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Stress et société : Un mal qui répand la terreur
4. Conséquences du stress

Auteur :
Type : Dossier
Thème : Santé & Psychologie
Source : Aimer & Servir
Réf./Date source : 141
  
Publié sur Lueur le
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Sommaire :
  1. Stress et société : Un mal qui répand la terreur
  2. Le stress à la loupe
  3. Les causes du stress
  4. Conséquences du stress
  5. Le stress : En prenant du recul
  6. Stress, perfectionnisme, grâce & Conclusion

Elles sont multiples et très différentes suivant les personnes. Le même événement n'a pas les mêmes conséquences chez deux individus différents, c'est une évidence. Différents facteurs, en effet, peuvent modifier les réactions au stress.

Tout d'abord, la personnalité.
On définit des personnalités A dites hot, battantes, dominantes, B cool et C plus introverties, soumises, se pliant aux devoirs sociaux.

Le stress peut
être causé par
des évènements
positifs

Ensuite, le type d'approche : l'internaliste se jugera responsable des événements avec remise en cause et culpabilisation, ou l'externaliste adoptera une attitude beaucoup plus battante face à des événements jugés liés uniquement à des causes extérieures.

Egalement la perception de stress et notamment la capacité de contrôle et d'anticipation. Les stresseurs qui peuvent être anticipés ou sur lesquels l'individu sait pouvoir exercer une influence ont des conséquences beaucoup moins importantes. C'est la raison pour laquelle les temps d'embouteillage sont affichés aux entrées du périphérique parisien.

Enfin, il existe des catalyseurs du stress, dont, notamment, les produits psychoactifs, les drogues, mais aussi l'alcool, le tabac, le café.

Ces conséquences seront donc :
  • des troubles psychologiques : troubles de l'adaptation qui entraînent des réponses inappropriées, troubles dépressifs, troubles anxieux, attaques de panique.
  • des maladies psychosomatiques : Lacan disait qu'il s'agit de lettres matérialisées dans la chair. Elles doivent être distinguées des troubles fonctionnels qui ne correspondent pas à des lésions anatomiques précises. Il s'agit, entre autres, d'asthme, eczéma, ulcères gastriques... Elles sont situées à la résultante du stress, de facteurs génétiques et environnementaux.
  • des troubles immunitaires : notamment en raison de l'influence de l'adrénaline qui diminue le nombre de lymphocytes T et entraîne donc une diminution de l'immunité. Cela pourrait expliquer, en partie au moins, la très grande variabilité d'évolution qui est constatée dans l'infection HIV qui passe au stade de maladie SIDA dans des délais situés entre cinq et quinze ans. Le stress pourrait avoir une influence sur la maladie cancéreuse, notamment chez les personnalités de type C, en jouant un rôle dans l'apparition de la maladie et dans la lutte contre elle.
  • des maladies cardio-vasculaires qui concernent surtout les personnalités de type A, HTA, maladies coronariennes...
Cela tendrait à confirmer le sentiment de beaucoup de nos contemporains, et avec eux un certain nombre de soignants chrétiens, qui considèrent que la vie moderne est à l'origine d'un grand nombre de pathologies assurant succès et bonne fortune à bon nombre de thérapeutes alternatifs qui en font leur cheval de bataille. C'est ainsi que, par exemple, un médecin allemand, le Dr Hammer, avait même élaboré une théorie associant systématiquement un type de cancer à un type de traumatisme précis. Sa démarche thérapeutique lui valut des démêlées avec la justice française qui interrompit prématurément une carrière pourtant prometteuse !

Pourtant, ce rapprochement entre le stress et un certain nombre de pathologies doit être considéré avec prudence. En effet, bien peu de choses ont été prouvées scientifiquement, les quelques séries publiées donnent des résultats peu exploitables, voire contradictoires. On s'est aperçu, par exemple, qu'une attitude battante augmentait les chances de guérison pour certains cancers, mais les diminuait pour d'autres.

De plus, dire au patient que sa maladie est liée au stress est d'abord impossible à prouver. Ensuite, comme il n'a généralement pas la possibilité d'agir au niveau de son mode de vie, cela n'aura souvent que peu de conséquences concrètes sur le plan thérapeutique : l'ulcéreux prendra des IPP, le coronarien des bêtabloquants, etc.

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