matin, comme il faisait encore obscur."
    Voilà toute la différence ; il suffit, pour en rendre compte, que l'un des évangélistes ait en vue le moment où les femmes sortent de leurs maisons, et l'autre l'instant où elles arrivent au sépulcre.
    Au lieu de s'arrêter à cette critique de mots, il vaudrait mieux observer la grande et glorieuse harmonie qu'il y a entre ce retour de la lumière du jour et la résurrection d'entre les morts de Celui qui est le soleil de justice, la lumière du monde.
  • 16.4 Et ayant levé les yeux, elles voient que la pierre avait été roulée, car elle était fort grande. Ces mots : car elle était fort grande, motivent la question inquiète de ces femmes, (verset 3) et auraient dû la suivre immédiatement, mais Marc, non moins à propos, fait cette observation sur la grandeur de la pierre au moment même où les femmes voient que déjà elle était roulée.
    Touchant symbole de nos naïves inquiétudes dont Dieu a déjà ôté la raison d'être !
  • 16.5 Et étant entrées dans le sépulcre, elles virent un jeune homme assis du côté droit, vêtu d'une robe blanche ; et elles furent épouvantées. Un jeune homme, c'est ainsi que Marc décrit l'ange, tel qu'il était apparu aux femmes. Luc et Jean racontent l'apparition de deux anges, tandis que Matthieu et Marc n'en mentionnent qu'un, sans doute parce que l'un des deux seulement adressa la parole aux femmes. (Comparer Luc 24.4, note.)
  • 16.6 Mais il leur dit : Ne vous épouvantez point ; vous cherchez Jésus le Nazaréen qui a été crucifié ; il est ressuscité ; il n'est pas ici ; voici la place où ils l'avaient mis. Ces courtes phrases détachées, claires et simples, caractérisent la vivacité du discours et sont dignes de l'envoyé céleste qui les prononce.
  • 16.7 Mais allez, dites à ses disciples et à Pierre : Il vous précède en Galilée ; là vous le verrez, comme il vous l'a dit. Voir, sur ce discours de l'ange, Matthieu 28.5-7,10, notes.
    Marc a un trait spécial, délicat et touchant : "dites à ses disciples et à Pierre."
    Pourquoi cette faveur ? On a répondu que c'était à cause du rang supérieur assigné à Pierre parmi les apôtres. Mais ce rang, le pauvre disciple en était profondément déchu, et c'est bien plutôt pour répondre aux besoins de son âme, à sa douloureuse repentance, que le Seigneur voulut qu'il reçût ainsi, par un message personnel, la consolante nouvelle de la résurrection de ce Maître qu'il avait offensé. (Comparer Luc 24.34 ; 1Corinthiens 15.5)
    - Le dernier mot de l'ange : comme il vous l'a dit, fait allusion à la parole par laquelle Jésus (Marc 14.28) avait donné rendez-vous à ses disciples en Galilée.
    Ce passage montre que Marc comme Matthieu, avait l'intention de rapporter exclusivement les apparitions de Jésus ressuscité en Galilée, et non celles qui eurent lieu en Judée. (Matthieu 28.10, note.)
    Et cependant les versets qui suivent renferment de courtes indications des unes et des autres. Ce n'est donc pas sans raison qu'on a vu là un indice de l'inauthenticité du fragment qui termine son évangile. (versets 9-20)
  • 16.8 Et étant sorties, elles s'enfuirent du sépulcre ; car le tremblement et l'effroi les avaient saisies. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur. S'il fallait entendre d'une manière absolue ce silence des femmes, retenues par la peur, Marc serait en contradiction manifeste avec Matthieu et Luc ; elles se turent, veut-il dire, aussi longtemps que l'effroi les empêcha de croire elles-mêmes la bonne nouvelle qu'elles avaient à annoncer ; mais bientôt après, rassurées par la réflexion, elles s'acquittèrent de leur message.
  • 16.9 Or, étant ressuscité le premier jour de la semaine, au matin, il apparut premièrement à Marie-Magdelaine, de laquelle il avait chassé sept démons '. Les versets qui suivent (versets 9-20) ne paraissent pas avoir fait partie de l'évangile de Marc qui, à l'origine, s'arrêtait inachevé à la fin du verset 8.
    Les critiques les plus dignes de confiance n'en admettent pas l'authenticité. Leurs raisons, dont voici les principales, sont du plus grand poids.
    1° Cette fin de l'évangile manque dans Sin. et dans B, ainsi que dans quelques versions.
    2° Un manuscrit du huitième siècle et plusieurs versions latines ont une courte conclusion de l'évangile, tout autre que celle qui nous a été conservée ici.
    3° Dans une trentaine de manuscrits de l'évangile de Marc, en lettres cursives, se trouvent des remarques indiquant que les plus anciens documents s'arrêtaient à notre verset 8.
    4° Plusieurs Pères de l'Eglise, entre autres Eusèbe et Jérôme, déclarent positivement que cette fin de notre évangile n'était pas renfermée dans les plus anciennes copies.
    "Les manuscrits exacts, dit Eusèbe, terminent le récit de Marc aux paroles du jeune homme qui apparut aux femmes et leur dit : Ne vous effrayez point, jusqu'aux mots : car elles avaient peur. Ce qui suit se trouve dans quelques rares copies."
    "La fin de l'évangile de Marc se trouve dans fort peu de manuscrits ; presque tous les exemplaires grecs ne la contiennent pas." Ainsi parle Jérôme.
    - Outre ces témoignages si convaincants, un examen attentif de notre fragment conduit à la même conclusion. On n'y retrouve ni le style de Marc ni sa manière pittoresque et détaillée de raconter. Il ne renferme que quelques faits isolés, à peine indiqués et évidemment empruntes aux autres évangiles, ainsi que nous le ferons remarquer dans les notes.
    - Cependant, si ce morceau n'est pas de Marc, il est certain qu'il remonte à une haute antiquité ; car le plus grand nombre des versions et des manuscrits le renferment, et il était déjà connu d'Irénée, qui en cite un passage. Par ces raisons, plusieurs théologiens de nos jours persistent à attribuer à Marc cette de son évangile. Il est plus probable que, peu après le temps des apôtres, une main pieuse voulut achever le récit de Marc et pour cela, consigner ici les principales apparitions de Jésus-Christ ressuscité et son ascension. (Voir les notes critiques de Tischendorf et le Nouveau Testament de Rilliet, à la fin de Marc.)
    La simple lecture de ce verset fait sentir que c'est ici le commencement d'un écrit nouveau, et non la continuation du récit de Marc par Marc lui-même. Celui-ci aurait-il répété ainsi l'indication du jour et du moment de la résurrection de Jésus après l'avoir racontée ? (Comparer versets 1,2) Puis n'aurait-il pas rapporté l'apparition de Jésus à Marie, de manière à faire suite au verset 8, ce qui n'est point le cas ici ?
    - Du reste, cette apparition, admirablement racontée par Jean, (Jean 20.11 et suivants) est simplement rappelée ici. La mention des sept démons dont Jésus avait délivré Marie de Magdala est un souvenir de l'évangile de Luc. (Luc 8.2)
  • 16.10 Celle-ci s'en alla et l'annonça à ceux qui avaient été avec lui, et qui étaient dans le deuil et dans les larmes. Ce message attribué à Marie est tout à fait en harmonie avec les autres évangiles (Luc 24.10, et surtout Jean 20.18), mais beaucoup moins avec celui de Marc lui-même. (verset 8)
    - Ceux qui avaient été avec lui, expression étrangère à Marc, et qui désigne les disciples de Jésus en général. Les apôtres sont appelés les onze. (verset 14)
    - On comprend trop bien quelle était la cause de ce deuil et de ces larmes où étaient plongés les disciples !
  • 16.11 Et eux, ayant ouï qu'il était vivant et qu'il avait été vu par elle, ne crurent point. Comparer Luc 24.11 où ce doute des disciples est exprimé en termes plus forts encore.
  • 16.12 Mais après cela, il se manifesta sous une autre forme à deux d'entre eux, qui étaient en chemin, allant aux champs. Simple résumé du beau récit de Luc. (Luc 24.13 et suivants)
    Cet évangéliste rapporte que les deux disciples ne reconnurent pas Jésus, "parce que leurs yeux étaient retenus." (verset 16) Il y avait sûrement une autre cause encore de ce fait extraordinaire : c'est qu'un changement s'était produit dans l'aspect de Jésus. (Comparer Jean 20.14 et surtout verset 19)
    Telle est sans doute l'idée vraie, ici exprimée par un terme peu exact : il se manifesta sous une autre forme.
  • 16.13 Et ceux-ci s'en étant retournés, l'annoncèrent aux autres ; mais ils ne crurent pas ceux-là non plus. D'après Luc, (Luc 24.33 et suivants) les deux voyageurs annoncent avec enthousiasme comment ils ont vu le Seigneur, et comment il a été reconnu par eux au moment où il rompait le pain.
    Les apôtres, de leur côté, s'écrient : "Le Seigneur est véritablement ressuscité, et il est apparu à Simon."
    On a donc trouvé une contradiction entre ces paroles et celles-ci : ils ne crurent pas ceux-là non plus, c'est-à-dire pas plus qu'ils n'avaient cru Marie-Magdelaine (verset 11)
    Mais si l'on continue à lire le récit de Luc, on trouvera (Luc 24.41) qu'au moment où Jésus apparut au milieu d'eux, les disciples dans leur trouble et a cause de leur joie même, ne croyaient point encore.
  • 16.14 Enfin, il se manifesta aux onze eux-mêmes, comme ils étaient à table ; et il leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur cœur, parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. Il s'agit ici de la première apparition de Jésus au milieu de ses disciples. (Luc 24.36 ; Jean 20.19)
    Les deux récits que nous venons de citer ne parlent pas proprement d'un repas.
    Dans Luc Luc 24.41, il est dit que Jésus demanda quelque chose à manger et que les disciples lui présentèrent du poisson rôti et un rayon de miel. C'est ce qui a amené l'auteur à penser qu'ils étaient à table au moment où Jésus leur apparut.
    Ces reproches de Jésus ressuscité à ses disciples sont assez fréquents dans les évangiles ; il est probable que notre auteur les résume tous en ces quelques mots. (Luc 24.25 et suivants ; Luc 24.38 et suivants ; Jean 20.27 et suivants)
  • 16.15 Et il leur dit : Allez dans tout le monde, prêchez l'Evangile à toute créature. Ce verset résume de même brièvement les derniers ordres de Jésus aux apôtres. (Matthieu 28.19,20 ; Luc 24.45 et suivants ; Jean 20.21 et suivants)
    Toute créature (grec toute la création) a ici le même sens que tout le monde, ou que le terme de Matthieu "toutes les nations," c'est-à-dire toute l'humanité pécheresse à laquelle Dieu destine les trésors de sa grâce.
  • 16.16 Celui qui croira, et qui sera baptisé, sera sauvé ; mais celui qui n'aura pas cru, sera condamné. La foi, condition du salut ; l'incrédulité, cause de la condamnation, tel est le grand principe de tout l'Evangile dans son application à l'homme. (Jean 3.36)
    Si notre auteur ajoute à la foi le baptême, c'est que cette parole remplace l'ordre de baptiser que rapporte Matthieu. (Matthieu 28.19)
    Ce symbole ne contribuera cependant au salut que pour autant qu'il sera administré à celui qui croira.
  • 16.18 ils saisiront des serpents ; quand même ils boiraient quelque breuvage mortel, il ne leur nuira point ; ils imposeront les mains aux malades, et ils seront guéris. L'énumération de ces signes ou dons des miracles, promis à ceux qui auront cru, ne se trouve point ailleurs dans les discours de Jésus.
    Plusieurs de ces prodiges paraissent même étrangers à la sobriété qui distingue les évangiles. Rien ne le prouve mieux que la nécessité où se trouvent certains exégètes d'expliquer dans un sens spirituel ces dons qu'ils ne peuvent entendre à la lettre.
    Chasser les démons fut un pouvoir réellement exercé quelquefois par les apôtres ; (Actes 16.18) Jésus le leur avait positivement conféré. (Matthieu 10.1 et ailleurs.)
    Parler des langues nouvelles, c'est parler des langues non apprises d'une manière naturelle. Il ne s'agit donc point du don de parler en langues dans un état d'extase. (Actes 2.4, seconde note ; 1Corinthiens 12.10 ; 28,30 ; 14.1 et suivants)
    Saisir des serpents peut être une répétition de la promesse de Jésus : Luc 10.19, qui s'est accomplie pour Paul à Malte ; (Actes 28.3) à moins qu'on ne préfère donner à ces paroles un sens figuré : Jésus aurait conféré aux siens le pouvoir de braver tous les dangers.
    La faculté de prendre un breuvage mortel sans en éprouver aucun mal peut de même s'entendre dans les deux sens.
    Le don de guérir des malades a été souvent exercé par les apôtres. (Actes 3.7 ; 28.8)
  • 16.19 Et le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé dans le ciel, et il s'assit à la droite de Dieu. Comme tous les faits contenus dans ce fragment, l'ascension de Jésus-Christ est rappelée en deux mots, d'où l'on pourrait conclure qu'elle eut lieu immédiatement après ce discours, le jour même de la résurrection. (Voir Luc 24.50 et suivants, notes ; Actes 1.1-9, notes.)
  • 16.20 Et eux, étant partis, prêchèrent partout ; le Seigneur opérant avec eux et confirmant la parole par les signes qui l'accompagnaient. Ici encore, toute l'activité missionnaire des apôtres est exprimée par ce mot : ils prêchèrent partout.
    Puis notre fragment se termine par cette remarque que le Seigneur opérait avec eux, par son Saint-Esprit de lumière et de vie et par les signes ou miracles qui accompagnaient leur parole.
    - Ce fragment peut donc se lire à la suite de l'évangile de Marc resté inachevé, comme un résumé antique et précieux de faits rapportés en détail par les autres récits évangéliques.