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Suicide : solution ou impasse ?
3. Refuser le suicide

Auteur :
Type : Dossier
Thème : La mort
Source : Aimer & Servir
Réf./Date source : 128  
Publié sur Lueur le
Sommaire du dossier :
  1. Suicide : une solution ou une impasse ?
  2. Refuser le suicide
  3. Comprendre le suicide : être ou ne pas être
  4. La Bible et le suicide
  5. Suicide : Illusion et espérance
  6. Les chrétiens face au suicide

Le premier groupe est représenté par ceux qui ne cherchent pas à comprendre. Parmi ceux là, les tenants de la pensée dominante au Moyen-Age, fondée sur le « Tu ne tueras point », dont on sait pourtant qu'au travers de l'application de la peine de mort et de toutes les guerres auxquelles l'Église a participé plus ou moins directement, l'interprétation a été pour le moins souple et conjoncturelle. Saint-Augustin disait : « Lorsqu'on se tue, c'est un homme qu'on tue », il ne voyait aucune raison valable de se donner la mort : ni pour le péché d'autrui car c'est se rendre coupable d'un péché plus grave, ni pour ses fautes passées car celui qui a péché a besoin de la vie pour faire pénitence et guérir, ni pour l'espoir d'une vie meilleure car ceux qui sont coupables de leur mort n'ont pas accès à cette vie meilleure. Saint Thomas d'Aquin estimait que se donner la mort, c'était attenter à la nature et à la charité car nous devons vivre et nous aimer nous-mêmes, attenter aussi à la société en la privant d'un de ses membres qu'elle s'est donné la peine d'élever et d'instruire, et dont elle a besoin, attenter enfin à Dieu, le propriétaire de nos vies.
Et c'est ainsi que le corps du suicidé était très sévèrement « puni », supplicié, passé à la roue, pendu, traîné derrière un attelage au travers des rues. On lui refusait la terre sainte et ses biens étaient confisqués.

Ne cherchons pas à comprendre non plus celui qu'on peut qualifier de « libertaire ». Celui-là manifeste à l'égard du suicidaire l'indifférence la plus complète : « Tu veux te suicider, c'est ton problème, tu es libre. ». Le livre Suicide Mode d'emploi est caractéristique de ce genre d'attitude, fournissant froidement à celui qui le désire le moyen technique d'en finir avec la vie, au nom de la liberté et de l'autonomie individuelle. Ceux qui ne s'adaptent, ou ne réussissent pas, ou ceux qui gênent peuvent disparaître.

Lorsqu'on se tue,
c'est un homme qu'on tue

Et puis il y a les « brèves de comptoir » qui étiquettent ainsi les suicidaires : « ce sont des malades, c'est génétique, héréditaire, ce sont des faibles, des lâches, des courageux, des enfants gâtés, des refoulés, c'est du chantage, du "chiqué ". »

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