Lueur.org - Un éclairage sur la foi

Faire un don Facebook Twitter RSS

Avez-vous La Foi ?
3. La foi des premiers croyants

Auteur :
Type : Livre en ligne
Thème : La Foi
Source : Carnets Croire & Servir
Réf./Date source : 17
  
Publié sur Lueur le
Partager
Sommaire :
  1. Avez-vous La Foi ?
  2. Sans la foi : dans la nuit du péché...
  3. La foi des premiers croyants
  4. La foi demande la confiance et la sincérité
  5. La foi est un don de Dieu
  6. La foi nous prend tout entiers
  7. Par la foi, je me donne au Christ

Pour bien des gens avoir la foi ce n'est pas autre chose que croire des choses qu'on ne comprend pas, des mystères, ou bien, avoir des sentiments pieux ; c'est accepter un certain nombre de vérités que l'Eglise enseigne. Et cela ne va pas plus loin.

En réalité, la foi est une certitude qui fait vivre, qui commande la vie. Pour nous en rendre compte, il faut d'abord aller voir la foi chrétienne à son berceau, c'est la première chose à faire pour bien comprendre ce qu'est, ce que doit être notre foi à nous.

Ouvrons donc notre Evangile, regardons agir les premiers hommes qui ont eu la foi en Christ. Cela est d'autant plus intéressant que la plupart d'entre eux n'avaient pas encore une foi complète.

En effet, les malades qui venaient demander leur guérison ne pouvaient du premier coup reconnaître en Jésus le Fils de Dieu. Ils le côtoyaient, ils le touchaient, mais ils ne voyaient encore en lui qu'un envoyé de Dieu, un prophète. Néanmoins leur foi était très forte et très vivante.

Dans l'Evangile

La foi des hommes de l'Evangile commence toujours par une confiance immense et une admiration. On découvre en Jésus le Sauveur des corps, par ses guérisons, puis le Sauveur des âmes par ses pardons, puis le Sauveur du monde à la fois par sa doctrine et par sa mort, et on comprend qu'il est Celui à qui on doit donner sa vie.

Arrêtons-nous à regarder ces malades qui viennent vers Jésus. Nous les connaissons bien, mais regardons surtout ce qu'est dans leur âme la foi. Elle se manifeste par une immense confiance, et la confiance en quelqu'un. Ils croient que le Christ est bon, ils croient que le Christ est puissant, ils croient qu'il peut les guérir et personne ne leur enlèvera cette certitude.

Voyez les deux aveugles qui courent en trébuchant derrière lui en criant : « Fils de David, aie pitié de nous !... » 1 et qui le suivent jusque dans la maison. Jésus s'arrête. Il leur demande : « Vous croyez vraiment que je peux faire quelque chose pour vous ? » Et ils répondent d'une seule voix : « Oh ! oui ! Seigneur !... » Voyez le lépreux qui vient se prosterner devant lui et lui fait cette prière toute simple : « Seigneur, si tu veux, tu peux me guérir » 2 .

Voyez le capitaine romain qui vient demander la guérison de son ordonnance 3. Il a tellement de respect pour Jésus qu'il n'oserait pas le faire entrer chez lui, mais aussi tellement de confiance en Lui qu'il est persuadé que Jésus peut guérir même de loin !... « Dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri !... » Et Jésus s'écrie transporté d'admiration : « Jamais personne n'a autant cru en moi ! »

Cette confiance, cette certitude, cette foi en un mot, leur donnent de l'énergie, et du courage pour vaincre de grandes difficultés. Ce n'est pas seulement une pieuse imagination ou un désir plus ou moins vague. C'EST UNE FORCE QUI LES FAIT AGIR.

Voyez le paralytique de Capernaüm 4. Il est tellement sûr d'être exaucé qu'il faut démolir un toit pour arriver jusqu'à celui qui le guérira. Celui-là, la foule qui s'écrasait à la porte de la maison ne l'aura pas empêché d'entrer ! Il y a aussi l'aveugle de Jéricho 5 que la foule n'empêchait pas de crier pitié : « On voulait le faire taire, mais lui clamait beaucoup plus fort : Fils de David, aie pitié de moi !... »

Voyez encore cette pauvre femme 6 qui a su vaincre sa timidité et a péniblement fendu la foule qui entourait le Christ. A vrai dire, elle n'ose pas lui adresser la parole, mais sa foi ne nous en apparaît que plus grande, car elle se disait : « Si j'arrive seulement à toucher la frange de son manteau, je serai guérie ».

Enfin, même ceux qui sont rabroués par Jésus lui-même, ne se découragent pas ! Matthieu 15 nous rapporte le dialogue audacieux de cette femme païenne qui voulait obtenir la guérison de sa fille. Elle insiste si bien que Jésus encore une fois s'écrie : « O femme en vérité ta foi est grande !... »

De ces quelques exemples retenons un premier enseignement : pour ces tout premiers croyants la foi n'est pas une connaissance vague, mais la connaissance de quelqu'un en qui ils ont confiance ; ce n'est pas une certitude inerte, inutile, mais une certitude qui les fait agir. Telle doit donc être aussi notre foi.

Certes, la foi est encore autre chose, mais du moins ce premier regard jeté dans l'Evangile nous montre déjà à quel point elle est une vertu « vivante ».

Nous appelons « croyants » CEUX QUI SONT VENUS AU CHRIST. Les malades le croyaient assez bon et assez puissant pour les guérir ; ils avaient FOI en Lui. Mais la foi est bien autre chose encore que le désir et la certitude d'obtenir un bienfait matériel.

Les plus grands croyants sont ceux qui ont reconnu en Jésus Celui qui est assez saint et assez miséricordieux pour guérir les âmes — ce qui est plus important et plus difficile que guérir les corps — et qui sont venus à lui comme à l'infinie Pureté et l'infini Amour.

La foi fait venir Marie-Madeleine vers CELUI qui purifie

Avant la venue de Jésus aucun homme n'avait jamais prononcé une parole aussi formidable et aucun criminel n'était allé demandé à un autre homme : pardonne-moi...

Et si c'est une chose étonnante qu'un boiteux se mette à marcher et qu'un aveugle voie clair tout d'un coup, c'est une chose bien plus extraordinaire qu'une femme qui a gaspillé sa vie, traîné dans le vice, dont l'âme est affreusement souillée, vienne vers un homme avec l'espoir, la confiance, LA CERTITUDE d'être accueillie, lavée de ses fautes, renouvelée.

Cette certitude, c'est celle de Marie-Madeleine lorsqu'elle entre dans la salle à manger de Simon 7. En Orient, on entre ainsi librement les uns chez les autres, néanmoins la venue de cette femme-là fait sensation : les conversations s'arrêtent peu à peu, on observe ses gestes, et chacun pense à part soi : « Eh bien, si Jésus savait quelle est cette femme qui le touche...

Or, Jésus sait très bien qui est cette femme... Mais cette femme aussi sait qui est Jésus...

Elle ne sait pas encore de lui tout ce qu'elle en apprendra par la suite, dans les conversations de Béthanie, et au pied de la Croix, mais elle a compris que celui-là est incomparablement SAINT et merveilleusement PUR.

Comment a-t-elle cette certitude ? Nous ne pouvons le dire, c'est le grand mystère de la grâce et de la foi, mais ce que nous savons c'est qu'elle en est sûre, ce que nous voyons c'est qu'elle brave les regards railleurs de tous ceux qui la connaissent...

Sa foi la fait agir, commande sa vie, et elle vient au Christ comme à celui dont le contact purifie.

La malade qui avait un flux de sang s'était dit, nous l'avons vu : « Si seulement je touche le bord de son manteau, je serai guérie...» Marie-Madeleine a pensé : « Si je puis m'approcher de lui, montrer mon repentir, toucher seulement ses pieds très saints, je serai guérie, mon âme sera guérie ! »

La foi fait se tourner un truand vers celui qui sauve pour l'éternité

Arrêtons-nous à cet autre exemple pour voir encore ce qu'est la foi. L'histoire de ce brigand tient en quelques lignes, mais peut-on imaginer transformation plus complète de l'âme 8 .

Alors que toutes les apparences, absolument toutes, sont contre Jésus, ce voleur, se séparant de son compagnon de brigandage, reniant toute sa vie passée, n'écoutant pas les cris et les insultes des hommes, tourne sa tête, tourne son coeur, vers « JESUS DE NAZARETH, ROI DES JUIFS » et il proclame sa FOI en celui qui sauve pour l'éternité. Il affirme que Jésus est bien l'envoyé de Dieu — « Quand tu seras dans ton Paradis », — il affirme que Jésus est assez bon pour pardonner — « Souviens-toi de moi » — il a la certitude qu'il ne peut rien faire de mieux que se donner, se remettre à Christ, maintenant et pour toujours.

Comprenons par ces simples exemples, combien la vraie foi est sérieuse, profonde. C'est une transformation de l'âme et de la vie.

En regardant et en écoutant une malheureuse pécheresse et un assassin comprenons qu'avoir la foi c'est croire qu'il existe une Sainteté, une Pureté, une Miséricorde infinies ; c'est reconnaître que Jésus est cette infinie Sainteté, cette Pureté et cette Miséricorde ; c'est lui apporter notre misère.
« Ta foi t'a sauvée, va en paix... »
« Tu seras avec moi dans le Paradis. »

Cette oeuvre a été accomplie voici des siècles sur une petite colline de Judée : LE CALVAIRE.

Dans les souffrances souvent évoquées mais qui toujours nous émeuvent, Jésus-Christ a payé la lourde dette qui nous condamnait.

Les premiers croyants n'avaient pas compris la Croix, et pendant longtemps ils ont, à cause de cela même, vécus sans foi véritable... Elle naquit le jour où de la croix mal comprise ils sont venus à la croix mieux comprise. Car qui peut dire qu'il a vraiment reçu la foi s'il n'a pas connu l'oeuvre accomplie pour lui au Calvaire ?

Au détour d'un chemin de montagne dans un Canton suisse, le voyageur se trouve soudain devant une grande Croix nue. Il peut y lire ces simples mots : « Passant ! Que te dit cette Croix ? Elle te dit qu'un jour Jésus-Christ Fils de Dieu est venu sur la terre pour y mourir pour toi ».

Venir à la Croix c'est dans une démarche de la foi venir au salut.

Simplement venir

Et vous, aujourd'hui, ne voudriez-vous pas, comme les malades de l'Evangile, venir à celui qui nous accueille avec nos peines ou nos problèmes ?

Venir surtout vers lui comme Marie-Madeleine est venue avec sa vie ratée. Ne voudriez-vous pas vous insérer dans la lignée de ceux qui, au cours des âges, ont trouvé en Jésus-Christ, une vie absolument nouvelle ?

Oui, venez, non seulement pour connaître ce qu'est la merveilleuse vie, avec Jésus-Christ pour Sauveur, mais pour devenir dans un monde qui l'ignore, un

témoin de cette puissance de transformation qu'est le glorieux Evangile de Jésus-Christ.

Souvenez-vous, qu'être sans Christ, c'est être sans espoir, mais avec lui, les plus belles espérances sont offertes à tous. Alors venez.


1 Matthieu 9 : 27-31
2 Matthieu 8 : 2
3 Matthieu 8 : 5-13
4 Marc 2 : 3-12
5 Marc 10 : 46-53
6 Marc 5 : 21-34
7 Luc 7 : 36-50
8 Luc 23 : 39-43

Commentaires (0)

Ajouter un commentaire

Merci de ne mettre que des commentaires cordiaux et constructifs. Tout commentaire abusif sera supprimé et le compte bloqué.
Pour ajouter un commentaire, connectez-vous.
Reste 2000 caractères