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Dépendances relationnelles et troubles de la personnalité
7. Conclusion

Auteur :
Type : Dossier
Thème : Les dépendances
Source : Aimer & Servir
Réf./Date source : 103  
Publié sur Lueur le
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Sommaire du dossier :
  1. Dépendances relationnelles et troubles de la personnalité
  2. Dépendance, autonomie
  3. Les dépendances relationnelles excessives et aliénantes
  4. Concept de personnalité
  5. Pourquoi changer ?
  6. Conclusion

J'ai voulu, tout au long de ce parcours, vous convier à une exploration des dépendances relationnelles, en les dégageant dans un premier temps de la nébuleuse des addictions, devenue un symbole du mal-être contemporain. Perte d'autonomie, aliénation de soi et de l'autre stigmatisent ces formes de relation à autrui, dont le prix à payer, pour tenter de combler les failles narcissiques et les besoins affectifs, passe la plupart du temps par le passage obligé de la dépendance aliénante, dont le corollaire est une perte de liberté avec son lot de souffrance individuelle et collective.

Dans un second temps, nous avons vu le poids de la vulnérabilité psychique dans le développement et le maintien des dépendances relationnelles toxiques en lien direct avec des manières d'être, de penser, de ressentir et d'agir, paralysées dans une rigidité de fonctionnement, source de souffrance et de difficultés relationnelles. C'est là que nous avons découvert un éventail de personnalités appelées pathologiques ou difficiles répondant à ces traits rigides et inadaptés.

De nombreuses facettes caractérisant leur vulnérabilité aux relations dépendantes sont apparues, à la fois du côté des victimes de ces formes de dépendance aliénante, mais aussi du côté des prédateurs de relations addictogènes, véritable danger public, qui vampirisent l'autre dans une relation d'emprise pour assouvir leurs propres désirs et besoins.

Tout m'est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit
En troisième lieu, brisant la fatalité et la banalisation des relations addictives, nous avons examiné, sur l'horizon du changement, quelques pistes thérapeutiques encourageantes pour sortir de la spirale des liens toxiques, ouvrant ainsi des perspectives d'espérance et de libération pour les patients et leur entourage.

Enfin, ce débat sur la notion de dépendance relationnelle aliénante nous renvoie immanquablement à la question du manque et de la finitude inhérente à notre condition humaine. Elle interroge aussi sur la question de la liberté véritable et sur la position du sujet désirant dans la dialectique dépendance - autonomie, véritable socle du développement humain.

Ni tout-puissant, ni tout-suffisant, ni impuissant, mais manquant. Ce manque fondamental constitutif du sujet humain, que personne ne peut combler, creuse une soif souterraine, obligeant l'homme à se décentrer de lui-même, des autres et des mirages de la matérialité du monde pour se tourner dans une quête de sens vers une dimension transcendante qui le dépasse et l'entraîne, cependant, irrémédiablement vers la pleine réalisation de soi et de son autonomie.

Nous pourrions trouver un exemple majeur pouvant étayer notre propos, celui de Saint-Paul, grande figure du christianisme, symbole de l'homme libre et autonome, qui semble avoir découvert et expérimenté la vertu du dépassement des dépendances aliénantes, dans une dépendance volontaire, libératrice et vitalisante au CHRIST.

Il pourrait se lever dans ce débat sur les dépendances relationnelles et nous laisser ce message à la fois lointain et proche, comme une prescription, un mot d'ordre pour les candidats à la liberté, message plein d'actualité contenu dans une de ses célèbres épîtres où il affirme ceci : « Tout m'est permis, mais tout n'est pas utile, tout m'est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit » (1 Corinthiens 6/12).

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