Stress, angoisse, dépression, y a-t-il un espoir ?

7. La culpabilité

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Type : Dossier
Thème : Santé & Psychologie
Source : Aimer & Servir   
Publié sur Lueur le
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Sommaire :
  1. Stress, angoisse, dépression, y a-t-il un espoir ?
  2. Le stress ou syndrome général d'adaptation
  3. L'angoisse
  4. Les dépressions
  5. Stress, angoisse, dépression : point de vue biblique
  6. Solitude, rejet et révolte
  7. La culpabilité
  8. Les tempêtes et les blessures du coeur
  9. Les besoins de l'homme représentent un équilibre délicat
  10. Stress, angoisse, dépression : un remède ?

Elle est universelle, comme le prouvent les notions de péché, de sacrifice et de rachat dans toutes les civilisations.

Le péché est le problème fondamental de l'homme

Le péché est le problème fondamental de l'homme. C'est la « lèpre » de notre monde, la maladie qui nous sépare, nous isole de Dieu et des autres, qui nous paralyse (nous n'avançons plus quand nous sommes fixés sur notre passé qui nous accuse), qui détruit le respect et l'estime de soi, nous défigure (nous avons été créés à l'image de Dieu), qui nous rend insensibles à nos propres besoins (d'amour, d'acceptation, de pardon, de guérison), à la souffrance des autres et à la voix de Dieu.

Dans la communion avec Dieu, l'homme peut retrouver une juste estime de soi, l'amour et la confiance pour ne plus s'autopunir dans le sentiment de culpabilité (qu'elle soit vraie ou fausse).

Concernant la fausse culpabilité (fausse = mensonge !) : c'est la vérité (la vision de la vraie culpabilité délivre de la fausse) qui peut nous en affranchir. Souvent, le problème du péché n'a pas été réglé et la justification par la foi n'a pas été reçue. La culpabilité est alors souvent déplacée sur de faux problèmes ou des questions secondaires. C'est l'exemple de Jean-Jacques Rousseau et de ses rubans. C'est aussi le cas des enfants de parents divorcés qui se croient responsables de la séparation... Les névrosés s'autopunissent et se sentent coupables de tout, alors que les pervers n'éprouvent pas de sentiment de culpabilité. De même, on peut appartenir à Jésus-Christ et avoir perdu tout sentiment d'appartenance à cause du péché qui nous coupe de la communion avec Dieu.

Il y a souvent, à la base, une éducation trop sévère qui génère insécurité, infériorité, dévalorisation (si Dieu nous demande des sacrifices, ce ne sont pas les mêmes que ceux que réclament les idoles : l'autopunition). Par contre, la personne qui présente des troubles de la personnalité n'a jamais tort et elle accuse les autres (esprit de supériorité et d'orgueil). Le Saint-Esprit convainc de péché, alors que Satan nous aide à mettre en oubli la purification de nos anciens péchés (2 Pi 1.9).

Dans Genèse 42.28 : les frères de Joseph avaient, eux aussi, oublié le passé. Ce qui fait la force du péché, c'est le secret, le mensonge qui nous emmure.

Dieu nous demande de reconnaître notre vraie culpabilité.
Pour cela, il est important de voir clair : sur Dieu (un Père, un Sauveur, un Consolateur), sa Parole et sur soi-même : Maintenant mon oeil t'a vu, c'est pourquoi, je me condamne et je me repens (Jb 42.5). Dans le Psaume 80, Asaph s'écrie à trois reprises : Relève-nous, fais briller ta face et nous serons sauvés Ps 80.19

La révélation de Dieu se situe au niveau du coeur (l'esprit, l'homme intérieur), c'est une relation d'amour (en esprit et en vérité). Si quelqu'un aime Dieu, celui-là est connu de lui (1 Co 8.2-3). Les noms de Dieu caractérisent ses attributs, sa nature. Son nom est à vénérer. Tu ne prendras pas le nom de Dieu en vain (Ex 20.7 ; Dt 5.11). Le croyant est appelé du nom de Dieu (2 Ch 7.14). Quel est le nom de ton Dieu ? Jésus est-il tout ton trésor ?

En Lui, vous avez tout ce qui contribue à la vie... (2 Pi 1.3-4). Cette vision de Dieu vient de la Parole, source de notre foi. « Sois attentif à mes paroles... c'est la vie... » (Proverbes 4/20-27). Saint Bernard disait : « La connaissance de soi, sans la connaissance de Dieu produit le désespoir, la connaissance de Dieu sans la connaissance de soi produit la présomption ».Tout le projet de Saint Augustin se résumait en ces quelques mots : « Connaître Dieu et l'âme » et « si je me connaissais, je te connaîtrais ».

• Il existe : une tristesse selon le monde (sentiment de culpabilité, frustration, accusation, dépression) qui conduit à la mort (suicide) ; Satan se plaît à transformer nos échecs en enfer ; une tristesse selon Dieu qui produit la vie (2 Co 7.9-10). Les larmes nous mettent en marche vers Celui qui console. Le mot hébreu pour repentance signifie soulagement. Une certaine tristesse nous permet de voir clair sur nous-mêmes (nos pensées fausses, nos motivations, nos priorités) et de prendre nos responsabilités.

A la croix, je reçois une vision juste de moi-même :
- de ma valeur aux yeux de Dieu : chaque personne est rachetée au même prix ! Le riche ne paiera pas plus, et le pauvre ne paiera pas moins d'un demi-sicle, pour l'offrande prélevée pour l'Eternel, afin de racheter leurs personnes (Ex 30.15) ;
- de la gravité de mon péché ;
- une vision juste de Dieu (Sa justice et la mesure de Son amour pour l'homme). Lorsque le péché est mis en lumière, le sang de Jésus nous purifie. Si nous confessons... Si nous marchons... (1 Jn 1). Ai-je une vision juste et biblique de moi-même ? Egarés, pervertis, coupables, nul n'est intelligent... (Rm 3.9-20, Rm 6.23 ; Es 53.6). Notre nature est pécheresse, non seulement au niveau des actes, mais aussi au niveau de notre pensée et de nos motivations. Cette nature humaine corrompue a été crucifiée avec Jésus qui ôte le péché du monde.

Mon péché, c'est surtout mon autonomie vis-à-vis de Dieu. Jésus dans le désert aurait pu changer les pierres en pain, sans faire d'entorse à la moralité... cependant, il aurait obéi à Satan ! Pour distinguer les bons champignons des mauvais, il faut s'en référer à la bonne autorité. Dans Romains chapitre 1, Dieu livre les hommes à leurs passions à cause de leur indépendance à son égard ! Nous ne sommes pas responsables de notre hérédité ou de notre éducation, mais responsables de croire en Jésus. « Le péché, c'est qu'ils ne croient pas en moi » (Jean 16/8-11). Le drame, c'est que nous croyons trop en nous-mêmes et en l'homme, nous avons toujours des réponses à tous les besoins et à tous les problèmes ! Dieu peut nous changer, quel que soit notre passé. Il ne nous reproche pas ce que nous sommes par nature, mais notre incrédulité.

Le mot péché, en grec "hamartéma", signifie passer à côté du but. Dieu a créé toutes choses (drogues, sexualité... et nos vies aussi) pour un but. Passer à côté du but, ce n'est pas seulement faire du mal, c'est aussi tout le bien que j'ai manqué de faire ! (Jc 4.17).

Si nous désirons connaître Dieu et sa vie, son Esprit dans notre coeur, il nous faut reconnaître notre péché et croire en Sa grâce.

La Bible nous enseigne que l'homme est perdu et incapable de se sauver lui-même. Jérémie s'interroge : Un Ethiopien peut-il changer la couleur de sa peau ? (Jr 13.23)... et Jésus affirme : Sans moi, vous ne pouvez rien faire ! (Jn 15.5). La Bonne Nouvelle, c'est que nous pouvons nous reposer sur l'oeuvre parfaite de Jésus-Christ, Lui, le seul Sauveur. Le péché, c'est que nous comptons plus sur nous-mêmes que sur Dieu pour nous en sortir (Jn 16.9). Nous ne croyons pas que Dieu puisse restaurer, reconstruire son image en nous, nous faire ressembler à Jésus.

Deux étapes sont fondamentales : confesser et croire.

1- Confesser son péché (l'expiration pulmonaire est volontaire !) Arrêtez de construire des murailles et de vous cacher derrière ! C'est la confrontation avec la vérité et la réalité qui nous aide à voir notre état de perdition et à nous réorienter d'après la Parole. Mon coeur blessé devient alors un coeur brisé. Pour Jean Brun, le problème de l'homme c'est « faire mourir les autres ou soi-même, faute de pouvoir mourir à soi-même ». La Bible nous invite à renoncer et à mourir à nous-mêmes. Quelqu'un a dit que le « m » de moi représente deux montants avec un grand trou au milieu alors que le « t » de toi, c'est une croix avec ses deux bras ouverts.

Jamais personne n'a haï sa propre chair (Ep 5.29). La haine de soi est donc un mythe. L'homme a par nature, une préoccupation excessive de lui-même. C'est ce que développe le livre La séduction de la chrétienté de Dave Hunt et T.A. Mac Mahon :

« Si quelqu'un déclare être laid, il ne se réjouit pas de cela mais il se tourmente de son apparence extérieure ou des réactions des autres, car, en réalité, il s'aime lui-même. La personne qui déprime, se hait parce qu'elle gâche sa vie. Si elle se haïssait vraiment, elle se réjouirait d'avoir gâché sa vie ! Le criminel qui se déteste à cause de ses crimes devrait, s'il se détestait vraiment, se réjouir d'être puni et de souffrir en prison. Il espère pourtant échapper à son destin. Même le suicide peut être une échappatoire. Aide t'on à s'échapper celui que l'on hait ? C'est un acte ultime d'égoïsme de celui qui s'efforce d'échapper aux circonstances sans avoir égard à quiconque. Celui qui se méprise constamment ne se hait pas en réalité et n'a pas une mauvaise image de lui-même. Ses performances ne sont pas à la hauteur de ses objectifs. »

Nous devons à A.W.Tozer ce qui suit :

« L'abaissement de soi est mauvais pour la raison que le "soi" doit être présent pour s'abaisser. Le "soi", qu'il se pavane ou qu'il se traîne dans la boue, ne peut être rien d'autre que haïssable aux yeux de Dieu. Se vanter est la preuve que l'on est content de soi ; se diminuer, la preuve que l'on est déçu de soi. Dans les deux cas, nous révélons que nous avons une haute opinion de nous-mêmes. Le chrétien victorieux n'est pas celui qui se vante ou qui se méprise. Il ne s'intéresse plus à lui-même, mais à Christ. Il n'est plus préoccupé de ce qu'il est ou ce qu'il n'est pas. Il croit qu'il a été crucifié avec Christ, et il ne désire ni exalter ni déprécier l'homme qu'il est devenu. »

Est-ce que je fais de ma propre personne le centre de tout, ou est-ce qu'au contraire, je considère les autres comme ayant autant de valeur que moi ?

Il faut parfois prendre du temps jusqu'à ce que les patients s'ouvrent sur leurs vrais problèmes, une faute qui les tourmente (avortement, meurtre, adultère, occultisme, homosexualité, toxicomanie, alcoolisme...). Celui qui cache ses transgressions ne prospère pas. Celui qui les délaisse obtient miséricorde (Pv 28.13)

Es-tu d'accord avec le diagnostic de Dieu, concernant ton coeur (Mc 7.21-22) ?

Veux-tu être guéri (Jn 5.2-9) ? Veux-tu persévérer dans la foi, croire dans ton coeur (Mc 8.22-26) ? Veux-tu prendre la responsabilité de tes fautes, sans te justifier ? Veux-tu en sortir ? La repentance est un bouleversement de toute notre vie, de nos choix, c'est une volonté de changer de style de vie. Il ne s'agit pas d'un engagement sans lendemain, mais de vivre pratiquement et avec persévérance notre consécration et notre amour pour Dieu, Lui faire confiance, nous soumettre à Lui et à sa Parole, Le laisser nous purifier, nous remplir et nous utiliser.

Veux-tu persévérer dans la foi,
croire dans ton coeur ?

Dieu crée en séparant (Genèse 1) : la lumière et les ténèbres, les eaux d'en haut et d'en bas, la mer et la terre, le jour et la nuit. Notre recréation passe aussi par des séparations, des mises à part (sanctification). On ne peut croire à la vérité et au mensonge, dépendre de Dieu et du diable, de Christ et des idoles. La vraie foi est indissociable de la repentance. Quelles sont les idoles de ton coeur ? Nul ne peut servir deux maîtres (Mt 6.24, Lc 16.13) ; tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face (Ex 20.3, Dt 5.7). Le contraire de l'amour, c'est l'indifférence. Cette dernière, envers Dieu, prouve qu'il y a un autre maître dans ta vie devant qui tu te prosternes et que tu adores. Derrière les idoles, se cachent des démons qui séduisent notre coeur par des illusions et des mensonges.

Tu n'as pas besoin de souffrir des jours de remords et d'un sentiment de culpabilité pour mériter la grâce : c'est gratuit ! A la croix, tu recevras la vision d'un Dieu Sauveur. « Il sauvera son peuple de ses péchés » (Matthieu 1:21). A neuf reprises, Jésus dit : « Je suis » (le nom de Dieu) dans l'Evangile de Jean :

  • le pain de vie : la Bible, la Parole qui nourrit l'âme ;
  • la lumière du monde : l'amour ;
  • la porte, pour entrer dans le Royaume ;
  • le bon berger qui apporte le secours et exerce son autorité sécurisante ;
  • le Fils de Dieu, de la même nature que le Père : éternel, tout-puissant, créateur ;
  • la résurrection et la vie : Celui qui délivre de la crainte de la mort ;
  • le chemin, la vérité et la vie : une personne ;
  • le cep : image d'une communion constante, source de notre identité ;
  • le roi des Juifs : règne-t-il sur ta vie ?

2 - Croire à la grâce de Dieu, recevoir son pardon et son salut (l'inspiration est automatique si l'expiration a été profonde !)

C'est l'appropriation du pardon et de l'Esprit. La foi, c'est voir qui est Dieu et cela n'est possible qu'à travers Jésus-Christ qui nous a fait connaître le coeur et l'intention du Père. La foi vient de la vision d'un Père saint, juste, qui nous aime, qui répond à notre besoin de sécurité, qui nous porte un intérêt personnel, qui nous a créés d'une manière unique (tous différents avec des dons uniques). A la croix, Dieu a manifesté tout son amour. Nous pouvons ouvrir notre coeur à cet amour. En Jésus, il n'y a plus aucune condamnation (Rm 8.1). Il est le Sauveur, la vérité, la Parole qui affranchit (Jn 8.32). Le Saint-Esprit est notre Consolateur.

Les noms du Père dans l'Ancien Testament sont révélés en même temps que la croix : Yahvé Jiré (Gn 22), Yahvé Rapha (Ex 15), Yahvé Shalom (Jg 6).

La foi vient aussi de la Parole : Il envoya sa Parole et les guérit (Ps 107.20). La foi vient de ce qu'on entend de la Parole (Rm 10.17). Prenons « le risque » de croire davantage ce que dit Dieu plutôt que ce que nous dicte « notre propre fond ». Satan cherche à détruire notre foi en priorité : la foi en l'amour de Dieu qui est le coeur même de la révélation, le centre des attributs de Dieu et la réponse aux besoins fondamentaux de l'homme. Tous les autres attributs de Dieu sont des facettes de l'amour : fidélité, justice, vérité, pureté, jalousie, puissance, autorité, acceptation, sécurité, générosité, secours, attention.

En hébreu, il y a cinq mots pour la foi : rouler son fardeau, s'attendre à, attendre avec espérance, se réfugier, s'appuyer. Avons-nous une juste vision du Père dans notre coeur ? Pour les psychiatres, la voix du père est la première voix familière qui devrait empêcher la fusion mère-bébé, puis la dépendance et les troubles de la communication chez l'enfant.

Le mystère de l'Evangile, c'est que Christ vit en nous par son Esprit (Col 1.27). Paul écrit : Ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi (Ga 2.20). Dieu nous adopte et fait de nous une cellule de son corps : l'Eglise (ceux qui sont sauvés, qui sont passés par la repentance et la foi). Nous ne sommes plus seuls : Dieu et mes frères sont avec moi et ils m'aiment. J'ai été créé pour « fonctionner » avec Dieu et avec mes frères. Je reçois de Lui l'amour pour pouvoir le donner aux autres. Pour entrer dans cette communion avec Dieu, il faut devenir comme un petit enfant. Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et tu les as révélées aux enfants (Mt 11.25).

Dieu est notre Consolateur par le Saint-Esprit. Il fait mûrir en nous le fruit de l'Esprit (Ga 5.22). Il est un souffle : une parole, un don (Ep 5.18-21, Col 3.16-17). Il est tendre comme une mère (Es 66.12-13). Il est nommé aussi : Esprit de grâce (pardon, don gratuit et non mérite), Esprit de vérité (qui affranchit du mensonge), de force (et non d'apitoiement et de dévalorisation), de vie (de guérison, d'équilibre), de foi (foi en Jésus et non en moi-même), de justice et de sainteté (et non de propre justice).

Jésus désire nous remplir de son Esprit de compassion pour nous aider à voir, comme Lui, même les plus bas tombés, à considérer les malades (aliénés, excités, délirants, alcooliques, drogués... ) comme des personnes et non plus comme des cas ou des numéros de chambre, comme des êtres créés et « recréables » à l'image de Dieu. Enracinés dans l'amour... pour connaître (Ep 3.17-18). Le principal obstacle à cette puissance d'amour, c'est notre incrédulité.

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